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Australie-Égypte : le dernier souffle asiatique face au mystère Salah

À Arlington, l’Australie, unique rescapée du continent asiatique, affronte une Égypte invaincue mais suspendue à l’état de santé de sa star, pour une place en huitièmes de finale du Mondial 2026.

C’est un rendez-vous que ni l’Australie ni l’Égypte n’ont l’habitude d’honorer. Ce vendredi, au AT&T Stadium de Dallas, les Socceroos et les Pharaons se disputent un billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde, stade de la compétition qu’aucune des deux nations n’a jamais franchi. Pour l’Australie, dernier représentant de la Confédération asiatique après l’élimination du Japon, c’est l’occasion de briser une malédiction : en deux précédentes apparitions en phase à élimination directe, en 2006 contre l’Italie puis en 2022 face à l’Argentine, elle était tombée à chaque fois contre le futur champion. L’Égypte, elle, n’a plus goûté à un match couperet depuis 1934, et aborde ce seizième de finale avec la confiance d’une équipe invaincue dans le tournoi.

Le parcours australien dans le groupe D a confirmé l’identité forgée par le sélectionneur Tony Popovic : un bloc défensif parmi les plus hermétiques du tournoi – seuls les tirs subis par l’Espagne l’ont été avec une valeur de but attendu inférieure – et une efficacité clinique en transition. La victoire inaugurale contre la Turquie (2-0) a montré la vitesse de Nestory Irankunda, tandis que le nul arraché au Paraguay (0-0) a illustré la capacité à contrôler le tempo sans le ballon. La presse océanienne souligne que cette équipe, la plus jeune de la phase de groupes avec une moyenne d’âge de 24,6 ans, n’a encaissé que deux buts, dont un contre son camp, et qu’elle s’appuie sur la charnière Harry Souttar-Alessandro Circati pour museler les attaquants adverses.

En face, l’Égypte a écrit une page d’histoire en dominant la Nouvelle-Zélande (3-1) pour sa première victoire en phase finale depuis quatre-vingt-douze ans, avant de tenir tête à la Belgique et à l’Iran (1-1). Mais l’attention des médias arabes et africains se concentre sur un ischio-jambier gauche : celui de Mohamed Salah. Sorti à la 57e minute contre l’Iran, l’ancienne gloire de Liverpool s’est entraînée à l’écart, et son entraîneur Hossam Hassan a reconnu ne pas être « sûr à cent pour cent » de pouvoir l’aligner d’entrée. L’incertitude pèse sur un effectif qui, au-delà de sa star, peine à concrétiser : Omar Marmoush, l’attaquant de Manchester City, reste muet depuis six rencontres. La presse égyptienne rappelle que le sélectionneur a évoqué un « collectif » prêt à compenser, mais l’ombre de Salah plane sur la rencontre.

Le duel promet un choc de styles. L’Australie, qui n’a jamais possédé le ballon plus de 34 % en moyenne, misera sur les coups de pied arrêtés et la puissance de ses contres, tandis que l’Égypte cherchera à imposer sa technique dans les petits espaces. L’arbitre uruguayen Gustavo Tejera aura la charge de canaliser un match où chaque détail comptera, y compris une éventuelle séance de tirs au but – un exercice que l’Australie prépare avec l’adjoint Mile Jedinak, tireur infaillible dans sa carrière, et que l’Égypte aborde avec une série de quatre échecs consécutifs depuis la finale de la CAN 2021.

Le vainqueur retrouvera l’Argentine ou le Cap-Vert en huitièmes de finale, le 7 juillet à Atlanta. Pour l’Australie, il s’agirait d’égaler sa meilleure performance mondiale ; pour l’Égypte, de prolonger un rêve africain et arabe qui, pour l’heure, ne tient qu’à un fil musculaire.

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jeudi 2 juillet 2026

Australie-Égypte : le dernier souffle asiatique face au mystère Salah

À Arlington, l’Australie, unique rescapée du continent asiatique, affronte une Égypte invaincue mais suspendue à l’état de santé de sa star, pour une place en huitièmes de finale du Mondial 2026.

C’est un rendez-vous que ni l’Australie ni l’Égypte n’ont l’habitude d’honorer. Ce vendredi, au AT&T Stadium de Dallas, les Socceroos et les Pharaons se disputent un billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde, stade de la compétition qu’aucune des deux nations n’a jamais franchi. Pour l’Australie, dernier représentant de la Confédération asiatique après l’élimination du Japon, c’est l’occasion de briser une malédiction : en deux précédentes apparitions en phase à élimination directe, en 2006 contre l’Italie puis en 2022 face à l’Argentine, elle était tombée à chaque fois contre le futur champion. L’Égypte, elle, n’a plus goûté à un match couperet depuis 1934, et aborde ce seizième de finale avec la confiance d’une équipe invaincue dans le tournoi.

Le parcours australien dans le groupe D a confirmé l’identité forgée par le sélectionneur Tony Popovic : un bloc défensif parmi les plus hermétiques du tournoi – seuls les tirs subis par l’Espagne l’ont été avec une valeur de but attendu inférieure – et une efficacité clinique en transition. La victoire inaugurale contre la Turquie (2-0) a montré la vitesse de Nestory Irankunda, tandis que le nul arraché au Paraguay (0-0) a illustré la capacité à contrôler le tempo sans le ballon. La presse océanienne souligne que cette équipe, la plus jeune de la phase de groupes avec une moyenne d’âge de 24,6 ans, n’a encaissé que deux buts, dont un contre son camp, et qu’elle s’appuie sur la charnière Harry Souttar-Alessandro Circati pour museler les attaquants adverses.

En face, l’Égypte a écrit une page d’histoire en dominant la Nouvelle-Zélande (3-1) pour sa première victoire en phase finale depuis quatre-vingt-douze ans, avant de tenir tête à la Belgique et à l’Iran (1-1). Mais l’attention des médias arabes et africains se concentre sur un ischio-jambier gauche : celui de Mohamed Salah. Sorti à la 57e minute contre l’Iran, l’ancienne gloire de Liverpool s’est entraînée à l’écart, et son entraîneur Hossam Hassan a reconnu ne pas être « sûr à cent pour cent » de pouvoir l’aligner d’entrée. L’incertitude pèse sur un effectif qui, au-delà de sa star, peine à concrétiser : Omar Marmoush, l’attaquant de Manchester City, reste muet depuis six rencontres. La presse égyptienne rappelle que le sélectionneur a évoqué un « collectif » prêt à compenser, mais l’ombre de Salah plane sur la rencontre.

Le duel promet un choc de styles. L’Australie, qui n’a jamais possédé le ballon plus de 34 % en moyenne, misera sur les coups de pied arrêtés et la puissance de ses contres, tandis que l’Égypte cherchera à imposer sa technique dans les petits espaces. L’arbitre uruguayen Gustavo Tejera aura la charge de canaliser un match où chaque détail comptera, y compris une éventuelle séance de tirs au but – un exercice que l’Australie prépare avec l’adjoint Mile Jedinak, tireur infaillible dans sa carrière, et que l’Égypte aborde avec une série de quatre échecs consécutifs depuis la finale de la CAN 2021.

Le vainqueur retrouvera l’Argentine ou le Cap-Vert en huitièmes de finale, le 7 juillet à Atlanta. Pour l’Australie, il s’agirait d’égaler sa meilleure performance mondiale ; pour l’Égypte, de prolonger un rêve africain et arabe qui, pour l’heure, ne tient qu’à un fil musculaire.

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