
Frappe américaine près de la centrale de Bouchehr : Téhéran dénonce une rupture du cessez-le-feu
Un projectile américain a touché le périmètre de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, selon les autorités locales, ravivant les craintes d’une escalade incontrôlée dans le Golfe.
Un projectile tiré par les forces américaines a atteint, ce jeudi 9 juillet, la zone périphérique de la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud-ouest de l’Iran, a affirmé le vice-gouverneur de la province, Ehsan Jahanian, cité par l’agence de presse officielle IRNA. Selon la même source, une base militaire à Choghadak et un quai de pêche dans le comté d’Asaluyeh ont également été visés, sans faire de victimes ni endommager l’installation atomique. Les forces armées américaines n’ont pas communiqué sur ces frappes diurnes, après avoir annoncé une série de bombardements nocturnes contre 90 cibles militaires iraniennes.
La reprise des hostilités fait suite à la décision du président Donald Trump, annoncée la veille, de mettre fin au mémorandum d’entente conclu en juin entre Washington et Téhéran. L’exécutif américain justifie cette rupture par des attaques imputées à l’Iran contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, et affirme vouloir « imposer des coûts significatifs » pour garantir la liberté de navigation. Les autorités iraniennes, de leur côté, accusent les États-Unis d’avoir violé les termes de l’accord de cessez-le-feu et qualifient les frappes de « crime de guerre flagrant ». Le ministère iranien de la Santé fait état de 14 morts et 78 blessés en deux jours de bombardements américains.
Cette escalade ravive les inquiétudes régionales et internationales. La Russie, dont l’agence atomique Rosatom participe à la gestion de la centrale de Bouchehr, avait déjà mis en garde, par la voix de son directeur Alexeï Likhatchev, contre une « catastrophe comparable à celle de Tchernobyl » en cas de frappe sur le site. Sur les marchés, le baril de Brent a bondi de plus de 7 %, dépassant les 79 dollars, tandis que les places boursières européennes et asiatiques accusaient le coup. Plusieurs États du Golfe, dont le Koweït, Bahreïn et la Jordanie, ont intercepté des missiles et drones tirés par l’Iran en représailles contre des bases américaines situées sur leur sol, poussant le Conseil de coopération du Golfe à appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter une « position ferme ».
Le conflit, déclenché le 28 février 2026 par une opération militaire américaine visant, selon Washington, à détruire la flotte et l’industrie balistique iraniennes, s’inscrit dans l’impasse des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran. D’après des sources proches des pourparlers menés sous médiation omanaise et qatarie, les États-Unis exigent l’arrêt complet de l’enrichissement d’uranium, tandis que l’Iran conditionne tout accord à la levée du blocus naval, à l’arrêt des frappes israéliennes et au versement de réparations. Aucune des parties n’a officiellement annoncé la suspension des discussions, mais le président Trump a qualifié la poursuite des négociations de « perte de temps », laissant présager une phase d’affrontements prolongés.
| Presse latino-américaine | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
L'Amérique latine dénonce l'attaque américaine comme une violation du cessez-le-feu et une menace pour la sécurité nucléaire.
L'Amérique latine utilise exclusivement des sources officielles iraniennes et met l'accent sur la proximité du réacteur pour construire un récit d'agression injustifiée.
L'Amérique latine omet la présence de travailleurs russes dans l'usine, un détail qui pourrait relativiser la gravité de l'attaque.
La Russie dénonce l'attaque conjointe américano-israélienne comme une violation du cessez-le-feu et une menace pour la sécurité nucléaire, soulignant la présence de personnel russe.
La Russie utilise des sources iraniennes et met l'accent sur la présence de personnel russe pour internationaliser le conflit et présenter l'attaque comme une menace directe à ses intérêts.
La Russie omet que les États-Unis n'ont pas confirmé l'attaque, ce qui affaiblit l'accusation directe.
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