
Après la rupture de la trêve, Washington et Téhéran multiplient les frappes au Moyen-Orient
Les États-Unis ont mené une nouvelle série de frappes contre l’Iran, qui a riposté en ciblant des bases américaines dans le Golfe, faisant craindre une escalade régionale.
Les forces américaines ont mené, dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 juillet, une nouvelle vague de frappes aériennes contre l’Iran, touchant selon le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) environ 90 objectifs militaires, dont des infrastructures aéroportuaires et des lanceurs de missiles. En riposte, les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des tirs de missiles et de drones visant des bases américaines au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie et au Qatar. Les autorités sanitaires iraniennes font état de 14 morts et 78 blessés en deux jours de bombardements, tandis qu’au Koweït, un civil a été blessé par des débris lors de l’interception de trois missiles balistiques, d’un missile de croisière et de dix drones.
Selon Washington, cette offensive vise à « dégrader davantage » la capacité de Téhéran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel commercialisés dans le monde. La Maison-Blanche accuse l’Iran d’avoir attaqué des navires marchands, ce que Téhéran dément, dénonçant au contraire une violation par les États-Unis du mémorandum d’entente signé en juin, qui prévoyait un cessez-le-feu provisoire et l’ouverture de négociations. Le président Donald Trump a déclaré ce texte « caduc », tout en laissant entendre que des discussions pourraient se poursuivre. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a condamné « dans les termes les plus énergiques » des « actes d’agression répétés », tandis que le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que toute nouvelle frappe américaine entraînerait une riposte.
Les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Oman, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis et Qatar) ont appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter une position « ferme » face aux attaques iraniennes et à garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Bahreïn, qui abrite le quartier général de la Ve Flotte américaine, a confirmé avoir intercepté des projectiles, de même que la Jordanie, qui a abattu huit missiles sans faire de victimes. Le Qatar a brièvement déclenché une alerte de sécurité maximale. Ces développements surviennent alors que des centaines de milliers d’Iraniens assistaient aux funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué lors de la première phase du conflit en février, et que les échanges de menaces ravivent le spectre d’une guerre régionale.
Sur le plan diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu avec ses homologues saoudien, turc et omanais, ainsi qu’avec le chef de l’armée pakistanaise, signe que des canaux de discussion restent ouverts malgré l’escalade militaire. Toutefois, la perspective d’une reprise rapide des pourparlers de paix s’éloigne, alors que le président Trump a menacé de frapper des infrastructures civiles iraniennes et de s’emparer de l’île de Kharg, principal terminal d’exportation de brut du pays. Le dossier demeure dans l’impasse, et la communauté internationale redoute un embrasement qui pourrait perturber durablement les approvisionnements énergétiques mondiaux.
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
L'Amérique latine dénonce l'escalade et exige la cessation des hostilités, en mettant l'accent sur les victimes civiles.
En mettant l'accent sur le nombre de victimes et les condamnations iraniennes, une urgence morale est créée qui fait pression sur la communauté internationale.
L'Europe observe avec détachement, se contentant d'enregistrer l'escalade sans prendre parti.
En réduisant le conflit à un simple fait divers, on évite tout jugement moral ou politique.
Omet les victimes et les réactions iraniennes, qui rendraient le conflit plus humain et polarisé.
L'Asie du Sud-Est met en garde contre la fragilité de la trêve et la crise imminente, sans prendre ouvertement parti.
En mettant l'accent sur l'effondrement de la trêve et l'aggravation de la crise, un sentiment d'urgence est créé qui justifie l'attention internationale.
Omet les chiffres détaillés des victimes et les déclarations officielles iraniennes, qui donneraient plus de poids à la partie iranienne.
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