
Argentine-Angleterre : Messi, héritier de Maradona, renverse le cours du match et envoie l’Albiceleste en finale
Menée 1-0 à la 85e minute, l’Argentine a renversé l’Angleterre grâce à deux passes décisives de Lionel Messi, ravivant le souvenir de Diego Maradona et les accusations de favoritisme.
Le scénario semblait écrit pour une nouvelle désillusion anglaise, mais c’est bien l’Argentine qui a arraché sa place en finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’un renversement aussi tardif que symbolique. Menée 1-0 après un but d’Anthony Gordon à la 55e minute, l’Albiceleste a trouvé les ressources pour égaliser par Enzo Fernández à la 85e, puis s’imposer dans le temps additionnel grâce à une tête de Lautaro Martínez, les deux buts étant servis par un Lionel Messi une nouvelle fois décisif. Ce succès 2-1, acquis dans un stade d’Atlanta acquis à sa cause, propulse l’Argentine vers une troisième finale en quatre éditions, face à l’Espagne.
La presse européenne, notamment britannique et française, a souligné l’effondrement tactique des Three Lions après l’ouverture du score. L’entraîneur Thomas Tuchel a procédé à des changements défensifs dès la 72e minute, faisant reculer son bloc dans une formation en 5-4-1 qui a abandonné la possession à l’Argentine – seulement 12 % entre le but anglais et le coup de sifflet final. Ce repli a libéré Messi, déplacé sur l’aile droite, où il a réussi neuf dribbles et adressé neuf centres, devenant le premier joueur depuis 1966 à cumuler autant de dribbles et de passes décisives dans un match à élimination directe. Les médias argentins ont, eux, célébré la « mystique » d’une équipe qui a désormais inscrit onze buts après la 75e minute dans ce tournoi, après avoir déjà renversé l’Égypte en huitièmes de finale.
La portée historique de cette demi-finale ne se limite pas aux statistiques. Quarante ans après la « Main de Dieu » et le « But du siècle » de Diego Maradona face au même adversaire en quart de finale du Mondial 1986, Messi a dédié la victoire à son illustre prédécesseur, recevant une réplique du maillot de 1986 et déclarant : « Là-haut, il doit être très heureux. » Ce geste a trouvé un écho particulier dans un contexte de rivalité ravivée par le contentieux des îles Malouines, que la presse anglophone a rappelé avec retenue, tandis que les supporters argentins entonnaient des chants mêlant fierté nationale et hommage à Maradona. Parallèlement, Messi a répondu aux accusations récurrentes de favoritisme de la FIFA en affirmant que « personne ne nous a rien donné » et que l’Argentine était « la meilleure équipe des quatre dernières années, que cela plaise ou non ».
Cette finale contre l’Espagne, programmée dimanche au MetLife Stadium de New York, revêt une dimension personnelle pour Messi, qui a passé l’essentiel de sa carrière au FC Barcelone et possède un passeport espagnol. L’entraîneur argentin Lionel Scaloni, lui-même installé à Majorque, a reconnu avoir déjà analysé le jeu de la Roja, qu’il juge « méritante » après sa victoire 2-0 sur la France. L’Argentine, championne en titre, tentera de devenir la première sélection à conserver le trophée depuis le Brésil en 1962, tandis que Messi visera une troisième finale mondiale, égalant le record de Cafu. L’Angleterre, de son côté, disputera la petite finale face aux Bleus, laissant une nouvelle fois échapper l’espoir d’un premier sacre depuis 1966.
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| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.70 | aligned |
Messi dédie la victoire à Maradona et déclare que l'Angleterre ne voulait plus jouer après l'égalisation.
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