
Annonce américaine d’un retrait israélien au Liban, immédiatement démentie par Tel-Aviv et Beyrouth
Un responsable du département d’État a évoqué un geste de bonne volonté israélien dans le sud du Liban, contredit par les deux capitales et par la réalité du terrain.
Un haut responsable du département d’État américain a affirmé, jeudi 25 juin, qu’Israël avait retiré une partie de ses troupes de la « zone tampon » établie au Sud-Liban, qualifiant ce mouvement de « démonstration significative de bonne foi » envers le gouvernement libanais. Quelques heures plus tard, un responsable militaire israélien de premier plan démentait tout retrait, déclarant à Reuters que « la politique d’Israël est claire, l’armée ne se retirera pas ». Côté libanais, un haut gradé a indiqué que « les développements sur le terrain ces derniers jours montrent le contraire d’un retrait », précisant que les forces israéliennes interdisent l’accès à cette zone, y compris aux troupes de l’armée libanaise.
Selon Washington, ce retrait partiel s’inscrit dans le cadre d’une « zone pilote » négociée entre Israël et le Liban sous médiation américaine. L’objectif affiché est de permettre à l’armée libanaise de se déployer dans les secteurs évacués, d’y détruire de manière vérifiable les armes et infrastructures du Hezbollah, et de démanteler les groupes armés non étatiques. Ce modèle, a précisé le responsable américain, serait ensuite reproduit sur l’ensemble du Sud-Liban afin de garantir le retour des populations déplacées, la reconstruction et la restauration de la souveraineté libanaise. Aucune précision n’a toutefois été fournie sur l’étendue ou la localisation exacte du secteur concerné.
Les démentis israéliens et libanais convergent avec les informations recueillies sur place. Un responsable sécuritaire libanais a indiqué à la chaîne Al-Arabi qu’un retrait israélien des localités de Wazzani et Aïn Arab avait été programmé ces dernières semaines, mais que l’armée israélienne était revenue sur cette décision. La radio-télévision publique israélienne a confirmé qu’aucun ordre de repli n’avait été donné et que les troupes restaient déployées dans l’ensemble des positions occupées. À Beyrouth, on souligne que l’armée libanaise n’a enregistré aucun changement sur le terrain, et que les forces israéliennes continuent d’imposer un cordon de sécurité hermétique.
Ces déclarations contradictoires interviennent alors que les discussions israélo-libanaises se poursuivent à Washington, mais dans un contexte régional mouvant. Téhéran, selon des sources proches des négociations, cherche activement à lier le dossier libanais à ses propres pourparlers avec les États-Unis, ce qui, d’après des analystes, pourrait ralentir la dynamique bilatérale. Le modèle de la zone pilote reste pour l’heure à l’état de proposition, sans calendrier de mise en œuvre, tandis que les forces israéliennes maintiennent leur présence sur l’ensemble des territoires occupés au Sud-Liban.
| Presse israélienne | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.40 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Israel firmly rejects the American account: no withdrawal has occurred, forces remain on the ground and operate with full autonomy.
The story is framed as a false rumor, attributing the denial to official Israeli and Lebanese sources, creating a united front against the US claim.
The context of ongoing talks in Washington and the possibility that the US statement was a goodwill gesture are not mentioned.
Lebanon and its leadership denounce Israeli intransigence: there is no withdrawal, but rather new threats and violations.
Netanyahu's statements and field actions (leaflets) are juxtaposed with American claims, highlighting a discrepancy between US words and facts.
No mention is made that Israeli sources also denied the withdrawal, which could weaken the narrative of a unilateral confrontation.
The United States seeks to keep the diplomatic channel open, sending the CENTCOM commander to revive talks despite the denials.
The story is placed in the context of ongoing negotiations, shifting focus from the withdrawal dispute to the need for mediation.
The joint Israeli-Lebanese denial is not reported, which would have cast doubt on the usefulness of the CENTCOM mission.
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