
Paraguay élimine l’Allemagne aux tirs au but et signe la première secousse du Mondial 2026
Au terme d’un match étouffant conclu par une séance de penalties irrespirable, le Paraguay a renvoyé la Mannschaft à ses démons et s’est hissé en huitièmes de finale.
Le Gillette Stadium de Boston a été le théâtre d’un séisme footballistique, lundi 29 juin. Le Paraguay, modeste 37e au classement FIFA et repêché parmi les meilleurs troisièmes de groupe, a éliminé l’Allemagne, quadruple championne du monde, au terme de la première séance de tirs au but du tournoi (4-3). Après un match nul 1-1 à l’issue des prolongations, le gardien paraguayen Orlando Gill a repoussé les tentatives de Kai Havertz et Nick Woltemade, avant que José Canale ne transforme le penalty décisif, déclenchant des scènes de liesse dans les rues d’Asunción, où le président Santiago Peña a immédiatement décrété un jour férié national.
La rencontre a épousé un scénario que les observateurs sud-américains ont décrit comme un modèle de résilience défensive. L’Allemagne a monopolisé le ballon (75 % de possession, 753 passes réussies) mais s’est heurtée à un bloc compact, incarné par les 28 dégagements du duo Gustavo Gómez-José Canale. Julio Enciso, d’une tête piquée sur un centre de Matías Galarza, a concrétisé l’une des rares incursions paraguayennes juste avant la pause (42e). La réaction allemande est venue d’un coup de casque de Havertz sur un service de Florian Wirtz (54e). En prolongation, une tête de Jonathan Tah a été annulée après intervention de la VAR pour une obstruction de Waldemar Anton sur Gill – une décision que la presse d’outre-Rhin a unanimement jugée « très contestable », tandis que les commentateurs sud-américains y ont vu la juste sanction d’une faute tactique.
Ce revers prolonge la traversée du désert de la Nationalmannschaft, qui n’a plus remporté le moindre match à élimination directe en Coupe du monde depuis la finale de 2014. Les médias allemands, de Bild à Der Spiegel, évoquent une « crise structurelle » pour une sélection éliminée dès les poules en 2018 et 2022, et désormais incapable de franchir le cap des seizièmes de finale. Pour le Paraguay, qui n’avait plus atteint les huitièmes depuis 2010, cette victoire est perçue comme l’aboutissement du projet de l’entraîneur argentin Gustavo Alfaro, qui a su forger une identité de « guerriers » – selon ses propres mots – à partir d’un groupe que beaucoup disaient en perdition après une déroute inaugurale face aux États-Unis (4-1).
Au-delà du symbole, l’élimination allemande a une conséquence historique : le Brésil, vainqueur du Japon un peu plus tôt dans la journée, reste l’unique quintuple champion du monde, l’Allemagne ne pouvant plus le rejoindre. Côté paraguayen, l’exploit porte la signature d’Orlando Gill, gardien de San Lorenzo en Argentine, dont l’épouse a révélé après la rencontre qu’il avait dû vendre ses maillots de jeune joueur pour payer les soins de son fils malade. Le Paraguay affrontera le vainqueur de France-Suède en huitièmes de finale, le 4 juillet à Philadelphie, avec la perspective d’égaler son meilleur parcours historique.
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Le Paraguay cherche à prendre sa revanche sur l'Allemagne, 24 ans après son élimination de la Coupe du monde 2002. La presse sud-américaine présente ce match comme une occasion historique de créer la surprise, tout en reconnaissant le statut de favori des Allemands. La couverture médiatique mêle fierté continentale et informations pratiques pour suivre la rencontre.
L'Allemagne se présente comme le grand favori face au Paraguay en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. La presse d'Asie du Sud-Est analyse le match sur un ton posé, en se concentrant sur les statistiques, les compositions et les pronostics. Aucune mention de rivalité historique, le duel étant traité comme un simple match à élimination directe.
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