
Wimbledon 2026 : à 44 ans, Serena Williams décroche le dernier sésame pour le simple
L’Américaine, septuple lauréate du tournoi, renoue avec le simple quatre ans plus tard, tandis que d’autres figures du tennis préparent le Grand Chelem londonien entre doutes et ambitions.
Le All England Club a tranché : la dernière invitation pour le tableau féminin de Wimbledon est revenue à Serena Williams. L’annonce, diffusée dimanche 21 juin sur les réseaux sociaux du tournoi, confirme ce que les semaines de préparation sur gazon laissaient présager. À 44 ans, l’Américaine, absente du simple depuis l’US Open 2022, renouera avec la compétition individuelle dès le 29 juin. Déjà engagée en double aux côtés de sa sœur Venus, elle jouera donc sur deux tableaux dans le temple londonien qui l’a vue triompher sept fois.
Le retour s’est esquissé par la petite porte du double. Au Queen’s, associée à la jeune Canadienne Victoria Mboko, Williams avait signé une victoire probante avant le forfait de sa partenaire, blessée au genou. À Berlin, avec la Tchèque Karolina Muchova, le duo avait chuté d’entrée. Ces deux sorties, sans être flamboyantes, ont dissipé les doutes sur l’état de forme d’une athlète restée évasive sur ses intentions. « Je crois que je dois m’entraîner encore », glissait-elle il y a quelques jours, sans fermer la porte. Les médias anglo-saxons et la presse européenne s’accordent à lire dans cette wild card le désir de l’ex-numéro un mondiale d’offrir à ses deux filles le spectacle d’une mère encore compétitrice, à défaut de viser un 24e titre du Grand Chelem.
Pendant que Williams polarise l’attention, d’autres trajectoires se jouent en coulisses. Le Britannique Jack Draper, ancien quatrième mondial tombé au 113e rang, tente de reconstruire un corps miné par des blessures chroniques au bras et au genou. Épaulé par un entraîneur de prestige, Andy Murray, il disputera son premier match en deux mois lundi à Eastbourne. Sa confession, livrée à la presse britannique, résonne comme celle d’un joueur qui a dû « regarder son propre déclin » sans pouvoir se faire remplacer, à la différence d’un sport collectif. À 24 ans, Draper refuse pourtant l’étiquette d’athlète blessé et se dit « en très bonne place » pour rebâtir.
Sur le circuit, les certitudes vacillent aussi. La Biélorusse Aryna Sabalenka, numéro un mondiale, s’est inclinée en finale du tournoi de Berlin face à l’Américaine Jessica Pegula, non sans avoir concédé un troisième set cinglant (6-0). Un scénario qui rappelle sa déroute en quarts de finale à Roland-Garros et qui interroge sur sa capacité à tenir la distance sur gazon. Comme le note la presse d’Europe continentale, Sabalenka n’a battu qu’une seule joueuse du top 10 sur cette surface en cinq tentatives. Autre absence remarquée, le Danois Holger Rune, quart de finaliste en 2023, a déclaré forfait, miné par une surcharge de compétitions l’an passé.
Le tirage au sort des tableaux, prévu vendredi, fixera les premiers obstacles de ces retours contrastés. Pour Serena Williams, sans classement, le risque d’un choc immédiat face à une Iga Swiatek ou une Aryna Sabalenka est réel. Mais l’essentiel est peut-être ailleurs : la reine du gazon, qui n’a plus gagné un match en simple à Wimbledon depuis 2019, s’offre une dernière danse dans son jardin, sous les yeux d’un public qui n’a jamais cessé de croire à sa magie.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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The Atlantic press celebrates Serena Williams' stunning return to Wimbledon singles, framing it as a fairy-tale comeback for the 44-year-old legend. Simultaneously, they detail Jack Draper's painful decline and his partnership with Andy Murray as a rebuilding effort, and highlight Oliver Tarvet's tough qualifying route and the irony of his previous prize money forfeiture. The overall narrative mixes triumph with human struggle, emphasizing perseverance.
The Israeli press focuses solely on Serena Williams' return, portraying it as a historic comeback of a living legend who never officially retired. The tone is reverential, highlighting her seven Wimbledon titles and the legacy she built, with an emphasis on her dignified return to the stage that defined her career. There is no mention of Draper or Tarvet, keeping the narrative tightly focused on Williams' greatness.
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