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Géopolitique et Politiquevendredi 26 juin 2026

Téhéran rejette la déclaration américano-golfe et rappelle sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz

La République islamique qualifie le communiqué conjoint de Washington et du Golfe d’« interventionniste et provocateur », tout en insistant sur le contrôle partagé du détroit stratégique avec Oman.

Le 26 juin 2026, Téhéran a vivement rejeté la déclaration commune adoptée à Manama la veille par le secrétaire d’État américain Marco Rubio et les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Dans un communiqué officiel, le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié ce texte d’« interventionniste, irresponsable et provocateur », mettant en garde contre la poursuite de « politiques hostiles » dans la région. Le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, a renchéri sur les réseaux sociaux en estimant que l’Iran, « plus que toute autre partie », est préoccupé par la sécurité collective, et en qualifiant le recours au « plus grand violateur de la sécurité » de « paradoxe amer ».

Selon la position officielle iranienne, rapportée par l’agence Mehr et les médias arabophones, la présence militaire américaine constitue « un fardeau pour les peuples de la région et une source d’insécurité et de division ». Téhéran rappelle que des bases et installations situées dans les pays du Golfe ont été utilisées pour lancer des attaques contre son territoire entre le 28 février et le 8 avril 2026, durant ce qu’elle décrit comme une « guerre imposée par les agresseurs américano-sionistes ». Les autorités iraniennes réitèrent en conséquence l’obligation des États membres du CCG, en vertu du droit international et du principe de bon voisinage, d’interdire l’usage de leurs territoires par des tiers pour des actes illégaux, y compris une agression militaire contre la République islamique. Elles dénoncent aussi la « répétition du grand mensonge » forgé par le « régime sioniste génocidaire » au sujet du programme nucléaire pacifique iranien, et invitent les capitales du Golfe à se joindre à l’initiative pour un Moyen-Orient exempt d’armes nucléaires plutôt qu’à reprendre les « narratifs de menace » américains.

La déclaration du Golfe, telle que diffusée par les agences internationales, réaffirme l’engagement américain envers la sécurité des États membres, qualifie les capacités balistiques et de drones iraniennes ainsi que le soutien aux « forces mandataires » de menaces à contrer, et insiste sur la liberté de navigation sans entraves dans le détroit d’Ormuz. Elle salue le mémorandum de cessation des hostilités signé entre Washington et Téhéran et conditionne toute coopération économique future avec l’Iran à son respect intégral. Selon des sources occidentales et régionales, cette position commune vise à maintenir un front diplomatique face à Téhéran tout en sécurisant les voies maritimes vitales pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Dans ce contexte, la question du détroit d’Ormuz, par où transite une part significative du trafic pétrolier, cristallise les tensions. L’Iran, qui partage la souveraineté sur ce passage avec Oman, insiste sur le fait que les arrangements de navigation doivent être fondés sur le paragraphe 5 du mémorandum mettant fin à la guerre imposée et sur une coordination avec les deux États côtiers. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti que tout cadre ne reposant pas sur ces prérequis entraînerait la « suspension de l’itinéraire parallèle désigné ». Selon des comptes rendus de Téhéran, un contact direct a été établi avec les États-Unis dans le détroit pour éviter les escalades, conformément à la déclaration finale des négociations en Suisse. Alors que le régime de transit mis en place à titre temporaire pour soixante jours arrive à échéance, les capitales du Golfe et les chancelleries occidentales observent avec attention la mise en œuvre des clauses de l’accord, dont la durabilité pourrait redéfinir l’architecture de sécurité régionale, pour l’heure fragmentée entre alliances extérieures et aspirations à une coopération affranchie des puissances extérieures.

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Presse du Golfe arabe
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Les États du Golfe et les États-Unis ont réaffirmé leur alliance stratégique, saluant le mémorandum américano-iranien mais conditionnant tout commerce avec l'Iran à des garanties de sécurité globales. La liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz et l'empêchement d'un Iran doté de l'arme nucléaire restent des conditions non négociables. La réunion de Manama a souligné le rôle de médiation du Qatar et du Pakistan et la nécessité de poursuivre les négociations pour une fin durable des hostilités.

Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
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Les États-Unis et le Conseil de coopération du Golfe ont déclaré qu'une paix durable au Moyen-Orient exige de faire face à toutes les menaces du régime iranien, y compris les missiles balistiques, les drones et le soutien aux proxys. La déclaration de Manama conditionne tout accord avec Téhéran à la cessation des activités hostiles et insiste sur la réouverture du détroit d'Ormuz et la liberté de navigation.

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vendredi 26 juin 2026

Téhéran rejette la déclaration américano-golfe et rappelle sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz

La République islamique qualifie le communiqué conjoint de Washington et du Golfe d’« interventionniste et provocateur », tout en insistant sur le contrôle partagé du détroit stratégique avec Oman.

Le 26 juin 2026, Téhéran a vivement rejeté la déclaration commune adoptée à Manama la veille par le secrétaire d’État américain Marco Rubio et les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Dans un communiqué officiel, le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié ce texte d’« interventionniste, irresponsable et provocateur », mettant en garde contre la poursuite de « politiques hostiles » dans la région. Le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, a renchéri sur les réseaux sociaux en estimant que l’Iran, « plus que toute autre partie », est préoccupé par la sécurité collective, et en qualifiant le recours au « plus grand violateur de la sécurité » de « paradoxe amer ».

Selon la position officielle iranienne, rapportée par l’agence Mehr et les médias arabophones, la présence militaire américaine constitue « un fardeau pour les peuples de la région et une source d’insécurité et de division ». Téhéran rappelle que des bases et installations situées dans les pays du Golfe ont été utilisées pour lancer des attaques contre son territoire entre le 28 février et le 8 avril 2026, durant ce qu’elle décrit comme une « guerre imposée par les agresseurs américano-sionistes ». Les autorités iraniennes réitèrent en conséquence l’obligation des États membres du CCG, en vertu du droit international et du principe de bon voisinage, d’interdire l’usage de leurs territoires par des tiers pour des actes illégaux, y compris une agression militaire contre la République islamique. Elles dénoncent aussi la « répétition du grand mensonge » forgé par le « régime sioniste génocidaire » au sujet du programme nucléaire pacifique iranien, et invitent les capitales du Golfe à se joindre à l’initiative pour un Moyen-Orient exempt d’armes nucléaires plutôt qu’à reprendre les « narratifs de menace » américains.

La déclaration du Golfe, telle que diffusée par les agences internationales, réaffirme l’engagement américain envers la sécurité des États membres, qualifie les capacités balistiques et de drones iraniennes ainsi que le soutien aux « forces mandataires » de menaces à contrer, et insiste sur la liberté de navigation sans entraves dans le détroit d’Ormuz. Elle salue le mémorandum de cessation des hostilités signé entre Washington et Téhéran et conditionne toute coopération économique future avec l’Iran à son respect intégral. Selon des sources occidentales et régionales, cette position commune vise à maintenir un front diplomatique face à Téhéran tout en sécurisant les voies maritimes vitales pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Dans ce contexte, la question du détroit d’Ormuz, par où transite une part significative du trafic pétrolier, cristallise les tensions. L’Iran, qui partage la souveraineté sur ce passage avec Oman, insiste sur le fait que les arrangements de navigation doivent être fondés sur le paragraphe 5 du mémorandum mettant fin à la guerre imposée et sur une coordination avec les deux États côtiers. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti que tout cadre ne reposant pas sur ces prérequis entraînerait la « suspension de l’itinéraire parallèle désigné ». Selon des comptes rendus de Téhéran, un contact direct a été établi avec les États-Unis dans le détroit pour éviter les escalades, conformément à la déclaration finale des négociations en Suisse. Alors que le régime de transit mis en place à titre temporaire pour soixante jours arrive à échéance, les capitales du Golfe et les chancelleries occidentales observent avec attention la mise en œuvre des clauses de l’accord, dont la durabilité pourrait redéfinir l’architecture de sécurité régionale, pour l’heure fragmentée entre alliances extérieures et aspirations à une coopération affranchie des puissances extérieures.

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