
Washington étend ses sanctions au réseau pétrolier iranien et gèle 130 millions de dollars en cryptomonnaies
Les États-Unis ont visé plus de cinquante entités liées au magnat du transport maritime Mohammad Hossein Shamkhani et bloqué des portefeuilles numériques de la banque centrale iranienne, au lendemain de la reprise du blocus naval.
Le département du Trésor américain a annoncé mardi 14 juillet une nouvelle salve de sanctions contre le secteur pétrolier iranien, ciblant le réseau de Mohammad Hossein Shamkhani, présenté par Washington comme un pilier des exportations de brut de Téhéran. Plus de cinquante individus, sociétés et navires – principalement basés aux Émirats arabes unis, à Singapour, à Hong Kong et en Inde – ont été inscrits sur la liste noire, tandis que 130 millions de dollars détenus dans des portefeuilles numériques liés à la Banque centrale d’Iran ont été gelés. Cette décision intervient alors que le Commandement central américain a rétabli, le même jour, un blocus naval des ports iraniens, suspendu depuis la signature d’un mémorandum d’entente de cessez-le-feu le 17 juin.
Selon le Trésor américain, ces mesures visent à « intensifier la pression économique sur le régime iranien » après ce que Washington qualifie de « reprise d’attaques déstabilisatrices dans le détroit d’Ormuz ». Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que son administration « démantèle l’infrastructure financière qui permet au régime de continuer à menacer la sécurité nationale des États-Unis et le transport maritime mondial ». D’après les analystes maritimes cités par la presse américaine et émiratie, l’Iran a réactivé sa « flotte fantôme » de pétroliers, dont plusieurs ont désactivé leurs transpondeurs ou manipulé leurs données d’identification pour échapper à la surveillance. Téhéran, qui n’a pas réagi officiellement à ces sanctions, avait repris ses frappes contre des navires commerciaux dans le détroit après l’échec des négociations sur le contrôle de ce passage stratégique.
L’offensive financière américaine marque un revirement brutal par rapport à la brève détente amorcée en juin, lorsque Washington avait accordé des licences autorisant de nouvelles ventes de pétrole iranien et envisageait une facturation en dollars. La révocation de ces dérogations le 8 juillet, suivie de sanctions contre le réseau de financement du guide suprême Mojtaba Khamenei le 10 juillet, puis du blocus naval et des mesures annoncées mardi, referme la parenthèse diplomatique. Pour les experts en sécurité maritime, la reprise des tactiques de navires « sombres » – transbordements en mer, falsification de documents, changements de pavillon – illustre la capacité de l’Iran à maintenir un flux d’exportations malgré l’isolement financier imposé depuis des années par les sanctions américaines et européennes.
Le volet cryptomonnaies de ces sanctions reflète, selon les analystes, l’utilisation croissante des actifs numériques par Téhéran pour contourner les restrictions bancaires internationales, tout en servant de refuge à une population confrontée à une inflation galopante. Le Trésor américain a précisé que le nombre total d’individus, entités et navires sanctionnés dans le cadre de cette campagne dépasse désormais les deux cents. Aucune nouvelle piste de négociation n’est évoquée à ce stade, et le blocus naval reste en vigueur, laissant présager une poursuite de l’escalade économique et militaire dans la région.
| Presse russe et CEI | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.40 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.20 | neutral |
Russia reframes the sanctions as a direct attack on its interests via the Russian-Iranian citizen.
Emphasizes the Russian-Iranian link to turn an anti-Iranian measure into a matter of Russian sovereignty.
Omits the reference to digital wallets and European companies, which would have shown the global scope of the sanctions.
Latin America denounces the military escalation and sanctions as a consequence of diplomatic failure.
Uses the language of military blockade and attacks to create a sense of urgency and imminent crisis.
Southeast Asia records the sanctions as a fait accompli, placing them in the context of the ceasefire collapse.
Adopts a detached tone and cites figures and dates to legitimize neutrality.
The Arab Gulf supports the US Treasury action against the Shamkhani network, presenting it as legitimate and necessary.
Directly quotes the Treasury Secretary and adopts his language of 'shutting down' to legitimize the sanctions.
Omits the reference to digital wallets and cryptocurrencies, which could have raised questions about financial surveillance.
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