
Washington élargit ses sanctions contre Cuba : le tourisme et les milices dans le viseur
Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions visant le ministère du Tourisme cubain et neuf autres entités, accentuant la pression sur une économie insulaire déjà asphyxiée par le blocus pétrolier et la crise énergétique.
Le Département d’État américain a désigné lundi dix entités cubaines supplémentaires dans le cadre de sa politique de pression maximale, gelant leurs avoirs aux États-Unis et interdisant toute transaction avec des personnes ou entreprises américaines. Parmi elles figurent le ministère du Tourisme, les groupes d’importation de carburant Enetec et Coreydan – cette dernière chargée du pétrole subventionné en provenance du Mexique –, le conglomérat de commerce extérieur Gecomex, l’armateur maritime GEMAR, l’assureur Caudal, ainsi que les Milices de troupes territoriales, l’Association des combattants de la révolution et les Brigades de réponse rapide. Le Trésor a fixé au 12 août la date limite pour liquider les contrats en cours avec ces entités, tout en précisant ne pas vouloir pénaliser les investisseurs étrangers pour des transactions « ordinairement incidentes et nécessaires » à cette liquidation.
Selon le secrétaire d’État Marco Rubio, ces mesures visent à la fois les « instruments de la répression » et les sources de financement d’un régime accusé de « menacer la sécurité nationale » des États-Unis. La Havane, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez, a dénoncé une « mafia anticubaine » articulée autour du Département d’État pour « justifier le crime et l’agression contre le peuple cubain ». Dans les capitales latino-américaines, plusieurs gouvernements ont réitéré leur rejet de l’embargo, tandis que des chancelleries européennes rappellent leur opposition de principe aux sanctions extraterritoriales, sans pour autant ignorer les préoccupations relatives aux droits humains sur l’île.
L’offensive s’inscrit dans une escalade entamée en janvier avec un blocus pétrolier qui, d’après des analyses convergentes à Mexico, Madrid et Buenos Aires, a aggravé la pénurie de carburant et contribué aux deux pannes électriques nationales survenues la semaine dernière. En ciblant le ministère du Tourisme, Washington cherche à tarir l’une des principales sources de devises hors du conglomérat militaire GAESA, lui-même sanctionné en mai et déjà contraint de céder des actifs. Les nouvelles désignations touchent également des structures paramilitaires et de surveillance que le Département d’État décrit comme des piliers du contrôle social, une lecture partagée par des organisations de défense des droits humains basées à Washington et à Genève, mais contestée par des juristes cubains et caribéens qui y voient une ingérence dans les affaires internes.
Ces sanctions coïncident avec le cinquième anniversaire des manifestations du 11 juillet 2021, réprimées par les forces de l’ordre cubaines. Le dossier judiciaire s’est alourdi en juin avec l’inculpation de l’ex-président Raúl Castro pour le tir ayant abattu deux avions de l’exil cubain en 1996. Aucune nouvelle résolution n’est attendue au Conseil de sécurité de l’ONU, où la Russie et la Chine bloquent traditionnellement toute condamnation, mais l’Assemblée générale devrait examiner à l’automne son projet annuel de résolution contre l’embargo, un texte que les diplomaties africaines et caribéennes soutiennent massivement en raison des missions médicales cubaines sur leurs territoires.
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
Washington asphyxie Cuba avec des sanctions illégales qui aggravent la crise humanitaire, tout en prétendant lutter contre la répression.
Le récit se concentre sur l'impact économique dévastateur et rejette les justifications américaines comme des prétextes, créant un cadre d'agression unilatérale.
Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions au ministère cubain du Tourisme et aux forces paramilitaires.
Le rapport présente les sanctions comme un simple fait, sans contextualiser les motivations américaines ou la réponse cubaine, évitant ainsi toute prise de position politique.
Le rapport omet la réaction du gouvernement cubain et l'impact humanitaire des sanctions, se concentrant uniquement sur l'annonce officielle américaine.
Washington a imposé des sanctions au ministère cubain du Tourisme et à d'autres entités pour contrer la répression, comme l'a déclaré le gouvernement américain.
Le rapport reproduit la ligne officielle américaine sans la contester, lui donnant l'apparence d'un fait objectif tout en omettant les perspectives alternatives.
Le rapport omet la dénonciation du gouvernement cubain et le contexte plus large de la crise économique, présentant les sanctions comme une réponse directe à la répression.
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