
Mondial 2026 : l’Uruguay éliminé, Bielsa assume l’entière responsabilité
Battu 1-0 par l’Espagne, l’Uruguay quitte le tournoi avec deux points, précipitant la fin du mandat de Marcelo Bielsa qui a reconnu n’avoir « rien laissé » au football uruguayen.
Le verdict est tombé au stade de Guadalajara : l’Uruguay s’est incliné 1-0 face à l’Espagne et quitte la Coupe du monde 2026 dès le premier tour. Un but d’Álex Baena à la 42e minute, consécutif à une faute de main du gardien Fernando Muslera, a scellé le sort de la Celeste. Incapable de cadrer le moindre tir, l’équipe uruguayenne termine troisième du groupe H avec deux points, derrière l’Espagne (7) et le Cap-Vert (3), et ne figure pas parmi les meilleurs troisièmes repêchés. Muslera, fautif, a demandé lui-même à être remplacé à la mi-temps, a précisé Marcelo Bielsa.
La presse uruguayenne avait dévoilé, quelques heures avant la rencontre, une crise interne d’une rare intensité. Selon ces informations, quatre cadres – Federico Valverde, Rodrigo Bentancur, Manuel Ugarte et Sergio Rochet – ont exigé une réunion avec l’entraîneur pour dénoncer la charge de travail excessive et réclamer un dispositif défensif bas face à l’Espagne. Bielsa a refusé, convoqué l’ensemble du groupe et monopolisé la parole pendant 48 minutes, évoquant d’anciens conflits, notamment l’exclusion de Luis Suárez. Plusieurs joueurs ont quitté la salle avant la fin, malgré les appels au calme de José María Giménez. Ronald Araújo aurait lâché : « Pourvu que l’on passe, mais cela n’est plus supportable ».
Après l’élimination, l’entraîneur argentin a d’abord laissé éclater sa frustration en criant « Dale, de una vez ! » à un journaliste lors d’une interview de terrain, avant de se livrer à une autocritique radicale en conférence de presse. « Je suis le responsable de cette déception », a-t-il martelé, estimant que son équipe méritait sept points et n’en avait obtenu que deux. Il a reconnu n’avoir pas su « transformer ce groupe de joueurs de qualité en une force collective » et a conclu : « Je ne laisse rien au football uruguayen ». Les médias argentins et européens ont largement relayé ces propos, y voyant l’aveu d’un échec personnel.
Ce revers précipite la fin d’un cycle. Le contrat de Bielsa arrivait à échéance après le Mondial et le technicien avait déjà annoncé qu’il ne prolongerait pas. L’Uruguay, éliminé au premier tour pour la deuxième fois consécutive après 2022, doit désormais engager une reconstruction. La fédération uruguayenne, dont un dirigeant neutre estimait avant le match que Bielsa quitterait son poste dans le mois, va devoir nommer un nouveau sélectionneur pour préparer les éliminatoires de la Coupe du monde 2030.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Les médias espagnols présentent la fronde des joueurs uruguayens comme un coup d'État contre l'entraîneur Bielsa, avec le capitaine Valverde en première ligne. Cette explosion de tensions internes menace de faire dérailler l'équipe juste avant son choc décisif face à l'Espagne.
Les médias latino-américains décrivent une réunion extrêmement tendue entre les cadres et Bielsa, les joueurs épuisés ayant exigé en vain un changement d'approche. La fronde interne est présentée comme une bombe à retardement capable de faire exploser le match contre l'Espagne et toute la campagne mondiale.
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