
Un prototype de Stonehenge vieux de 5 000 ans découvert à quelques kilomètres du célèbre monument
Des archéologues britanniques ont mis au jour une structure en bois alignée sur les solstices, antérieure de cinq siècles au cercle de pierres, révélant une tradition solaire plus ancienne.
À seulement cinq kilomètres à l’est du célèbre cercle de pierres de Stonehenge, dans le village de Bulford, des archéologues de Wessex Archaeology ont exhumé les vestiges d’une structure en bois datant d’environ 3000 avant notre ère. Deux fosses distantes de 120 mètres, qui abritaient jadis des poteaux massifs, dessinent un alignement astronomique identique à celui du monument mégalithique : l’axe pointe vers le lever du soleil au solstice d’été et le coucher au solstice d’hiver. Cette découverte, rapportée par la presse britannique et reprise par des médias du monde entier, repousse de cinq siècles la pratique d’un culte solaire dans la région de Salisbury.
La datation au radiocarbone situe l’édifice vers 3000 av. J.-C., soit 500 ans avant la phase principale de Stonehenge. Les poteaux, probablement hauts de deux à quatre mètres, ont disparu depuis longtemps, mais les fosses contenaient encore des tessons de poterie, des ossements animaux et des outils en silex. Pour Phil Harding, qui a dirigé les fouilles, ce « prototype » en bois suggère que les bâtisseurs de Stonehenge ont d’abord expérimenté avec des matériaux périssables avant d’ériger les mégalithes. Les analyses européennes, notamment en Suisse et en Italie, soulignent le caractère inédit de cette antériorité, qui éclaire la genèse d’un des sites préhistoriques les plus emblématiques.
Cette trouvaille s’inscrit dans un tableau plus vaste des origines de la ritualité humaine. En Afrique australe, la grotte de Wonderwerk a livré des indices d’utilisation du feu remontant à près de 1,8 million d’années, bien avant l’apparition d’Homo sapiens. En Indonésie, sur l’île de Sulawesi, le site de Leang Bulu Bettue atteste une occupation humaine continue entre 130 000 et 210 000 ans, avec des traces de boucherie et d’outillage lithique. Ces découvertes, relayées par la presse indienne et latino-américaine, rappellent que les comportements symboliques et techniques ne sont pas l’apanage de l’Europe néolithique, mais plongent leurs racines dans des contextes géographiques et temporels bien plus diversifiés.
Les médias britanniques et russes insistent sur la portée de cette « version plus simple et plus ancienne » de Stonehenge, qui pourrait redéfinir la chronologie des monuments sacrés. Les archéologues espèrent que de futures fouilles dans la plaine de Salisbury révéleront d’autres structures intermédiaires, permettant de retracer l’évolution des croyances solaires depuis les poteaux de bois jusqu’aux pierres dressées. À l’heure où les techniques de datation et d’imagerie progressent, le paysage préhistorique européen, mais aussi africain et asiatique, promet encore de livrer des secrets sur la manière dont nos ancêtres ont cherché à ordonner le cosmos.
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Une structure en bois vieille de 5000 ans, alignée astronomiquement sur les solstices, a été découverte à quelques kilomètres de Stonehenge. Les archéologues y voient un possible prototype du célèbre cercle de pierres, antérieur d'un demi-millénaire.
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