
Pétrole : la trêve américano-iranienne fait plonger les cours, les incertitudes persistent
La signature d’un mémorandum entre Washington et Téhéran a rouvert le détroit d’Ormuz et fait chuter le brut sous 80 dollars, mais la fragilité de l’accord et l’épuisement des stocks mondiaux empêchent tout retour à la normale.
La signature, le 17 juin, d’un mémorandum d’entente en quatorze points entre les États-Unis et l’Iran a immédiatement redessiné la carte du marché pétrolier. Dès le lendemain, des pétroliers, dont trois navires battant pavillon saoudien transportant six millions de barils, franchissaient le détroit d’Ormuz, tandis que Washington levait son blocus naval des ports iraniens. Le brut Brent est passé sous la barre des 80 dollars, touchant 78,31 dollars le 19 juin, son plus bas niveau depuis le début du conflit en février, et le WTI américain reculait à 76,14 dollars.
Cette décrue traduit l’anticipation d’un retour massif de l’offre moyen-orientale. Les analystes estiment que plus de 85 millions de barils immobilisés dans le Golfe pourraient rejoindre les marchés, auxquels s’ajouteraient les exportations iraniennes libérées des sanctions américaines. Le Koweït a levé ses clauses de force majeure et l’Irak se dit prêt à rétablir sa production. Pourtant, les opérateurs restent prudents : les places financières asiatiques et européennes soulignent que le trafic ne retrouvera pas ses volumes d’avant-guerre avant plusieurs semaines, le temps de déminer le détroit et de réorganiser les chaînes logistiques. Par ailleurs, les réserves stratégiques mondiales, au plus bas depuis 1990 selon l’Agence internationale de l’énergie, absorberont une part significative des barils supplémentaires, limitant la pression baissière à court terme.
L’accord lui-même demeure un cadre provisoire, non un traité de paix définitif. Il ouvre une période de négociation de soixante jours, extensible, pour régler les dossiers les plus épineux : le programme nucléaire iranien, l’allègement permanent des sanctions, le fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars et le sort du Hezbollah au Liban. À Téhéran, le guide suprême, l’ayatollah Khamenei, a qualifié la signature de Trump d’acte « de désespoir » et prévenu que les pourparlers nucléaires ne seraient pas aisés. À Washington, des élus républicains jugent que le président a trop cédé, tandis qu’Israël, tenu à l’écart des discussions, poursuit ses frappes au Liban, jetant le doute sur la solidité de la trêve.
Les prochaines semaines seront déterminantes. Le mémorandum prévoit un rétablissement complet du trafic dans le détroit sous trente jours et des discussions techniques, potentiellement en Suisse, sur le nucléaire iranien. La Réserve fédérale américaine, de son côté, envisage de relever ses taux pour contenir l’inflation, ce qui pourrait freiner la demande. Le véritable test pour les marchés sera la transformation de cette trêve fragile en un accord permanent, seul capable de stabiliser durablement les cours et de reconstituer les stocks mondiaux.
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Les prix du pétrole ont chuté après que les pétroliers ont recommencé à traverser le détroit d'Ormuz grâce à l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, apaisant les craintes sur l'offre. Le marché a réagi à la perspective du retour des barils iraniens, poussant le Brent et le WTI à leurs plus bas niveaux depuis trois mois. Le royaume observe avec prudence la solidité de l'accord, car une baisse prolongée des prix pourrait peser sur les équilibres budgétaires.
L'accord de paix intérimaire tant attendu entre les États-Unis et l'Iran a enfin été signé, rouvrant le détroit d'Ormuz et permettant la libre circulation des pétroliers. La résolution de la plus grande perturbation de l'approvisionnement énergétique de l'histoire a fait chuter les prix du brut à des plus bas de trois mois, le Brent perdant 11% sur la semaine. Les marchés saluent le retour de la stabilité, même si l'attention se porte désormais sur la mise en œuvre de l'accord et la normalisation progressive des exportations iraniennes.
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