
Ukraine : le patron de Naftogaz nommé premier ministre, le limogeage du ministre de la Défense suscite des protestations
Le Parlement ukrainien a approuvé la nomination de Serguiï Koretsky, ex-PDG de Naftogaz, comme premier ministre, alors que le limogeage du ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov a provoqué des manifestations à Kiev.
Le 16 juillet 2026, la Verkhovna Rada, le Parlement ukrainien, a entériné par 289 voix la nomination de Serguiï Koretsky au poste de premier ministre. Cet ingénieur de 48 ans, jusqu’alors directeur général de la compagnie publique Naftogaz, succède à Ioulia Svyrydenko, dont la démission a été acceptée deux jours plus tôt. Ce changement s’inscrit dans un vaste remaniement gouvernemental décidé par le président Volodymyr Zelensky, qui a également écarté le ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov, en fonction depuis seulement six mois.
Selon la présidence ukrainienne, la priorité immédiate du nouvel exécutif est la préparation du pays au prochain hiver, alors que les forces russes devraient, comme les années précédentes, cibler les infrastructures énergétiques. M. Zelensky a présenté M. Koretsky comme « la personne la mieux préparée » pour cette tâche, mettant en avant sa gestion de Naftogaz durant une campagne de bombardements intensifs. Devant les députés, le nouveau premier ministre a défendu un bilan de continuité de l’approvisionnement en gaz malgré les pertes de production, et promis d’importer dans l’administration des principes d’efficacité et de responsabilité.
Le limogeage de Mykhaïlo Fedorov a en revanche cristallisé les tensions. À Kiev et dans plusieurs autres villes, des centaines de manifestants sont descendus dans la rue – un fait rare en temps de guerre – pour dénoncer une décision jugée « mal expliquée et profondément impopulaire » par une partie de la presse ukrainienne. Dans les milieux militaires et parlementaires, on souligne que le ministre sortant, artisan d’une modernisation accélérée des forces armées via le déploiement de drones et le blocage des terminaux Starlink utilisés par Moscou, avait gagné la confiance des partenaires occidentaux. Son différend affiché avec le commandant en chef des forces armées, Oleksandr Syrskyi, est présenté par des sources proches du gouvernement comme l’un des motifs de son éviction. Un commandant en second de l’armée de l’air a annoncé sa démission en signe de protestation, et la rédaction du média United24 Media a suspendu ses publications pour se joindre aux rassemblements.
Du point de vue des capitales européennes et nord-américaines, ce remaniement est observé avec attention, car le départ de M. Fedorov pourrait, selon des analystes à Bruxelles, perturber la dynamique de réforme du secteur de la défense et la coordination avec les alliés. Le président Zelensky, qui justifie ces changements par la nécessité d’une « stratégie politique actualisée », devrait proposer la nomination de l’actuel ministre de l’Intérieur, Ihor Klymenko, à la tête de la Défense. Le Parlement doit se prononcer sur les autres nominations ministérielles dans les prochains jours, tandis que l’ancienne première ministre Svyrydenko pourrait se voir confier un poste diplomatique à l’étranger.
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.10 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
The Ukrainian parliament approved Koretskyi for his energy expertise; the protest is a secondary detail.
By presenting the appointment as a technical choice based on experience, the political dimension of the reshuffle is minimized and the presidential decision is normalized.
The discontent within Zelensky's own party, which emerges in other coverage, is omitted.
Zelensky did not explain why he dismissed Fedorov; the lack of transparency triggers protests.
By emphasizing the absence of an official explanation, the coverage insinuates that the government is hiding motives without directly accusing.
It omits that Koretskyi has relevant experience in the energy sector, which could justify the appointment.
Zelensky limoge les ministres populaires pour s'entourer de yes men; son parti se révolte.
En utilisant un langage dramatique comme 'limoger' et 'révolte', on personnalise la crise en attribuant à Zelensky des intentions autoritaires, sans considérer les raisons stratégiques.
Le contexte de la préparation pour l'hiver et l'expérience de Koretskyi dans le secteur énergétique, qui pourraient justifier le choix, sont omis.
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