
Trump menace de frapper le « Pickaxe Mountain », ultime site nucléaire iranien enfoui sous la roche
Le président américain a annoncé une attaque imminente contre l’installation souterraine de Kuh-e Kolang Gaz La, dont la profondeur défie les bombes antibunker et dont le contenu reste inconnu de l’AIEA.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré le 15 avril 2026 que les forces américaines bombarderaient « très bientôt et très lourdement » le site connu sous le nom de « Pickaxe Mountain » (Kuh-e Kolang Gaz La), un complexe souterrain situé à environ 225 kilomètres au sud de Téhéran, adjacent à l’installation d’enrichissement de Natanz. Cette menace, proférée lors d’une rencontre avec le président libanais Joseph Aoun, s’inscrit dans l’escalade militaire en cours entre Washington et Téhéran autour du détroit d’Ormuz. Selon des sources américaines, l’objectif affiché est d’empêcher l’Iran de disposer d’un site de production ou d’enrichissement d’uranium à l’abri des frappes aériennes, après que les autres infrastructures nucléaires du pays ont été endommagées ou détruites lors de l’opération Midnight Hammer en juin 2025.
Du côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a rejeté ces accusations, qualifiant la focalisation américaine sur ce site de « prétexte inventé pour justifier l’agression, la destruction et le sabotage ». Téhéran affirme qu’aucune activité nucléaire n’y est menée et rappelle avoir notifié l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dès 2021 de son intention d’y conduire des opérations, sans toutefois autoriser depuis lors l’accès des inspecteurs. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a confirmé avoir été informé à l’époque, mais les questions répétées de l’agence sur l’avancement des travaux sont restées sans réponse. L’état-major iranien a en outre prévenu qu’une attaque contre ses installations nucléaires entraînerait une extension régionale du conflit.
Les évaluations techniques, issues de l’analyse d’images satellite par des centres de recherche américains comme l’Institute for Science and International Security (ISIS) et le James Martin Center for Nonproliferation Studies, estiment que les galeries s’enfoncent à au moins 80 à 100 mètres sous la roche, une profondeur qui pourrait excéder la capacité de pénétration des bombes antibunker GBU-57, même utilisées en tandem. Les travaux d’excavation se poursuivent, et des renforcements de tunnels ont été observés après les frappes de 2025. Selon des sources israéliennes citées par le Wall Street Journal, l’Iran aurait transféré à l’automne 2025 des milliers de centrifugeuses dans cette « forteresse de montagne », information que l’administration Trump n’a ni confirmée ni infirmée, le président se bornant à déclarer : « Nous suivons le matériau, c’est là que se trouve l’action. »
Le site de Pickaxe Mountain a été lancé en 2020 après une série de sabotages attribués à Israël contre les installations de Natanz. Protégé par des batteries antiaériennes, des clôtures et les Gardiens de la révolution, il s’étend sur 2,7 km² et comporte au moins quatre entrées de tunnel. Les experts occidentaux n’excluent pas que le complexe puisse abriter à la fois la fabrication de centrifugeuses et l’enrichissement d’uranium, voire des étapes de métallisation pour un éventuel volet militaire. L’incertitude sur le contenu réel du site et sa vulnérabilité aux frappes conventionnelles place ce dossier au cœur des calculs stratégiques américains, alors que les contacts diplomatiques sont au point mort, Washington exigeant des négociations « significatives » que Téhéran conditionne à l’arrêt des hostilités.
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
L'attaque est techniquement incertaine : les bombes les plus puissantes pourraient échouer contre cent mètres de roche.
Technicisation sceptique : les spécifications techniques des bombes et la géologie du site sont analysées pour remettre en question la faisabilité de l'opération.
Ne mentionne pas la possibilité que l'Iran ait déjà déplacé des centrifugeuses sur le site, ce qui pourrait augmenter l'urgence de l'attaque.
L'Iran pourrait avoir déjà déplacé des centrifugeuses sur le site, rendant l'attaque plus urgente.
Pragmatisme factuel : les déclarations de Trump sont rapportées avec un détail opérationnel supplémentaire, sans jugement.
N'analyse pas la possibilité que les bombes américaines ne puissent pas pénétrer la montagne, contrairement à la presse européenne.
Trump a dit qu'ils frapperaient très bientôt, mais les experts disent que les bombes ne peuvent pas atteindre les tunnels.
Reportage direct avec contrepoint expert : la déclaration du président est juxtaposée à une opinion technique qui en réduit la crédibilité.
Ne mentionne pas le contexte historique des destructions précédentes d'installations nucléaires iraniennes, ce qui pourrait expliquer la détermination de Trump.
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