
Trump somme Netanyahou de retirer l’armée israélienne de Syrie et du Liban
Selon des sources américaines et israéliennes, le président américain a exigé un redéploiement des forces israéliennes, se heurtant à l’insistance du Premier ministre israélien sur le maintien de zones de sécurité.
Lors d’un entretien téléphonique intervenu le 9 juillet, le président des États-Unis, Donald Trump, a enjoint au Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, d’entamer le retrait des troupes israéliennes du sud de la Syrie et du Liban, rapporte le site Axios en citant des responsables américains et israéliens. Selon ces sources, M. Trump a estimé que la présence militaire israélienne en territoire syrien « crée des tensions et pourrait conduire à une escalade », ajoutant que la même logique s’appliquait au Liban. Cet échange est survenu au lendemain d’une rencontre, en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, entre le président américain et son homologue syrien, Ahmed al-Charaa, dont l’administration cherche à normaliser les relations avec Damas après la chute du régime Assad en décembre 2024.
Du côté américain, cette injonction s’inscrit dans une tentative de plusieurs mois pour négocier un nouvel accord de sécurité entre Israël et la Syrie. Selon des responsables à Washington, l’administration Trump aurait conclu que M. Netanyahou n’était pas disposé à consentir aux concessions demandées, notamment un retrait graduel des territoires syriens occupés par Tsahal depuis l’effondrement de l’ancien pouvoir. La Maison-Blanche, tout en refusant de commenter officiellement la teneur de l’appel, a souligné la solidité de la relation entre les deux dirigeants. Le bureau du Premier ministre israélien a, pour sa part, indiqué que M. Netanyahou avait « soulevé la nécessité de zones de sécurité le long des frontières d’Israël », justifiant le déploiement par la prévention d’attaques similaires à celle du 7 octobre 2023.
La pression américaine s’exerce alors que les négociations directes entre Israël et le Liban, sous égide américaine, ont repris à Rome. Les discussions portent sur la mise en œuvre d’un accord-cadre signé fin juin, qui prévoit le retrait israélien de deux « zones pilotes » au Sud-Liban et leur remplacement par l’armée libanaise. Côté libanais, Beyrouth réclame un calendrier clair pour un retrait complet et estime que l’évaluation de la présence d’armes du Hezbollah dans ces secteurs devrait être confiée à l’armée américaine, et non à Israël. Les responsables israéliens, eux, conditionnent tout redéploiement à la vérification préalable de l’absence d’infrastructures militaires du Hezbollah. En Syrie, la présence israélienne a donné lieu ces dernières semaines à des heurts entre soldats de Tsahal et habitants du sud, qui manifestaient contre l’occupation de leurs terres.
À trois mois d’élections législatives en Israël, plusieurs analystes israéliens et américains jugent peu probable que M. Netanyahou accepte un retrait significatif, sous la pression d’une frange de sa coalition qui prône un contrôle permanent, voire l’implantation de colonies, dans les zones frontalières syriennes et libanaises. Le dossier s’inscrit dans un contexte régional plus large marqué par le rétablissement, le 15 juillet, d’un blocus naval américain sur les ports iraniens, qui accentue les tensions dans le golfe Persique. Les pourparlers de Rome doivent se poursuivre, mais aucun calendrier de retrait n’a pour l’heure été rendu public.
| Presse iranienne et apparentée | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Iran denounces Israeli occupation and backs Trump's demand as a necessary step for regional stability.
It highlights Netanyahu's resistance and unwillingness to make concessions, portraying Israel as the obstacle to peace.
It omits Netanyahu's request for security zones, which would justify the Israeli presence.
The Arab Gulf observes US pressure on Israel with detachment, recording Netanyahu's position without taking sides.
It presents the news as a routine diplomatic exchange, balancing Trump's and Netanyahu's statements.
It omits the meeting between Trump and the Syrian president, which could explain the timing of the request.
The West reports the facts without taking a position, merely citing sources.
It uses a neutral news format, attributing statements to anonymous sources to maintain objectivity.
It does not include the assessment that Netanyahu will likely not comply with the request.
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