
Trump publie une vidéo générée par IA où il « soigne » ses critiques hollywoodiens
Le président américain a diffusé un deepfake le mettant en scène en médecin prescrivant un remède contre le « syndrome de dérangement trumpiste », suscitant de nouvelles interrogations sur l’usage politique de l’intelligence artificielle.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a partagé sur son réseau Truth Social une vidéo de 90 secondes entièrement générée par intelligence artificielle, dans laquelle il apparaît en blouse blanche et stéthoscope pour diagnostiquer et traiter le « Trump Derangement Syndrome » (TDS). Le clip, publié dans la nuit précédant le week-end de la fête nationale américaine, met en scène des avatars numériques de célébrités critiques du président — parmi lesquelles Robert De Niro, Julia Roberts, Whoopi Goldberg et Rosie O’Donnell — décrivant leurs symptômes supposés avant de vanter les bienfaits du « plan de traitement » proposé : éteindre les « fausses nouvelles », prier et boire un Coca light en cas d’anxiété.
Selon des analystes politiques basés à Washington, cette publication s’inscrit dans une stratégie de mobilisation de la base électorale par la dérision des élites hollywoodiennes perçues comme hostiles. La Maison Blanche n’a pas commenté officiellement la vidéo, mais des élus républicains avaient déjà critiqué par le passé des contenus similaires, notamment une image générée par IA représentant Barack et Michelle Obama en singes, finalement retirée. Du côté des médias américains, plusieurs éditoriaux soulignent la banalisation de la désinformation par deepfake à des fins de communication présidentielle, tandis que des experts en technologie notent que la vidéo imite délibérément les codes des publicités pharmaceutiques pour accentuer l’effet parodique.
La diffusion de ce clip intervient après une série de publications controversées utilisant l’IA, dont une image de Trump en Jésus-Christ lors de son différend avec le pape Léon XIV, ou encore une mise en scène le représentant en roi jetant des excréments sur des manifestants. D’après des sources proches de l’administration, ces contenus visent à contourner les médias traditionnels et à occuper l’espace numérique avec un discours non filtré. En Europe, des responsables de la régulation du numérique ont rappelé que de telles pratiques, si elles étaient le fait d’acteurs étatiques étrangers, seraient qualifiées de manipulation de l’information, mais qu’elles restent pour l’heure protégées par le Premier Amendement aux États-Unis.
Le terme TDS, dérivé du « syndrome de dérangement bushien » forgé en 2003, est utilisé par Trump et ses partisans pour disqualifier toute opposition comme irrationnelle. Des observateurs du débat public américain relèvent que cette rhétorique contribue à polariser davantage l’opinion, en pathologisant la critique politique. La vidéo, toujours en ligne, n’a pas fait l’objet d’un retrait, et aucun calendrier n’a été annoncé quant à une éventuelle régulation de l’usage de l’IA par les responsables politiques aux États-Unis.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.20 | neutral |
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
Satire exposes Trump's hypocrisy: the 'doctor' prescribing a sugary drink is the perfect metaphor for a sick leadership.
Irony is used to turn a viral video into a moral judgment on the public figure, leveraging the contrast between medical authority and the absurdity of the message.
No mention that the video might have been created by Trump supporters as self-deprecation, nor is the deepfake phenomenon contextualized as cross-partisan.
The West gets lost in trivialities while the real world faces far more serious crises: the video is just smoke and mirrors.
The video's importance is minimized by placing it in a hierarchy of priorities where threats to Russian security and global stability are far more relevant.
No analysis of the video's potential impact on American public opinion, nor recognition that political satire can have real effects.
Laughing at Trump is easy, but the same superficiality applies to our own leaders: the video becomes a mirror for the entire political class.
The critique is universalized: the video is not just about Trump, but about a model of spectacle politics that also affects Latin America, inviting broader reflection.
No mention that the video was produced by US actors and that its reception in Latin America might vary greatly by country.
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