
Trump agite la menace de nouveaux bombardements sur l’Iran
En marge du G7 à Évian, le président américain a posé un ultimatum de 60 jours à Téhéran, tout en relativisant la portée du mémorandum d’entente signé le 19 juin.
Depuis la station thermale d’Évian-les-Bains, où se tenait le sommet du G7, Donald Trump a fait planer une ombre belliqueuse sur le fragile rapprochement américano-iranien. Le président des États-Unis a prévenu que si, dans un délai de soixante jours, aucun accord définitif ne venait remplacer le mémorandum d’entente, les bombardements reprendraient. « Si tout n’est pas réglé en 60 jours, ce n’est pas grave, nous retournerons aux bombardements », a-t-il déclaré, selon les médias russes Vedomosti et Kommersant, reprenant une conférence de presse diffusée par NBC News. Cette menace, proférée en présence du président égyptien Abdel-Fattah al-Sisi, a immédiatement rappelé que la trêve obtenue après des semaines de frappes américaines restait suspendue à la seule appréciation de Washington.
Le texte signé électroniquement le 15 juin et dont la cérémonie officielle est prévue le 19 juin n’est, aux yeux de Trump, qu’un « mémorandum d’entente » dépourvu de caractère définitif. « Si je n’aime pas le résultat, nous recommencerons à tirer et à larguer des bombes sur leurs têtes », a-t-il martelé, selon les dépêches de l’agence argentine Noticias Argentinas et du site mexicain Aristegui Noticias. Le locataire de la Maison-Blanche a même évoqué, lors d’un entretien bilatéral avec le Premier ministre indien Narendra Modi, la possibilité de bombarder l’Iran « jusqu’à ce qu’il respecte » les termes de l’entente, tout en se targuant d’être « le président le plus dur que l’Iran ait jamais eu ». Cette rhétorique, mêlant fanfaronnade et ultimatum, illustre la volonté de maintenir une pression maximale, y compris après l’annonce d’une désescalade.
La perspective d’une reprise des hostilités est d’autant plus préoccupante que le mémorandum ne lève pas immédiatement les sanctions économiques, comme l’a précisé Trump. Dans ce contexte, la Chine a tenu à rappeler, selon la presse argentine, qu’elle « a toujours soutenu les demandes raisonnables et légitimes de l’Iran », une position qui pourrait offrir à Téhéran une marge de manœuvre diplomatique face à l’unilatéralisme américain. Les capitales européennes, déjà échaudées par le retrait unilatéral de l’accord de 2015 sous la première présidence Trump, observent avec circonspection ce nouveau cycle de négociations sous la menace des bombes. La France, hôte du G7, se trouve dans une position délicate : Paris a historiquement plaidé pour une solution multilatérale au dossier nucléaire iranien, mais se voit ici confrontée à une logique de rapport de force bilatéral.
Au-delà de la rhétorique, l’ultimatum de soixante jours révèle la fragilité intrinsèque d’un processus qui repose sur la seule volonté d’un président américain imprévisible. Trump a lui-même reconnu que certaines clauses n’étaient même pas couchées sur le papier, évoquant des « accords sur certaines choses sans les avoir écrites ». Cette opacité, couplée à la menace permanente de frappes, rend improbable une normalisation durable. Pour les opinions publiques du Moyen-Orient et les chancelleries occidentales, le message est clair : la paix reste un sursis conditionnel, et le spectre des bombardements plane toujours sur le détroit d’Ormuz, dont la réouverture avait pourtant été saluée comme un premier pas vers la détente.
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Trump menace de reprendre les bombardements si l'Iran ne se comporte pas bien, conditionnant le mémorandum à son approbation personnelle. L'avertissement lancé depuis le G7 reflète une démonstration de force unilatérale qui suscite l'inquiétude. La Chine, en revanche, réaffirme son soutien aux demandes légitimes de l'Iran.
Trump a donné 60 jours à l'Iran pour parvenir à un accord final, menaçant sinon de reprendre les bombardements. Il a souligné que le mémorandum n'est pas définitif et s'il ne lui plaît pas, il est prêt à 'bombarder l'Iran jusqu'en enfer'. Les sources russes soulignent le caractère d'ultimatum de la déclaration et expriment leur scepticisme quant à la solidité de la trêve.
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