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Justice & Droitvendredi 26 juin 2026

Corruption en Corée du Sud : l’ex-première dame Kim Keon Hee condamnée à sept ans de prison

La justice sud-coréenne alourdit la peine de l’épouse de l’ex-président Yoon Suk Yeol, déjà condamné à perpétuité, dans un contexte de purge anticorruption post-loi martiale.

Le tribunal central du district de Séoul a condamné vendredi l’ancienne première dame sud-coréenne Kim Keon Hee à sept ans d’emprisonnement pour corruption. L’épouse de l’ex-président destitué Yoon Suk Yeol a été reconnue coupable d’avoir accepté des bijoux de luxe — colliers Van Cleef & Arpels, broches Tiffany, boucles d’oreilles Graff — et d’autres présents d’une valeur totale estimée à 300 millions de wons (environ 200 000 euros) en échange de son intervention dans des nominations à des postes publics et de l’octroi d’avantages commerciaux. Cette peine s’ajoute aux quatre ans de prison déjà prononcés en appel dans une affaire distincte de manipulation boursière et de trafic d’influence.

Selon les attendus du jugement, relayés par l’agence Yonhap, la prévenue a « fait de sa position de première dame un instrument de satisfaction d’intérêts personnels », ignorant ses responsabilités sociales. Le parquet spécial, qui avait requis sept ans et demi de réclusion, a salué une décision à la hauteur de la gravité des faits, tandis que la défense a annoncé son intention de faire appel. Kim Keon Hee a toujours nié toute contrepartie, affirmant que les cadeaux reçus ne s’accompagnaient d’aucune demande de faveur. Le tribunal a toutefois estimé que la restitution partielle de certains objets après l’ouverture des enquêtes démontrait une conscience de l’illégalité des actes.

Cette condamnation s’inscrit dans une série de procédures judiciaires visant l’entourage de Yoon Suk Yeol, dont la tentative avortée d’imposer la loi martiale en décembre 2024 a plongé le pays dans une crise politique majeure. D’après les milieux judiciaires sud-coréens, le Bureau d’enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires et une équipe spéciale d’investigation ont multiplié les poursuites contre l’ex-président — condamné à la prison à vie en février pour insurrection — et ses proches. L’ancien ministre de la Justice Park Sung-jae a lui aussi été reconnu coupable de complicité dans l’instauration de la loi martiale. Pour de nombreux analystes en Corée du Sud, cette cascade de verdicts illustre la persistance d’une porosité entre pouvoir politique, milieux d’affaires et sphères religieuses, dans la lignée des scandales ayant déjà emporté plusieurs anciens chefs d’État.

Le dossier Kim Keon Hee met également en lumière le rôle de la secte de l’Église de l’Unification, dite « Moon », dont la dirigeante Han Hak-ja lui aurait remis des sacs Chanel et un collier de diamants en échange d’un soutien à des projets religieux. Ce volet, disjoint de la présente affaire, a valu à l’ex-première dame une précédente condamnation. Parallèlement, la Cour suprême a renvoyé en appel le volet patrimonial du divorce du président du groupe SK, Chey Tae-won, dont l’épouse est la fille de l’ancien président Roh Tae-woo, lui-même condamné pour corruption dans les années 1990 — un rappel, selon des observateurs européens, de l’enchevêtrement structurel entre grandes fortunes familiales et élites politiques dans la péninsule. Les prochaines audiences en appel pour Kim Keon Hee sont attendues dans les mois à venir, tandis que le parquet a de nouveau requis la peine de mort contre Yoon Suk Yeol, dont le sort reste suspendu à l’issue de la procédure en cours.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse d'Asie du Sud-EstPresse russe et CEI
Presse d'Asie du Sud-Est
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The sentencing of the former South Korean first lady is presented as a routine judicial matter, without particular emphasis. Southeast Asian media simply report the facts, highlighting the strength of Korean institutions.

Presse russe et CEI/ État
ScepticismeRevanchisme

The conviction of the former South Korean first lady is framed as a symptom of systemic corruption in US-allied democracies. Russian media highlight Western hypocrisy and use the case to discredit the liberal model.

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vendredi 26 juin 2026

Corruption en Corée du Sud : l’ex-première dame Kim Keon Hee condamnée à sept ans de prison

La justice sud-coréenne alourdit la peine de l’épouse de l’ex-président Yoon Suk Yeol, déjà condamné à perpétuité, dans un contexte de purge anticorruption post-loi martiale.

Le tribunal central du district de Séoul a condamné vendredi l’ancienne première dame sud-coréenne Kim Keon Hee à sept ans d’emprisonnement pour corruption. L’épouse de l’ex-président destitué Yoon Suk Yeol a été reconnue coupable d’avoir accepté des bijoux de luxe — colliers Van Cleef & Arpels, broches Tiffany, boucles d’oreilles Graff — et d’autres présents d’une valeur totale estimée à 300 millions de wons (environ 200 000 euros) en échange de son intervention dans des nominations à des postes publics et de l’octroi d’avantages commerciaux. Cette peine s’ajoute aux quatre ans de prison déjà prononcés en appel dans une affaire distincte de manipulation boursière et de trafic d’influence.

Selon les attendus du jugement, relayés par l’agence Yonhap, la prévenue a « fait de sa position de première dame un instrument de satisfaction d’intérêts personnels », ignorant ses responsabilités sociales. Le parquet spécial, qui avait requis sept ans et demi de réclusion, a salué une décision à la hauteur de la gravité des faits, tandis que la défense a annoncé son intention de faire appel. Kim Keon Hee a toujours nié toute contrepartie, affirmant que les cadeaux reçus ne s’accompagnaient d’aucune demande de faveur. Le tribunal a toutefois estimé que la restitution partielle de certains objets après l’ouverture des enquêtes démontrait une conscience de l’illégalité des actes.

Cette condamnation s’inscrit dans une série de procédures judiciaires visant l’entourage de Yoon Suk Yeol, dont la tentative avortée d’imposer la loi martiale en décembre 2024 a plongé le pays dans une crise politique majeure. D’après les milieux judiciaires sud-coréens, le Bureau d’enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires et une équipe spéciale d’investigation ont multiplié les poursuites contre l’ex-président — condamné à la prison à vie en février pour insurrection — et ses proches. L’ancien ministre de la Justice Park Sung-jae a lui aussi été reconnu coupable de complicité dans l’instauration de la loi martiale. Pour de nombreux analystes en Corée du Sud, cette cascade de verdicts illustre la persistance d’une porosité entre pouvoir politique, milieux d’affaires et sphères religieuses, dans la lignée des scandales ayant déjà emporté plusieurs anciens chefs d’État.

Le dossier Kim Keon Hee met également en lumière le rôle de la secte de l’Église de l’Unification, dite « Moon », dont la dirigeante Han Hak-ja lui aurait remis des sacs Chanel et un collier de diamants en échange d’un soutien à des projets religieux. Ce volet, disjoint de la présente affaire, a valu à l’ex-première dame une précédente condamnation. Parallèlement, la Cour suprême a renvoyé en appel le volet patrimonial du divorce du président du groupe SK, Chey Tae-won, dont l’épouse est la fille de l’ancien président Roh Tae-woo, lui-même condamné pour corruption dans les années 1990 — un rappel, selon des observateurs européens, de l’enchevêtrement structurel entre grandes fortunes familiales et élites politiques dans la péninsule. Les prochaines audiences en appel pour Kim Keon Hee sont attendues dans les mois à venir, tandis que le parquet a de nouveau requis la peine de mort contre Yoon Suk Yeol, dont le sort reste suspendu à l’issue de la procédure en cours.

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