
« Je te prends pour époux » : Aamir Khan, un mariage à l’abri du tumulte médiatique
L’acteur indien a épousé Gauri Spratt lors d’une cérémonie intime à Mumbai, une célébration sobre qui contraste avec la démesure habituelle des noces bollywoodiennes.
Devant un salon transformé en chapelle domestique, Gauri Spratt fixe Aamir Khan et prononce ses vœux : « Moi, Gauri Spratt, je te prends, Aamir Khan, mon protecteur, mon refuge, comme époux légitime. » L’acteur, vêtu d’une simple kurta blanche, saisit sa main et y dépose un baiser. La scène, captée par une invitée puis diffusée sur les réseaux sociaux, a révélé la fragilité et la pudeur d’un moment rare. À quelques pas, la mère de Khan, Zeenat Hussain, observe le troisième mariage de son fils, tandis que ses enfants — Junaid, Ira et Azad — entourent le couple. Le salon n’a rien d’un décor de cinéma : un canapé, des bougies, des fleurs pastel, et un enfant en maillot de football qui se penche pour ne rien manquer de la signature du registre.
À soixante et un ans, Aamir Khan, l’une des plus grandes stars de Bollywood, a choisi de célébrer l’événement dans une intimité quasi monacale. Alors que les noces des célébrités indiennes sont souvent synonymes de fastes, de listes d’invités pléthoriques et de chorégraphies millimétrées, l’acteur de Lagaan a opté pour une cérémonie d’à peine cent cinquante personnes, tenue dans sa résidence de Bandra, sans réception grandiloquente. Les préparatifs, sous la mousson de juillet, se sont limités à des guirlandes lumineuses et des sièges apportés la veille. Le menu avait été entièrement concocté par les enfants des mariés, et la légalisation du mariage, sous le Special Marriage Act, a constitué le cœur du rituel, bien loin des jours de célébrations traditionnels.
Ce dépouillement assumé s’inscrit dans une trajectoire personnelle que l’acteur évoque avec une franchise rare. Après deux unions, avec Reena Dutta puis la réalisatrice Kiran Rao, Aamir Khan confiait chercher non pas le spectacle mais la « stabilité ». Les deux femmes n’ont pas été photographiées à la cérémonie, mais leurs enfants respectifs étaient présents, comme l’avait été leur engagement commun au sein de la fondation Paani. La presse indienne souligne que cette troisième alliance, mûrie après vingt-cinq ans de connaissance et une relation relancée en 2024 par l’intermédiaire d’une cousine, incarne une forme de maturité conjugale, presque à rebours des passions médiatisées.
L’écho rencontré par ce mariage discret témoigne d’une certaine lassitude du public indien et international face aux démonstrations ostentatoires. Les articles de la presse arabophone et anglophone, de Gulf News à Al-Jadeed, ont davantage insisté sur les vœux échangés et la présence des enfants que sur le nom des invités de marque. La vidéo du baisemain, partagée par le cricketer Irfan Pathan, est devenue le symbole d’une cérémonie où l’émotion brute a primé sur la mise en scène. Même les adieux de l’acteur aux paparazzis, mains jointes en signe de remerciement, ont été lus comme un geste de sobriété.
Alors que son autre grande famille, le public, scrutait chaque image, Aamir Khan est apparu libéré des attentes. L’ultime cliché officiel, où le couple signe le registre entouré des siens, fixe une image rare dans l’industrie cinématographique indienne : celle d’une star qui, pour un jour au moins, a préféré le bruissement d’une maison à l’éclat des projecteurs.
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.70 | aligned |
We report these weddings as part of our cultural fabric: quiet, traditional, and familial.
By focusing on familiar rituals and guest lists, the coverage normalizes celebrity weddings as extensions of ordinary Indian ceremonies.
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