
Semi-conducteurs et pétrole : les marchés mondiaux retrouvent leur élan
Les prévisions optimistes de Micron et Qualcomm relancent l'appétit pour le risque, tandis que le brut repasse sous son niveau d'avant-guerre.
Les places financières asiatiques et européennes ont enregistré une nette progression jeudi 25 juin, portées par un regain de confiance dans le secteur des semi-conducteurs après les résultats trimestriels du fabricant américain Micron Technology. L'action du groupe a bondi de près de 16 % dans les échanges hors séance à New York, entraînant dans son sillage les valeurs technologiques à Tokyo, Séoul, Francfort et Paris. Le Nikkei 225 a gagné 4,1 % pour atteindre un nouveau record, tandis que le Kospi sud-coréen s'envolait de 5,9 %, tiré par Samsung Electronics et SK Hynix.
Ce mouvement trouve son origine dans les annonces de Micron, qui a relevé ses prévisions de revenus pour le trimestre en cours à 50 milliards de dollars, bien au-delà des attentes, et indiqué que l'ensemble de sa production de puces mémoire à haute bande passante (HBM) pour l'intelligence artificielle était déjà vendue pour l'année. Qualcomm a également contribué à l'optimisme en révisant à la hausse son objectif de chiffre d'affaires annuel à 40 milliards de dollars et en dévoilant une nouvelle puce pour centres de données. Ces perspectives ont apaisé les craintes, exprimées plus tôt dans la semaine sur les marchés américains, d'une surévaluation des dépenses liées à l'IA.
En Europe, l'indice Stoxx 600 a progressé de 0,7 %, avec des hausses marquées pour les fabricants de semi-conducteurs comme STMicroelectronics (+4,5 % à Milan) et Infineon (+4,9 % à Francfort). Les places de Londres et de Paris ont également clôturé dans le vert, bien que de manière plus modérée. Parallèlement, le recul des cours du pétrole a renforcé le sentiment positif : le Brent de la mer du Nord est passé sous la barre des 72,48 dollars le baril, son niveau de clôture du 27 février, veille du déclenchement du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. La reprise du trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, après des signes d'un accord de cessez-le-feu, a alimenté cette détente.
Les investisseurs attendent désormais la publication de l'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) aux États-Unis pour le mois de mai, mesure d'inflation privilégiée par la Réserve fédérale. Les économistes anticipent une hausse de 4,1 % sur un an, un plus haut depuis trois ans. La révision à la hausse du PIB américain du premier trimestre, à 2,1 %, pourrait également influencer les anticipations de politique monétaire. La combinaison de ces données avec la baisse des prix de l'énergie déterminera la marge de manœuvre de la banque centrale dans les prochaines semaines.
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Les rapports de Micron et Qualcomm ravivent l'optimisme sur l'IA, mais la chute du pétrole sous les niveaux d'avant-guerre inquiète les pays exportateurs. La région du Golfe voit dans la volatilité des prix un risque pour ses économies, tandis que l'enthousiasme pour l'IA semble éloigné des priorités locales. La baisse du brut est interprétée comme un signe d'incertitude mondiale nécessitant de la prudence.
Les résultats de Micron et Qualcomm alimentent un optimisme renouvelé dans l'IA, faisant grimper les valeurs technologiques. Le pétrole tombe sous les niveaux d'avant-guerre, un avantage pour les consommateurs mais un signe de ralentissement économique mondial. La presse atlantique se concentre sur les opportunités d'investissement et l'impact sur les marchés financiers.
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