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Justice & Droitmercredi 1 juillet 2026

Sabotage de Nord Stream : Berlin inculpe un ressortissant ukrainien

La justice allemande a formellement accusé un Ukrainien de crime de guerre pour les explosions de 2022, une première qui ravive les tensions géopolitiques autour de l’affaire.

Le parquet fédéral allemand a annoncé, le 1er juillet 2026, la première inculpation formelle dans l’enquête sur le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2. Le suspect, un citoyen ukrainien identifié comme Serhii K. (Sergueï Kouznetsov selon plusieurs médias), est poursuivi pour « attaque contre une infrastructure énergétique civile », provocation d’explosion et destruction d’ouvrages – des faits qualifiés de crime de guerre par le droit international humanitaire. Arrêté en Italie en août 2025 puis extradé vers l’Allemagne en novembre, il est détenu à Hambourg dans l’attente d’un procès devant la cour d’appel hanséatique. Les enquêteurs allemands, cités par la Süddeutsche Zeitung et Die Zeit, estiment disposer de preuves « accablantes », notamment des conversations téléphoniques interceptées lors de sa détention italienne et des traces d’explosifs militaires retrouvées sur le voilier Andromeda, utilisé selon l’accusation pour l’opération.

La justice allemande considère que le suspect dirigeait un commando de sept personnes, toutes de nationalité ukrainienne, qui aurait posé les charges explosives à 80 mètres de fond près de l’île de Bornholm. Un deuxième suspect, l’instructeur de plongée Volodymyr Jouravlev, a été interpellé en Pologne en septembre 2025, mais Varsovie a refusé son extradition, invoquant des « intérêts nationaux » et qualifiant l’acte de légitime défense face à une « guerre génocidaire » menée par la Russie. Cette divergence illustre les fractures au sein de l’Union européenne sur la qualification juridique d’un sabotage visant des infrastructures gazières russes, même à l’arrêt. Kiev, de son côté, nie toute implication étatique, tandis que Moscou dénonce un « acte de terrorisme international » et réclame un dialogue avec Berlin sur l’enquête.

Les gazoducs, construits pour acheminer le gaz russe directement vers l’Allemagne en contournant l’Ukraine, étaient au cœur des tensions énergétiques européennes bien avant les explosions du 26 septembre 2022. Nord Stream 2 n’avait jamais été mis en service, Berlin ayant suspendu sa certification peu avant l’invasion russe de l’Ukraine, et Nord Stream 1 avait vu ses flux interrompus par Moscou durant l’été 2022. Le sabotage, qui a libéré des quantités records de méthane en mer Baltique, a immédiatement donné lieu à des accusations croisées : les capitales occidentales soupçonnaient Moscou, tandis que le Kremlin pointait Washington et Londres. L’enquête allemande, désormais la seule active après la clôture des investigations suédoise et danoise en 2024, s’est orientée vers une piste pro-ukrainienne, sans pour autant identifier de commanditaire.

L’inculpation intervient dans un contexte délicat pour Berlin, premier fournisseur d’aide militaire européenne à l’Ukraine. Une partie de l’opinion ukrainienne perçoit les auteurs du sabotage comme des héros ayant privé la Russie d’une source de revenus, et s’interroge sur les poursuites engagées par un allié. Le procès, attendu à l’automne 2026, pourrait ainsi exacerber les tensions entre les deux pays, tout en laissant en suspens la question centrale du financement et de l’ordre de l’opération. La justice allemande, qui encourt jusqu’à quinze ans de réclusion, devra établir les responsabilités matérielles sans nécessairement dissiper le brouillard géopolitique qui entoure l’affaire.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Après des années de dénégations, l'Occident est finalement contraint d'admettre que la piste mène à Kiev. L'inculpation d'un ancien soldat ukrainien par le parquet allemand confirme ce que Moscou soutient depuis longtemps : le sabotage a été perpétré par des forces hostiles à la Russie, et non par Moscou elle-même. Cette accusation démasque l'hypocrisie de ceux qui se sont empressés de pointer la Russie du doigt sans preuves.

Presse européenne continentale/ DACH+
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Le parquet fédéral allemand a déposé les premières accusations formelles dans l'affaire du sabotage de Nord Stream contre un ressortissant ukrainien. Le suspect, un ancien militaire arrêté en Italie l'année dernière, est accusé d'attaque contre des infrastructures énergétiques civiles. L'enquête se poursuit pour identifier d'éventuels complices.

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mercredi 1 juillet 2026

Sabotage de Nord Stream : Berlin inculpe un ressortissant ukrainien

La justice allemande a formellement accusé un Ukrainien de crime de guerre pour les explosions de 2022, une première qui ravive les tensions géopolitiques autour de l’affaire.

Le parquet fédéral allemand a annoncé, le 1er juillet 2026, la première inculpation formelle dans l’enquête sur le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2. Le suspect, un citoyen ukrainien identifié comme Serhii K. (Sergueï Kouznetsov selon plusieurs médias), est poursuivi pour « attaque contre une infrastructure énergétique civile », provocation d’explosion et destruction d’ouvrages – des faits qualifiés de crime de guerre par le droit international humanitaire. Arrêté en Italie en août 2025 puis extradé vers l’Allemagne en novembre, il est détenu à Hambourg dans l’attente d’un procès devant la cour d’appel hanséatique. Les enquêteurs allemands, cités par la Süddeutsche Zeitung et Die Zeit, estiment disposer de preuves « accablantes », notamment des conversations téléphoniques interceptées lors de sa détention italienne et des traces d’explosifs militaires retrouvées sur le voilier Andromeda, utilisé selon l’accusation pour l’opération.

La justice allemande considère que le suspect dirigeait un commando de sept personnes, toutes de nationalité ukrainienne, qui aurait posé les charges explosives à 80 mètres de fond près de l’île de Bornholm. Un deuxième suspect, l’instructeur de plongée Volodymyr Jouravlev, a été interpellé en Pologne en septembre 2025, mais Varsovie a refusé son extradition, invoquant des « intérêts nationaux » et qualifiant l’acte de légitime défense face à une « guerre génocidaire » menée par la Russie. Cette divergence illustre les fractures au sein de l’Union européenne sur la qualification juridique d’un sabotage visant des infrastructures gazières russes, même à l’arrêt. Kiev, de son côté, nie toute implication étatique, tandis que Moscou dénonce un « acte de terrorisme international » et réclame un dialogue avec Berlin sur l’enquête.

Les gazoducs, construits pour acheminer le gaz russe directement vers l’Allemagne en contournant l’Ukraine, étaient au cœur des tensions énergétiques européennes bien avant les explosions du 26 septembre 2022. Nord Stream 2 n’avait jamais été mis en service, Berlin ayant suspendu sa certification peu avant l’invasion russe de l’Ukraine, et Nord Stream 1 avait vu ses flux interrompus par Moscou durant l’été 2022. Le sabotage, qui a libéré des quantités records de méthane en mer Baltique, a immédiatement donné lieu à des accusations croisées : les capitales occidentales soupçonnaient Moscou, tandis que le Kremlin pointait Washington et Londres. L’enquête allemande, désormais la seule active après la clôture des investigations suédoise et danoise en 2024, s’est orientée vers une piste pro-ukrainienne, sans pour autant identifier de commanditaire.

L’inculpation intervient dans un contexte délicat pour Berlin, premier fournisseur d’aide militaire européenne à l’Ukraine. Une partie de l’opinion ukrainienne perçoit les auteurs du sabotage comme des héros ayant privé la Russie d’une source de revenus, et s’interroge sur les poursuites engagées par un allié. Le procès, attendu à l’automne 2026, pourrait ainsi exacerber les tensions entre les deux pays, tout en laissant en suspens la question centrale du financement et de l’ordre de l’opération. La justice allemande, qui encourt jusqu’à quinze ans de réclusion, devra établir les responsabilités matérielles sans nécessairement dissiper le brouillard géopolitique qui entoure l’affaire.

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