
Ferrari lance une édition limitée à boîte manuelle, entre héritage et électrification
Avec la 12Cilindri Manuale, le constructeur italien renoue avec une transmission manuelle by-wire, visant une clientèle fidèle échaudée par son premier modèle électrique.
Le constructeur de Maranello a dévoilé le 3 juillet la Ferrari 12Cilindri Manuale, une série spéciale limitée à 1 499 exemplaires dotée d’un V12 atmosphérique de 830 chevaux et d’un système inédit de boîte manuelle by-wire. Ce lancement intervient un mois après la présentation du Luce, premier véhicule entièrement électrique de la marque, dont l’accueil mitigé – critiques sur son design et vagues de mèmes sur les réseaux sociaux – a souligné l’attachement d’une partie de la clientèle aux motorisations thermiques et à l’expérience de conduite analogique. Proposée à partir de 590 000 euros en Italie, la 12Cilindri Manuale renoue avec un geste mécanique disparu de la gamme depuis la 599, il y a vingt ans, tout en l’adaptant aux exigences contemporaines.
Le système Manuale by-wire ne constitue pas un retour à une transmission mécanique classique, mais une réinterprétation électronique. Il associe un levier de vitesses à grille, un pédalier à trois pédales avec embrayage by-wire et la boîte à double embrayage à huit rapports déjà éprouvée. Des capteurs angulaires et des actionneurs recréent les charges et les déclics caractéristiques des changements de rapport, tandis qu’un blocage mécanique empêche toute manœuvre incorrecte. Le conducteur peut opter pour un mode manuel sur les six premiers rapports et la marche arrière, ou pour un mode automatique intégral. Selon les ingénieurs de Maranello, l’objectif est de replacer « la relation entre l’intervention du conducteur, la mécanique et le contrôle au centre de l’expérience de conduite ».
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie de diversification du portefeuille. Ferrari prévoit que les modèles électriques ne représenteront que 20 % de sa gamme d’ici 2030, le reste se partageant à parts égales entre thermiques et hybrides. La 12Cilindri Manuale cible explicitement les collectionneurs et les fidèles de la marque, pour qui la rareté et la sensation physique priment. Ce positionnement contraste avec la tendance observée sur d’autres segments du marché automobile mondial. En Iran, par exemple, les tableaux de prix des véhicules domestiques montrent une domination des transmissions automatiques et CVT, y compris sur des modèles abordables comme la Shahin ou la Peugeot 207, tandis que les boîtes séquentielles restent cantonnées aux motos et à quelques sportives. La transmission à variation continue (CVT), qui simule électroniquement des rapports, équipe une part croissante des voitures grand public, privilégiant le confort au détriment du ressenti mécanique.
Les premières livraisons de la 12Cilindri Manuale sont attendues au premier trimestre de l’année prochaine. Ce modèle, dont le numéro de série limité rappelle la cylindrée du premier V12 Ferrari de 1947, sera observé comme un indicateur de la capacité des constructeurs de luxe à concilier transition énergétique et préservation d’un héritage artisanal. La prochaine étape sera l’accueil commercial de cette série, qui pourrait influencer les futures déclinaisons d’autres modèles de la marque.
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The Latin American bloc did not report on Ferrari's return to a digital manual transmission.
The Iranian bloc did not cover the story about Ferrari's digital manual transmission.
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