
Paraguay-France : quand la résilience guaraní défie la puissance bleue
Au lendemain de l’élimination surprenante de l’Allemagne par le Paraguay, les huitièmes de finale opposent l’attaque de feu des Bleus de Mbappé à la défense héroïque des Guaraníes, avec une place en quarts contre le Maroc en jeu.
Le samedi 4 juillet 2026, à Philadelphie, le Paraguay débarque en huitièmes de finale du Mondial avec le souvenir encore brûlant de son exploit face à l’Allemagne. Menés d’entrée par un but de Leroy Sané, les hommes de Gustavo Alfaro ont puisé dans leurs ressources collectives pour égaliser par Julio Enciso et arracher une séance de tirs au but remportée 4-3. Cette qualification inattendue, acquise après une phase de groupes laborieuse (défaite 4-1 contre les États-Unis, victoire 1-0 face à la Turquie, nul 0-0 contre l’Australie), les place désormais face au grand favori du tournoi.
Car la France, elle, avance sans trembler. Invaincue et auteure de 13 buts en quatre rencontres, la troupe de Didier Deschamps a successivement dominé le Sénégal (3-1), l’Irak (3-0), la Norvège (4-1) puis la Suède (3-0) au tour précédent. Portée par un Kylian Mbappé déjà auteur de six réalisations – soit autant que Lionel Messi dans la course au Soulier d’or –, l’attaque tricolore impressionne par sa vitesse et sa capacité à se projeter, emmenée également par Ousmane Dembélé (quatre buts) et Michael Olise, meilleur passeur du tournoi.
L’entraîneur paraguayen a résumé l’enjeu par une métaphore désormais célèbre dans les médias sud-américains : « La France est une tempête électrique. Ces éclairs qui jaillissent de partout visent le centre du but. Nous savons qu’une tempête approche et il va falloir trouver comment éviter les éclairs. » L’Albirroja, qui devrait aligner une défense à cinq, espère rééditer sa discipline tactique face à des Bleus que leur sélectionneur juge « favoris depuis le début de la compétition », tout en rappelant que cette étiquette « ne nous aide pas à gagner un match ».
Ce duel réveille aussi le souvenir de 1998. En huitièmes de finale de la Coupe du monde organisée en France, les Guaraníes, emmenés par le gardien José Luis Chilavert, avaient tenu tête aux futurs champions du monde pendant 114 minutes avant de céder sur un but en or de Laurent Blanc. Vingt-huit ans plus tard, dans un stade de Philadelphie qui vibre aux couleurs du football mondial, le Paraguay espère écrire une autre histoire, fort de son exploit face à une autre grande nation européenne.
Le vainqueur de ce choc des extrêmes affrontera en quart de finale le Maroc, qui a écarté le Canada 3-0 un peu plus tôt dans la journée. Pour les co-organisateurs canadiens, l’aventure s’arrête, tandis que les Lions de l’Atlas poursuivent leur route après leur historique demi-finale de 2022. Dans ce Mondial américain aux dimensions politiques inédites, la planète football retient son souffle.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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La presse d'Asie du Sud-Est présente le match Paraguay-France comme une histoire classique de outsiders, le Paraguay ayant surpris l'Allemagne au tour précédent. La France est dépeinte comme la favorite claire, mais la couverture se concentre sur les détails pratiques, les pronostics et les informations de diffusion. Le ton est neutre et informatif, sans prendre parti.
La presse latino-américaine présente le match comme une quête héroïque pour le Paraguay, une 'équipe surprise' qui a déjà éliminé l'Allemagne et affronte désormais la puissante France. Le récit est émotionnel et plein d'espoir, célébrant l'utopie impossible du Paraguay et le positionnant comme un challenger digne. La France est reconnue comme un favori fort, mais la couverture penche vers le soutien à l'outsider.
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