
Révision du T-MEC : le 1er juillet, coup d’envoi formel sous la menace de Trump
La réunion trilatérale virtuelle du 1er juillet lancera officiellement la révision de l’accord commercial nord-américain, alors que le président américain évoque sa possible dénonciation et que les positions des trois partenaires demeurent floues.
Le 1er juillet, les représentants des États-Unis, du Mexique et du Canada se réuniront par visioconférence pour ouvrir la révision formelle du Traité entre le Mexique, les États-Unis et le Canada (T-MEC/USMCA). Cette échéance, confirmée par le secrétaire mexicain à l’Économie Marcelo Ebrard à l’issue d’une seconde ronde bilatérale avec Washington, active le mécanisme prévu par l’accord lui-même : les trois pays doivent décider s’ils prolongent le traité de seize ans ou s’ils optent pour un maintien de dix ans assorti de révisions annuelles. L’incertitude domine néanmoins, car Donald Trump a répété le même jour, en marge du G7, qu’il préférerait voir le texte « prendre fin », tout en se disant ouvert à une renégociation.
Les discussions techniques préparatoires, menées depuis mars entre Mexicains et Américains, ont déjà permis d’identifier les principaux points de friction. Les deux délégations ont abordé les règles d’origine pour les biens industriels, la sécurité économique, l’agriculture, l’automobile, l’acier et l’aluminium. Un comité chargé de réviser les annexes sectorielles (chapitre 12) a été créé afin d’améliorer la compatibilité réglementaire. Du côté de Washington, la priorité est de renforcer l’intégration productive régionale pour réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs asiatiques, en particulier chinois. Le Mexique, qui paie un droit de douane moyen de 4 % contre plus de 30 % pour la Chine, cherche avant tout à préserver cet avantage compétitif et à contenir les surtaxes sur l’acier et l’aluminium.
La position canadienne, exprimée par le premier ministre Mark Carney, reconnaît l’hostilité de Trump envers l’accord mais insiste sur la solidité de sa structure sous-jacente. Ottawa met en avant des dossiers sectoriels comme le bois d’œuvre, frappé de droits compensateurs, et espère une approche « gagnant-gagnant ». L’expérience brésilienne, où les négociations sur des surtaxes de 25 % sont jugées bloquées par le palais du Planalto, illustre la rigidité de l’administration américaine : selon des sources gouvernementales brésiliennes, Washington ne recherche pas de compromis équilibré et les tarifs punitifs devraient se consolider. Cette posture, couplée aux déclarations trumpiennes, alimente le scepticisme des milieux d’affaires nord-américains, partagés entre la volonté de réindustrialisation des États-Unis et les intérêts de chaînes d’approvisionnement déjà intégrées.
La prochaine étape tangible sera la réunion virtuelle trilatérale du 1er juillet, destinée à tracer la feuille de route. Une rencontre en présentiel est prévue le 20 juillet à Mexico pour entamer l’examen détaillé des textes. D’ici là, le flou persiste : les analystes mexicains évoquent un « refroidissement » des relations et une transition incertaine, où le temps se réduit alors que les positions restent éloignées. Le point de bascule sera donc la capacité des trois capitales à s’accorder, dès le début juillet, sur le cadre même de la prolongation de l’accord.
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Le Mexique participe à la révision formelle du T-MEC le 1er juillet, malgré les menaces de Trump. Un comité bilatéral avec les États-Unis est créé pour harmoniser les règles sectorielles. L'avenir reste incertain : prolongation de 16 ans ou révisions périodiques sur une décennie.
Le premier ministre canadien Carney reconnaît que Trump n'aime pas l'accord CUSMA, mais assure qu'il restera en place à court terme. Les négociations formelles sur l'avenir du pacte débutent le 1er juillet. La position canadienne est celle d'un pragmatisme détaché face aux menaces américaines.
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