
Warsh apaise les craintes inflationnistes, mais les Bourses restent fébriles
Les déclarations du président de la Fed sur le reflux des risques inflationnistes ont fait baisser les rendements obligataires, sans dissiper les incertitudes liées à l’emploi américain et aux tensions avec l’Iran.
Les marchés financiers mondiaux ont connu une séance en dents de scie mercredi 1er juillet, partagés entre le soulagement provoqué par les propos du président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, et la persistance de multiples foyers d’incertitude. S’exprimant lors du forum de la Banque centrale européenne à Sintra, au Portugal, M. Warsh a estimé que « les risques pour l’inflation semblent avoir diminué ces dernières semaines », tout en refusant de donner des indications sur la trajectoire future des taux. Ces déclarations ont entraîné une détente immédiate sur les obligations d’État américaines : le rendement des bons du Trésor à deux ans est passé de 4,20 % à 4,16 %, tandis que le dollar, mesuré par l’indice DXY, effaçait une partie de ses gains matinaux pour revenir près de l’équilibre.
Ce répit n’a toutefois pas suffi à rassurer les places boursières. À New York, le S&P 500 a cédé 0,19 % et le Nasdaq 0,65 %, plombés par une lourde correction dans le secteur des semi-conducteurs, où l’ETF VanEck a chuté de plus de 5 %. En revanche, les valeurs de la communication ont bénéficié d’un bond de 8,8 % de Meta, porté par l’annonce d’un futur service de cloud destiné à commercialiser ses capacités de calcul excédentaires en intelligence artificielle. Les données macroéconomiques du jour ont offert des signaux mitigés : les créations d’emplois privés (ADP) sont ressorties à 98 000, en deçà des attentes, tandis que l’indice ISM manufacturier a ralenti sans basculer en contraction. Les investisseurs nord-américains restent néanmoins convaincus qu’au moins une hausse de taux interviendra d’ici septembre, un scénario qui continue de soutenir les rendements obligataires à moyen terme.
Sur les marchés émergents, le réal brésilien a particulièrement souffert, terminant en baisse de 0,90 % face au dollar, à 5,2094 pour un billet vert. Outre l’environnement global de taux élevés, la devise a pâti de facteurs domestiques : l’annonce par Washington de sanctions visant des citoyens et entreprises brésiliens pour leurs liens présumés avec le PCC, ainsi que l’approche des élections présidentielles d’octobre, qui ravive les craintes de dérapage budgétaire. L’indice Bovespa a limité son recul à 0,19 %, soutenu par le repli des cours du pétrole – le Brent est passé sous les 72 dollars le baril – qui a soulagé les coûts de production, mais a pesé sur les titres de la compagnie pétrolière nationale Petrobras. En Europe, l’indice Stoxx 600 a cédé 0,24 %, dans un climat d’attentisme similaire.
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran sur le détroit d’Ormuz restent un point d’attention majeur. Si le vice-président américain J.D. Vance a évoqué des discussions « constructives », Téhéran a refusé de rencontrer les émissaires de haut rang, maintenant un voile d’incertitude sur la normalisation du trafic pétrolier. La prochaine échéance déterminante sera la publication, jeudi, du rapport officiel sur l’emploi américain, qui pourrait confirmer ou infirmer la résilience du marché du travail et, partant, les anticipations de resserrement monétaire.
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Les marchés asiatiques font preuve de prudence en raison de l'impasse des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran et des craintes d'une hausse des taux de la Fed. Le yen atteint son plus bas niveau en 40 ans, tandis que les tensions sur le détroit d'Ormuz alimentent l'incertitude. Les investisseurs restent en alerte face à une éventuelle intervention japonaise.
Les marchés mondiaux reculent avant le discours du président de la Fed Warsh et les données sur l'emploi américain. Le dollar se renforce, mettant sous pression les devises émergentes comme le réal brésilien, tandis que le pétrole baisse. Tous les regards sont tournés vers le ton étonnamment ferme de Warsh, qui a ravivé les paris sur une hausse des taux.
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