
Après l’élimination au Mondial, la fédération allemande de football perquisitionnée pour corruption
Trente-six heures après la sortie de route de la Mannschaft au Mondial 2026, la justice allemande a mené des perquisitions dans les locaux de la DFB et de plusieurs villes hôtes de l’Euro 2024, sur fond de soupçons de trafic de billets et de favoritisme.
Au petit matin du 1er juillet 2026, plus de 150 enquêteurs de la police criminelle de Rhénanie-du-Nord-Westphalie ont investi le siège de la Fédération allemande de football (DFB) à Francfort, ainsi que des mairies et administrations de neuf villes ayant accueilli l’Euro 2024. L’opération, confirmée par le parquet de Bochum et l’Office régional de police criminelle, est intervenue alors que la délégation allemande rentrait tout juste d’Amérique du Nord, éliminée dès les seizièmes de finale du Mondial 2026 par le Paraguay aux tirs au but. Les médias d’Asie du Sud-Est ont immédiatement souligné le contraste entre les pronostics favorables – un superordinateur donnait 79,5 % de chances de qualification – et une troisième élimination précoce consécutive en Coupe du monde, tandis que la presse italienne évoquait une « autre claque » pour un football allemand en crise.
L’enquête vise la société Euro 2024 GmbH, coentreprise de la DFB et de l’UEFA chargée d’organiser le championnat d’Europe. Selon les déclarations du parquet, reprises par les médias du Proche-Orient et du monde arabe, des responsables de cette structure auraient offert aux villes hôtes des droits de préemption exclusifs sur des billets, dont certains auraient été utilisés de manière irrégulière. Deux suspects sont dans le collimateur : un ancien employé de la ville de Gelsenkirchen, âgé de 66 ans, et un cadre français de 46 ans travaillant pour Euro 2024 GmbH. Le premier aurait bénéficié d’une invitation à la demi-finale Espagne-France à Munich, pour un avantage évalué à environ 2 400 euros incluant voyage et hébergement ; le second est soupçonné d’avoir convié des responsables locaux à des matchs de prestige. La presse russe a mis l’accent sur le caractère structuré de ces avantages, évoquant un possible système de corruption impliquant plusieurs milliers de billets.
La presse allemande rappelle que la DFB n’en est pas à son premier démêlé judiciaire. Après les zones d’ombre autour du Mondial 2006 et une condamnation pour fraude fiscale en 2024, cette nouvelle affaire fragilise un peu plus l’institution. Le ministre de l’Intérieur du Land, Herbert Reul, a promis une action résolue : « Un billet de football n’est pas un élément de salaire. Quiconque tend la main dans le service public peut s’attendre à notre visite. » Les perquisitions ont également visé les administrations de Dortmund, Düsseldorf, Cologne, Hambourg, Berlin, Stuttgart et Munich, ainsi que des entreprises privées en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et en Bavière.
La justice allemande précise que les suspects n’ont pas encore pu répondre aux accusations et bénéficient de la présomption d’innocence. Pour la DFB, déjà ébranlée par les contre-performances sportives, l’enquête ouvre un front supplémentaire alors que la fédération doit gérer les conséquences d’un échec mondial et préparer l’avenir de la sélection nationale.
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La perquisition au siège de la DFB est présentée comme un nouveau coup dur pour le football allemand, déjà humilié par son élimination de la Coupe du monde 2026. L'enquête sur des irrégularités présumées dans les billets de l'Euro 2024 prend des allures de scandale, avec plus de 150 enquêteurs mobilisés.
Les autorités allemandes ont perquisitionné le siège de la DFB et d'autres lieux dans le cadre d'une enquête pour corruption liée à l'Euro 2024. L'enquête vise des employés de villes hôtes qui auraient reçu des invitations et des billets à des conditions préférentielles de la part des organisateurs.
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