
Trump s’invite dans la polémique tactique après l’élimination de l’Angleterre
Le président américain a ironisé sur le repositionnement défensif d’Harry Kane, tandis que Thomas Tuchel défend ses choix face aux critiques de la presse britannique.
Menée 1-0 à la 55e minute après un but d’Anthony Gordon, l’Angleterre s’est effondrée en fin de demi-finale du Mondial 2026 face à l’Argentine, concédant deux buts signés Enzo Fernández et Lautaro Martínez dans les cinq dernières minutes du temps réglementaire et le temps additionnel. Ce scénario, qui prive les Three Lions d’une première finale depuis 1966, a immédiatement braqué les projecteurs sur les choix tactiques du sélectionneur allemand Thomas Tuchel, coupable aux yeux de nombreux observateurs d’avoir recroquevillé son équipe en défense après l’ouverture du score.
Depuis New York, où il recevait le président de la FIFA Gianni Infantino, Donald Trump s’est invité dans le débat avec une ironie mordante. Évoquant sa partie de golf avec Harry Kane dix-huit mois plus tôt en Floride, le président américain a jugé « peut-être une erreur » d’avoir transformé le capitaine anglais en « joueur défensif ». Tout en multipliant les précautions oratoires – « Qu’est-ce que j’y connais en football ? », « Qu’est-ce que j’y connais en coaching ? » –, il a estimé qu’il fallait « être un peu offensif » et a qualifié la décision d’« inhabituelle ». Cette sortie, largement relayée par les médias anglo-saxons et au-delà, illustre la porosité entre le sport et le champ politique dans un tournoi coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, et dont Trump entend capitaliser le succès populaire.
Face à la bronca, Tuchel a d’abord ironisé – « Utilisez-vous Donald Trump comme témoin dans cette affaire ? » – avant de défendre pied à pied sa lecture du match. Il a expliqué que Kane n’avait reculé que parce que l’équipe entière était contrainte à un bloc bas, et a assumé ses changements défensifs en fin de rencontre, affirmant ne rien regretter. La presse britannique, elle, s’est déchaînée : l’ancien international Gary Lineker a ironisé sur un possible « espion allemand », tandis que Michael Owen jugeait qu’un sélectionneur étranger n’aurait jamais dû être nommé. Le tabloïd Daily Mail a parlé de « football néandertalien », et The Independent de « lâcheté ». En Allemagne, la Süddeutsche Zeitung a souligné le contraste entre un Tuchel offensif face aux journalistes et une équipe qui, sur le terrain, avait reculé jusqu’à l’abdication.
Au-delà du cas anglais, l’épisode met en lumière l’entrelacement des intérêts entre la FIFA et la Maison-Blanche. Trump a profité de la même réception pour se vanter d’être intervenu auprès d’Infantino afin de faire lever la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, une décision qui avait suscité de vives controverses. L’Angleterre, de son côté, doit désormais se tourner vers le match pour la troisième place contre la France, une rencontre que Tuchel aborde avec la volonté d’offrir au pays son meilleur résultat en Coupe du monde depuis soixante ans, tout en reconnaissant un « écart » persistant avec les nations majeures que sont l’Argentine, l’Espagne et la France.
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
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| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.10 | neutral |
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