
Mondial 2026 : Collina justifie l’arbitrage après le renversement argentin face à l’Égypte
Le chef des arbitres de la FIFA a défendu l’intégrité de ses officiels et détaillé les décisions contestées du huitième de finale Argentine-Égypte, marqué par une remontée spectaculaire et des accusations de partialité.
L’Argentine a renversé l’Égypte (3-2) en huitième de finale de la Coupe du monde 2026 à Atlanta, au terme d’un scénario qui a enflammé les passions bien au-delà du terrain. Menés 2-0, les champions du monde en titre ont arraché leur qualification en quart de finale grâce à trois buts, dont le dernier a été précédé d’un duel entre Mohamed Salah et Julián Álvarez que les Égyptiens jugent irrégulier. Un but égyptien annulé en seconde période pour une faute de Mervan Attia sur Lisandro Martínez, détectée en début d’action par l’assistance vidéo, avait déjà cristallisé la frustration du camp des « Pharaons ».
La polémique a pris une dimension institutionnelle lorsque la Fédération égyptienne et le sélectionneur Hossam Hassan ont officiellement protesté, tandis que le milieu offensif Mostafa Ziko accusait la FIFA de « diriger le tournoi » vers un nouveau sacre de Lionel Messi. Dans les médias arabes, de Hespress à Sky News Arabia, l’incompréhension domine : on souligne que l’arbitre français n’a pas sanctionné un tirage de maillot sur Hamdi Fathi dans la surface à 2-2, et que le contact Salah-Álvarez relève, selon la presse égyptienne, d’une faute évidente. La presse latino-américaine, à l’image du brésilien Metrópoles, relaie surtout l’explication technique de la FIFA, tout en rappelant que l’implication du président américain Donald Trump dans l’annulation d’un carton rouge visant un joueur américain a jeté le soupçon sur l’indépendance de l’arbitrage.
Face à la tempête, Pierluigi Collina, président de la commission des arbitres de la FIFA, a livré une défense méthodique. Dans un entretien diffusé par le site officiel de l’instance, il a affirmé que « personne ne peut prétendre que l’arbitrage de la FIFA puisse être influencé par qui que ce soit, pas même le président Gianni Infantino ». Il a détaillé le protocole VAR : après chaque but, la phase de possession offensive est examinée sans limite de distance ni de temps, et toute faute ayant un impact sur le but entraîne une révision. Sur le but refusé à l’Égypte, il a confirmé que le joueur égyptien avait « clairement marché sur le pied » du défenseur argentin. Quant au duel Salah-Álvarez, il l’a qualifié de « contact normal de football », le défenseur ayant touché le ballon en premier.
Cette séquence illustre la tension croissante entre la quête de transparence technologique et la perception d’injustice dans les compétitions mondiales. Les médias européens, comme le Hamshahri iranien ou le CNN Arabic, notent que Collina a mis en garde contre les accusations sans preuve, qui exposent les arbitres et leurs familles à des menaces. L’Italien a reconnu que des erreurs peuvent survenir avec 96 matchs disputés en peu de temps, mais a estimé le niveau d’arbitrage satisfaisant, supérieur à celui de 2022.
L’Argentine affrontera en quart de finale le vainqueur d’un autre huitième, tandis que l’Égypte quitte le tournoi sur un sentiment d’amertume qui continuera d’alimenter le débat sur l’équité du plus haut niveau du football mondial.
| Presse iranienne et apparentée | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | −0.20 | neutral |
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.10 | neutral |
L'explication de Collina est claire : les arbitres sont indépendants, les protestations égyptiennes sont infondées et le système VAR a fonctionné correctement.
Le bloc iranien utilise un ton détaché et technique, présentant les déclarations de Collina comme des faits objectifs, sans implication émotionnelle, pour légitimer la neutralité de l'Iran sur la controverse.
Il omet les accusations égyptiennes de partialité et la description détaillée du mécontentement des joueurs et de la fédération.
L'Égypte a été volée. Les décisions arbitrales étaient erronées. Collina tente de justifier l'injustifiable.
Le bloc du Golfe met l'accent sur les émotions et les accusations égyptiennes, présentant l'Égypte comme victime d'un système injuste, tout en minimisant les explications techniques de Collina.
Il omet la possibilité que les décisions aient été correctes selon les règles, et le contexte où l'Égypte a gaspillé une avance de 2-0.
Trump ne peut pas influencer les arbitres. Collina l'a précisé. Le football doit rester indépendant de la politique.
Le bloc latino-américain met en lumière l'ingérence de Trump, élevant la question à un conflit entre pouvoir politique et sport, utilisant l'épisode pour réaffirmer l'autonomie du football.
Il omet la discussion spécifique sur les décisions du match Argentine–Égypte, se concentrant uniquement sur le cas Balogun et Trump.
L'Égypte a été victime d'erreurs arbitrales. Collina ne peut pas tout justifier. Les menaces envers les arbitres sont une erreur, mais la frustration est légitime.
Le bloc arabe Levant-Maghreb présente la controverse comme une injustice subie, mais avec un ton plus modéré que le Golfe, reconnaissant également les menaces comme problématiques.
Il omet l'explication détaillée des règles du VAR et le fait que l'Égypte avait des chances de gagner malgré les décisions.
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