
Michael, le biopic aux mille millions : comment le roi de la pop a conquis le monde
Porté par son neveu Jaafar Jackson, le film sur la vie de Michael Jackson devient le premier biopic à dépasser le milliard de dollars de recettes, tandis que le remake de Moana déçoit.
Dans les cinémas de Jakarta, de São Paulo ou de Moscou, des spectateurs vêtus de gants pailletés et de chapeaux fedora entonnent les refrains de « Billie Jean ». Certains reviennent pour la troisième, la quatrième fois, transformant chaque séance en célébration collective. Ce rituel, observé depuis la sortie du film Michael en avril dernier, a porté le biopic consacré au « King of Pop » vers un sommet inédit : celui du milliard de dollars de recettes mondiales.
Selon les données relayées par la presse internationale, le long-métrage réalisé par Antoine Fuqua a engrangé 1,001 milliard de dollars, dont 371,8 millions en Amérique du Nord et 629,8 millions à l’international. Il devient ainsi le premier film biographique à franchir ce seuil symbolique, dépassant au passage Bohemian Rhapsody (911 millions) et Oppenheimer (975 millions). Pour le studio Lionsgate, c’est une première historique, loin devant les 865 millions de Hunger Games : L’Embrasement. La performance doit beaucoup à l’interprétation de Jaafar Jackson, neveu de la star, dont la ressemblance physique et la maîtrise des chorégraphies ont été saluées par la critique latino-américaine et asiatique.
Ce succès contraste avec la trajectoire du remake en prises de vues réelles de Moana, sorti quelques semaines plus tard. Malgré un budget de 250 millions de dollars et un soin méticuleux apporté à la représentation des cultures polynésiennes – tatouages maoris, danses traditionnelles, validation par un comité culturel –, le film n’a récolté que 43 millions lors de son week-end d’ouverture nord-américain, bien en deçà des attentes. La presse argentine y voit une copie trop fidèle à l’original animé, dépourvue de l’étincelle nostalgique qui avait porté d’autres remakes. Aux États-Unis, des commentateurs conservateurs ont pointé un deux poids, deux mesures : le même magazine Variety qui célébrait l’« authenticité » de Moana n’a guère critiqué le manque de fidélité historique du prochain L’Odyssée de Christopher Nolan, où des acteurs non grecs incarnent des divinités hellènes. Ce débat sur la représentation, attisé par les réseaux sociaux, révèle les contradictions d’une industrie tiraillée entre exigences commerciales et quête de légitimité culturelle.
Le public, lui, a tranché. En Asie du Sud-Est, en Russie, en Amérique latine, les salles ont affiché complet des semaines durant, portées par un bouche-à-oreille fervent. La musique, les pas de danse, l’aura intacte de Michael Jackson ont transcendé les controverses qui avaient entouré la production – réécritures du scénario, éviction de passages sensibles. Aujourd’hui, Lionsgate prépare déjà une suite, tandis que les fans continuent de poster sur les réseaux sociaux des vidéos où ils reproduisent le moonwalk dans les allées des cinémas. Comme un écho lointain à ce mot de la star : « Ce n’est pas un film, c’est une fête. »
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.50 | aligned |
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| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.90 | aligned |
Michael Jackson a brisé tous les records, prouvant que son héritage est intemporel.
En convertissant le chiffre du box-office en monnaie locale et en le comparant à d'autres biopics, l'accomplissement devient tangible et compétitif, renforçant le récit d'une icône imparable.
Il omet l'accueil critique et le fait que c'est le deuxième film à atteindre le milliard en 2026.
Le film a gagné un milliard malgré les critiques négatives, prouvant que le public pense différemment.
En juxtaposant les critiques négatives au succès au box-office, le récit d'un triomphe populaire sur l'opinion des élites est construit, faisant apparaître l'accomplissement comme une revanche du goût du public.
Il omet le ton célébratoire et la répartition spécifique des revenus nationaux et internationaux, ainsi que le fait qu'il s'agit du premier biopic à atteindre le milliard.
Michael Jackson a conquis une nouvelle scène : le box-office mondial, prouvant que sa grandeur ne connaît pas de limites.
En utilisant la métaphore emblématique du 'moonwalk' et un langage superlatif, l'accomplissement est présenté comme une continuation naturelle et inévitable de son statut légendaire, rendant le record presque prédestiné.
Il omet toute perspective critique et le fait que les critiques ont descendu le film, ainsi que la répartition spécifique des marchés.
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