
Meghan Markle en juge invitée à MasterChef Australie : royauté, recettes et couacs
L’apparition de la duchesse de Sussex comme juge invitée dans l’émission culinaire australienne a mêlé confidences familiales, appel-surprise du prince Harry et controverse autour d’un titre maladroitement prononcé.
Dans le studio de MasterChef Australie, un téléphone sonne. Meghan Markle, juge invitée pour un épisode, décroche : « Hi my love ! » Le visage du prince Harry s’affiche, en duplex depuis Canberra où il rend visite à des vétérans. Autour d’elle, les candidats figent leurs cuillères en bois. Le duc de Sussex s’excuse presque de déranger — « Very sorry to disturb you » — avant de l’encourager d’un « Enjoy it ! ». Une fois l’appel terminé, Meghan le qualifie de « charmeur », comme pour sceller ce moment où la sphère intime fait irruption dans le rituel télévisé.
L’épisode, enregistré en avril lors d’une tournée privée du couple en Australie, place l’ancienne actrice dans le rôle d’une « mystérieuse juge invitée », remplaçant Andy Allen en congé paternité. Aux candidats, elle impose de créer un plat « digne d’une duchesse » à partir d’ingrédients de saison qu’elle affectionne : noix de macadamia, agrumes, miel, choux de Bruxelles. Meghan demande à être appelée par son prénom, délaissant les titres. Elle se livre aussi sur les goûts divergents de son foyer : Harry aime « la viande, les pommes de terre et la sauce à la crème », quand elle préfère les poissons grillés et les agrumes. Les enfants, Archie et Lilibet, adorent les choux de Bruxelles et mettent la main à la pâte.
Cette intrusion du gotha dans une téléréalité culinaire australienne illustre la trajectoire singulière du couple depuis sa mise en retrait de la famille royale britannique. En visite privée mais sous les projecteurs, les Sussex mêlent engagements caritatifs et opérations commerciales — une logique de monétisation de la notoriété que les médias anglo-saxons décortiquent à chacun de leurs déplacements. La presse australienne, elle, a oscillé entre ironie et lassitude : le Sydney Morning Herald a décrit une entrée en forme de « confusion à une échelle rarement vue depuis la fin d’It’s a Knockout », tandis que le magazine Hello saluait une duchesse qui « a fait de MasterChef Australia son propre royaume ». En Indonésie, les quotidiens ont rapporté l’événement avec neutralité, se focalisant sur l’appel surprise et les habitudes alimentaires.
L’accueil du public fut tout aussi contrasté. Des téléspectateurs ont loué la « chaleur et la grâce » de Meghan, d’autres ont jugé le caméo du prince « embarrassant ». Mais au-delà des réactions à chaud, c’est une possible friction en coulisses qui a retenu l’attention : selon des sources reprises par plusieurs médias britanniques et américains, la juge Poh Ling Yeow aurait introduit Meghan en employant le terme de « bangsawan » (noblesse), en dépit des consignes de l’équipe de production. Ce faux-pas protocolaire aurait provoqué un agacement, démenti par l’entourage de l’intéressée. L’incident, bien que mineur, rappelle combien chaque apparition des Sussex est scrutée à travers le prisme d’une royauté mondialisée, prise entre déférence de l’ancien monde et aspiration à la normalité.
L’image finale revient à Meghan, téléphone en main, montrant les plats à Harry à travers l’écran : « J’aurais aimé que tu puisses goûter, ces plats sont fantastiques. » Scène domestique projetée dans l’arène cathodique, où la cuisine devient le théâtre d’une mise en scène de soi — ni tout à fait duchesse, ni simple célébrité, mais un personnage public cherchant à écrire son propre scénario, entre confidences et couacs.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
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