
Lutte antidrogue : du Ghana à l’Algérie, les États renforcent prévention et répression
À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus de drogues, plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont annoncé de nouvelles mesures, mêlant campagnes scolaires, saisies records et mobilisation familiale.
Le ministère ghanéen de l’Éducation a ordonné l’introduction immédiate d’un message quotidien de sensibilisation antidrogue dans tous les établissements pré-universitaires du pays. La directive, émise le 27 juin, impose aux élèves de réciter, lors des rassemblements matinaux, un échange en forme d’appel et réponse : « Ne commence pas comme un salut » / « Pour vivre dans le regret ». Selon les autorités ghanéennes, cette mesure s’inscrit dans une campagne nationale de communication pour le changement de comportement, menée avec le ministère de l’Intérieur et la Commission de contrôle des stupéfiants, et vise à enrayer la progression de la consommation chez les jeunes.
En Algérie, le gouvernement a présenté le même jour le bilan de la première année de sa stratégie nationale 2025-2029 de lutte contre la drogue et les psychotropes. Le Premier ministre Sifi Ghrieb a mis en avant un durcissement du cadre pénal, avec des amendements législatifs qualifiés de « saut qualitatif » par Alger, et des saisies qualifiées d’inédites : plus de 37 tonnes de cannabis, 1,4 tonne de cocaïne et 43 millions de comprimés psychotropes interceptés en 2025. Le directeur de l’Office national de lutte contre la drogue a souligné que ces volumes reflètent autant l’ampleur du trafic que la complexité d’une demande nécessitant une réponse sanitaire et sociale intégrée.
Au Bangladesh, la société civile s’est mobilisée à Rajbari, où une chaîne humaine organisée par le Prothom Alo Trust a rassemblé enseignants, journalistes, commerçants et responsables politiques. Les intervenants ont décrit une situation où la défiance envers les institutions et le manque de suivi familial favoriseraient l’enracinement de la consommation, appelant à un mouvement social uni plutôt qu’à une seule réponse policière. Aux Émirats arabes unis, l’Autorité de protection de la famille d’Abou Dabi a tenu une session de dialogue intitulée « La prévention est une responsabilité partagée », insistant sur le rôle de première ligne des familles et la nécessité de partenariats entre éducation, police et services de réinsertion.
Ces initiatives, déployées autour de la Journée internationale du 26 juin, illustrent des approches distinctes mais convergentes. En Afrique de l’Ouest, le Ghana met l’accent sur la prévention en milieu scolaire, tandis que des pays d’Afrique de l’Est comme le Kenya et l’Ouganda progressent, selon des experts cités à Accra, vers un étiquetage nutritionnel d’avertissement sur les produits transformés, liant lutte contre les addictions et maladies non transmissibles. Au Maghreb, l’Algérie articule répression du trafic transfrontalier et réformes législatives, tout en plaidant dans les enceintes internationales pour une approche respectueuse des souverainetés nationales.
Le dossier reste ouvert : au Ghana, la campagne sera prolongée par des programmes de sensibilisation et une collaboration avec les parents et les chefs communautaires ; en Algérie, la stratégie quinquennale se poursuit avec un volet de coopération régionale renforcée ; aux Émirats, l’Autorité familiale prévoit d’étendre ses services de prévention et de réinsertion. Aucune évaluation indépendante de l’impact de ces dispositifs n’a encore été annoncée.
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Le ministère ghanéen de l'Éducation a imposé un message anti-drogue quotidien dans toutes les écoles pré-universitaires, dans le cadre d'une campagne nationale de changement de comportement. Menée avec le ministère de l'Intérieur et la Commission des stupéfiants, l'initiative vise à protéger les élèves et à promouvoir des cadres d'apprentissage sains. Le cadrage est celui d'une prévention pragmatique et d'une protection étatique de la jeunesse.
Sous le haut patronage du Président, l'Algérie a marqué la Journée internationale contre la drogue par un bilan de la stratégie nationale 2025-2029, mettant en avant des saisies record en 2025. Le Premier ministre a souligné le durcissement des lois et la détermination de l'État à combattre un fléau qui ronge la société. Le récit mêle alarme face au danger de la drogue et triomphalisme devant les succès répressifs.
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