
Liverpool face à l’urgence : Iraola réclame un ailier et veut retenir ses cadres
Lors d’une conférence de presse à Chicago, le nouvel entraîneur des Reds a dressé un état des lieux sans complaisance, entre départs majeurs, blessures de longue durée et nécessité de renforcer un effectif amoindri.
La tournée américaine de Liverpool s’est ouverte sur un constat lucide. Mardi, à Chicago, Andoni Iraola a reconnu devant la presse internationale – des médias d’Asie du Sud-Est au Moyen-Orient, en passant par l’Afrique et l’Amérique latine – que son équipe présentait des lacunes « évidentes » à quelques semaines de la reprise de la Premier League. Le technicien espagnol a pointé en priorité le recrutement d’un ailier, conséquence directe du départ de Mohamed Salah, parti après neuf saisons à Anfield, ainsi que ceux d’Andy Robertson et d’Ibrahima Konaté, qui ont amputé l’effectif de plusieurs cadres historiques.
Si les arrivées du défenseur Jeremy Jacquet et de l’attaquant Victor Muñoz, champion du monde avec l’Espagne, apportent un premier sang neuf, elles ne comblent pas tous les vides. « Nous devons absolument signer un ailier », a martelé Iraola, cité par la presse indonésienne et malaisienne, tout en se gardant de fixer un nombre précis de recrues. L’entraîneur a insisté sur la nécessité de rester « ouvert aux opportunités » d’un marché encore mouvant, où le coût des transferts et l’évaluation des joueurs déjà sous contrat dicteront les autres mouvements. Des postes jugés « délicats » sont également sous surveillance en raison de blessures qui éloignent des terrains Hugo Ekitike, Conor Bradley et Giovanni Leoni pour plusieurs mois.
Face à l’hémorragie d’expérience, Iraola a affiché sa volonté de conserver les derniers piliers du vestiaire. Le milieu argentin Alexis Mac Allister, à deux ans de la fin de son contrat et courtisé après un Mondial réussi, et le gardien brésilien Alisson, dont le bail expire dans un an et que la presse italienne envoie régulièrement à la Juventus, sont jugés indispensables. « Alisson nous aidera dans ce processus d’adaptation des nouveaux joueurs, des jeunes », a expliqué le coach, relayé par des médias kényans et ghanéens, citant également Virgil van Dijk et Joe Gomez comme des « références » dont l’influence sera déterminante pour intégrer les recrues.
La fragilité défensive constitue l’autre urgence. L’absence prolongée de Conor Bradley, blessé à un genou en janvier et encore « loin d’un retour », selon les termes d’Iraola rapportés par la presse brésilienne, laisse le couloir droit dangereusement dégarni. « Si Conor était en pleine forme, nous ne nous poserions même pas ces questions », a reconnu le technicien, qui juge la profondeur de banc « très mince » en défense centrale et sur les côtés. La recherche de solutions anime donc les derniers jours du mercato, alors que Liverpool entame sa préparation par un match amical contre Sunderland à Nashville, avant d’affronter Wrexham, Leeds, Monaco et Côme, puis de lancer sa saison de Premier League à Newcastle le 23 août.
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