
Le volley-ball russe réintègre les compétitions mondiales, le football reste à l’écart
La Fédération internationale de volley-ball a levé l’exclusion des équipes russes, une première depuis la suspension du Comité olympique russe par le CIO, tandis que l’UEFA maintient son opposition.
Les volleyeurs russes ont obtenu leur billet de retour sur la scène internationale. Le 8 juillet 2026, la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) a annoncé la levée de toutes les restrictions visant les athlètes et les équipes nationales russes, leur permettant de participer à nouveau aux championnats du monde et aux tournois officiels. Les sélections masculine et féminine seront réintégrées au classement mondial avec le même nombre de points qu’au moment de leur gel, en mars 2022. La question de l’utilisation du drapeau et de l’hymne reste à trancher, la FIVB se réservant le droit de statuer ultérieurement en concertation avec la Confédération européenne de volley-ball (CEV).
Cette décision fait suite au revirement du Comité international olympique (CIO), qui, la veille, a provisoirement levé la suspension du Comité olympique russe (ROC) en vigueur depuis octobre 2023. L’exécutif du CIO a estimé que le ROC ne comptait plus parmi ses membres d’organisations sportives issues des territoires ukrainiens occupés, et a reçu l’engagement qu’aucune activité n’y serait menée. Le CIO a également abandonné ses recommandations de 2022 et 2023 qui imposaient un statut neutre aux sportifs russes et excluaient les équipes. La présidente Kirsty Coventry a justifié cette orientation par la volonté de ne pas « tenir les athlètes pour responsables des actes de leur gouvernement », tout en maintenant l’interdiction d’organiser des événements en Russie.
L’onde de choc de cette normalisation est cependant loin d’être uniforme. Dans le football, la perspective d’un retour russe demeure bloquée. Selon des informations rapportées par la presse britannique, l’UEFA et plusieurs fédérations d’Europe occidentale – notamment anglaise, allemande et française – s’opposent toujours catégoriquement à la réintégration des clubs et de la sélection russe. La FIFA, de son côté, a indiqué qu’elle réévaluerait sa position, mais le parcours qualificatif pour la Coupe du monde étant supervisé par l’UEFA, le veto européen rend improbable une issue rapide. En Ukraine, la décision du CIO a provoqué une vive condamnation. Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé un « signal préoccupant pour la communauté internationale », tandis que des athlètes ukrainiens, à l’image du skeletoneur Vladyslav Heraskevych, ont qualifié la mesure de « honteuse » et accusé le CIO d’hypocrisie.
Pour le volley-ball, la réintégration ouvre la voie à une participation aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Les équipes russes, qui figuraient parmi les meilleures au monde avant leur exclusion – troisième rang masculin, neuvième rang féminin –, pourront ainsi prendre part aux qualifications continentales et mondiales. La FIVB a toutefois assorti ce retour de conditions antidopage strictes : tous les athlètes devront avoir subi plusieurs contrôles avant leur retour, sous la supervision de l’Agence internationale de tests (ITA), en raison de la non-conformité persistante de l’agence russe RUSADA. Le président de la Fédération russe de volley-ball, Stanislav Chevtchenko, a indiqué que le sort des clubs russes en compétitions européennes serait examiné par le conseil d’administration de la CEV, sans calendrier précis. Ainsi, si le volley-ball a franchi le pas, le paysage sportif mondial reste fragmenté, chaque fédération internationale conservant son autonomie pour interpréter – ou ignorer – les recommandations du CIO.
| Presse russe et CEI | +0.90 | aligned |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.40 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
La Russie célèbre le retour comme une victoire du bon sens et du droit fondamental au sport, remerciant la FIVB d'avoir suivi les recommandations du CIO.
La Russie universalise la décision comme une application de principes universels (droit au sport) et minimise le contexte politique, présentant le retour comme une procédure technique normale.
Les critiques ukrainiennes et les préoccupations européennes en matière de sécurité ne sont pas mentionnées.
L'Ukraine condamne la décision comme une concession à la Russie agressive, tandis que le Brésil enregistre le fait sans jugement.
La critique ukrainienne personnifie l'État russe comme un agresseur et présente la décision comme une menace pour la sécurité, tandis que le Brésil adopte un ton détaché et technique.
La perspective russe sur la légitimité du retour et le principe du droit au sport ne sont pas représentés.
L'Indonésie rapporte la décision comme un fait technique, citant les déclarations officielles sans ajouter d'interprétations.
Elle adopte une approche de pure actualité, évitant tout jugement et se contentant d'enregistrer les faits et les déclarations officielles.
Les réactions critiques de l'Ukraine ou des pays européens, ainsi que la célébration russe, ne sont pas mentionnées.
L'Allemagne dénonce la décision comme une victoire pour le Kremlin et un danger pour le sport, tandis qu'un rapport en russe la présente comme une mise à jour de routine.
La critique allemande utilise une hiérarchie des menaces, liant la décision à un renforcement du régime russe et à un risque pour la sécurité européenne, tandis que le rapport en russe adopte un ton technique et neutre.
La célébration russe et la perspective du droit au sport ne sont pas incluses.
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