
Le pétrole retombe à son niveau d’avant-guerre après les pourparlers de Doha
La reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz et les discussions américano-iraniennes font chuter le brut sous 71 dollars, ravivant les craintes d’une offre excédentaire.
Les cours du pétrole ont poursuivi leur dégringolade jeudi, le baril de Brent passant sous 71 dollars pour la première fois depuis la dernière semaine de février, avant le déclenchement du conflit américano-iranien. En trois séances, les deux références mondiales – Brent et West Texas Intermediate – ont perdu plus de 3 %, retombant à leurs plus bas niveaux en quatre mois. Ce reflux s’est accéléré après l’annonce par le Qatar de « progrès positifs » lors des pourparlers indirects de Doha, qui se sont achevés mercredi et portaient en priorité sur la sécurisation du détroit d’Ormuz, par où transitait un cinquième de l’offre pétrolière mondiale avant la guerre.
La mécanique de la baisse repose sur un double mouvement : la dissipation de la prime de risque géopolitique et l’anticipation d’un excédent d’offre. La circulation des pétroliers dans le détroit, bien qu’encore inférieure aux niveaux d’avant-crise, s’est nettement redressée depuis la signature, le 17 juin à Islamabad, d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran. Les Émirats arabes unis ont rétabli leurs exportations à plus de 3,9 millions de barils par jour, tandis que l’Arabie saoudite a recommencé à charger du brut depuis le terminal de Ras Tanura et propose des cargaisons spot à des clients asiatiques. Parallèlement, les réserves commerciales américaines, bien qu’en baisse pour la dixième semaine consécutive, ont reculé moins que prévu, et les importations chinoises de brut ont chuté de 40 % ces derniers mois, selon des données reprises par les médias iraniens.
Les perspectives de l’offre restent orientées à la hausse. L’OPEP+ devrait entériner dimanche une nouvelle augmentation de ses quotas de production d’environ 188 000 barils par jour pour le mois d’août, d’après des sources proches de l’alliance. L’Agence internationale de l’énergie avait déjà prévenu que l’offre dépasserait la demande d’ici la fin de l’année. Du côté iranien, Téhéran dispose de quelque 140 millions de barils stockés sur terre et sur mer, susceptibles d’être écoulés si les sanctions venaient à être levées dans le cadre d’un accord global. Les autorités iraniennes maintiennent toutefois leur exigence de reconnaissance de leur souveraineté sur le détroit et entendent imposer des droits de passage à partir de la mi-août, une fois expirée la période de gratuité prévue par l’accord initial.
Les maisons d’analyse financière révisent leurs prévisions. La banque suisse UBS a abaissé de 25 dollars sa projection de prix moyen du Brent pour le troisième trimestre, à 80 dollars, tout en soulignant que le risque demeure orienté à la hausse, car le nombre de pétroliers entrant dans le Golfe persique reste inférieur à celui des navires en sortant. Les stratèges de la banque néerlandaise ING notent que si la tendance au retour des tankers s’accélère, elle remettrait en cause leurs anticipations d’un rebond des cours. Les opérateurs asiatiques, de leur côté, voient dans la réouverture du détroit un signal de concurrence accrue pour les parts de marché, qui pèse sur les prix.
La prochaine session de négociations indirectes entre Américains et Iraniens sera programmée après les funérailles de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, prévues à partir du 4 juillet. D’ici là, la réunion de l’OPEP+ de dimanche et l’évolution du trafic dans le détroit d’Ormuz constitueront les principaux jalons pour un marché qui a déjà effacé plus de 40 % de la flambée spéculative du printemps.
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
Domestic security and economic sovereignty are absolute priorities; oil price fluctuations are external events that do not deserve attention.
The omission of the news reinforces the image of a country immune to global turbulence, focusing on control and internal stability.
The drop in oil price is not reported, an event that could signal economic vulnerability for a major exporter like Russia.
Le développement économique et la stabilité régionale sont au centre ; la volatilité du marché pétrolier est une variable gérée, non un événement à souligner.
L'absence de la nouvelle est normalisée en présentant un agenda positif de projets et de partenariats, suggérant que les fluctuations des prix n'affectent pas la confiance économique.
La chute du Brent n'est pas mentionnée, ce qui pourrait indiquer une baisse des revenus pour les pays du Golfe, mais un paysage économique serein est préféré.
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