
Le reflux de l’inflation américaine masque des tensions persistantes
La chute des prix de l’énergie a entraîné un recul inattendu de l’inflation aux États-Unis en juin, offrant un répit aux marchés, tandis que l’Argentine poursuit sa propre désinflation malgré des fragilités budgétaires.
L’indice des prix à la consommation aux États-Unis a reculé de 0,4 % en juin par rapport au mois précédent, une baisse mensuelle d’une ampleur inédite depuis avril 2020. En rythme annuel, l’inflation est ainsi passée de 4,2 % en mai à 3,5 %, selon le Département du Travail. Ce reflux s’explique presque entièrement par l’effondrement des cours du pétrole et de l’essence, consécutif à la signature d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran. L’accalmie a toutefois été de courte durée : le président Trump a par la suite déclaré l’accord « terminé », provoquant un léger rebond des prix du brut.
Les économistes nord-américains restent prudents. Hors énergie et alimentation, l’inflation dite « cœur » demeure à un niveau élevé, autour de 2,9 % en glissement annuel, alimentée par la diffusion progressive des surcoûts énergétiques antérieurs dans les services. La persistance de la hausse des prix des services – coiffure, santé, réparations – reflète une inflation que les analystes qualifient de « tenace », car les salaires, principal poste de coût, ne s’ajustent pas à la baisse. Les droits de douane imposés par l’administration Trump continuent par ailleurs d’être répercutés sur les biens de consommation. Ce contexte de cherté persistante pèse sur la popularité présidentielle : le taux d’approbation de Donald Trump est tombé à 36 %, son plus bas niveau en deux mandats, selon The Economist et YouGov, la guerre avec l’Iran et la flambée des prix de l’essence – le gallon a dépassé 4,48 dollars – cristallisant le mécontentement.
En Argentine, la dynamique désinflationniste se confirme mais suscite des interrogations. L’inflation générale est passée sous la barre des 2 % en juin, et l’inflation cœur a atteint 1,6 %, son deuxième plus bas niveau depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei. Les consultants de la place financière de Buenos Aires saluent cette trajectoire, tout en relevant des « signaux jaunes » : le résultat fiscal primaire de juin a affiché un déficit de près de 697 milliards de pesos, faisant manquer au Trésor l’objectif semestriel convenu avec le FMI d’environ 0,57 billion de pesos. Le marché du travail reste dégradé, avec une chute de l’emploi privé enregistré pour le onzième mois consécutif, et les impayés de crédit demeurent à des niveaux élevés.
Sur les marchés d’actifs numériques, la publication des chiffres américains a été suivie d’un raffermissement des cours. Le bitcoin s’est établi autour de 64 600 dollars et l’ether près de 1 900 dollars, les plates-formes d’échange indonésiennes notant un regain d’attention à l’approche de l’« ETH Genesis Day » du 30 juillet, qui commémore le lancement de la blockchain Ethereum. Les investisseurs asiatiques interprètent la modération de l’inflation comme un signal favorable à une stabilisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale, sans pour autant relâcher la vigilance face aux incertitudes géopolitiques. La prochaine réunion du FOMC et l’évolution des discussions entre Washington et Téhéran constitueront les prochains repères pour l’ensemble de ces marchés.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
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| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.50 | aligned |
Les marchés et analystes latino-américains préviennent : la baisse de l'inflation est un soulagement temporaire, mais les vrais problèmes fiscaux et d'emploi persistent.
En juxtaposant les données positives sur l'inflation aux données négatives fiscales et d'emploi, il crée un récit 'oui, mais' qui tempère l'optimisme.
Ne mentionne pas l'optimisme des marchés crypto ni les possibles implications d'assouplissement monétaire de la Fed.
Les marchés crypto d'Asie du Sud-Est célèbrent la donnée : la baisse de l'inflation américaine ouvre la voie à de nouveaux sommets pour Bitcoin et Ethereum.
En se concentrant exclusivement sur la réaction positive des prix et en ignorant la persistance de l'inflation sous-jacente et les préoccupations fiscales, il construit un récit d'optimisme pur.
Laisse de côté les préoccupations fiscales et du marché du travail, ainsi que les avertissements sur des prix élevés persistants.
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