Se connecter
Édition de 20:00 CETmercredi 1 juillet 2026
311 sources · 17 langues208 briefings aujourd'hui
Dernière minute
Énergie & Climatdimanche 28 juin 2026

Pétrole : la trêve américano-iranienne freine l’envolée des cours

Les prix du brut ont d’abord grimpé après de nouveaux échanges de frappes dans le détroit d’Ormuz, avant de se stabiliser quand Washington et Téhéran ont accepté une pause et la reprise des pourparlers.

Les cours du pétrole ont connu une séance volatile lundi 29 juin. Le Brent de la mer du Nord a brièvement dépassé 73 dollars le baril avant de revenir autour de 72,57 dollars (+0,8 %), tandis que le West Texas Intermediate américain s’établissait à 70,11 dollars (+1,3 %). Ce mouvement en dents de scie reflète la succession rapide d’une escalade militaire et d’un apaisement diplomatique : durant le week-end, les États-Unis ont frappé des cibles iraniennes en représailles à des attaques contre des navires commerciaux, dont un pétrolier lié au Qatar, et l’Iran a riposté en visant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Quelques heures plus tard, les deux capitales annonçaient une suspension des hostilités et la tenue de discussions techniques à Doha le mardi suivant.

La nervosité des marchés tient à la situation dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du commerce maritime mondial de brut. La semaine précédente, le Brent avait pourtant chuté de 10,6 %, les expéditions ayant atteint leur plus haut niveau depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran fin février. Mais les nouvelles attaques ont ralenti le trafic et rappelé la fragilité de l’accord intérimaire signé le 17 juin. Les analystes de la zone Asie-Pacifique estiment que le marché devra « réévaluer son hypothèse d’un rétablissement rapide de l’offre en provenance du golfe Persique », les flux physiques restant entravés par des files de pétroliers, des infrastructures endommagées et des arrêts de production. Le géant saoudien Aramco a certes repris les chargements au terminal de Ras Tanura après quatre mois d’interruption, mais un accident d’hélicoptère meurtrier sur le site illustre la persistance de risques opérationnels.

Au-delà du pétrole, la perspective d’un apaisement a soutenu les places boursières européennes, le Stoxx 600 gagnant 0,1 %, tandis que les contrats à terme américains progressaient de 0,7 %. Les marchés asiatiques ont effacé une partie de leurs pertes, à l’image du Kospi sud-coréen (-0,2 %) et du Nikkei japonais (+0,15 %). Le dollar, porté par les anticipations d’au moins une hausse des taux de la Réserve fédérale cette année, est resté proche de son plus haut annuel, pesant sur l’or, qui accuse une baisse trimestrielle de 13 %, sa plus forte depuis 2013. Les analystes européens jugent « étrange » la relative sérénité des opérateurs, estimant qu’un rétablissement lent de l’offre exposerait les prix à un risque haussier significatif.

Le prochain jalon sera la réunion de Doha, où les équipes techniques doivent aborder l’ensemble des volets du mémorandum d’entente, y compris la réouverture complète du détroit. La confiance reste limitée : comme le résume un stratège américain, « les marchés entament le mois de juillet avec un cessez-le-feu auquel personne ne croit vraiment ».

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

50%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse du Golfe arabePresse arabe Levant-Maghreb
Presse du Golfe arabe
PragmatismeDétachement

Les prix du pétrole ont légèrement augmenté lundi, le Brent dépassant les 72 dollars, alors que les hostilités entre les États-Unis et l'Iran se poursuivaient pour le quatrième jour. Les marchés restent préoccupés par les risques d'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz, mais sont de plus en plus confiants que les derniers échanges militaires ne dégénéreront pas en une guerre régionale à grande échelle. L'espoir persiste qu'un cessez-le-feu de 60 jours permette de rétablir les expéditions de pétrole via le détroit.

Presse arabe Levant-Maghreb
ScepticismeUrgence

Le pétrole a rebondi lundi après de nouveaux échanges de frappes entre les États-Unis et l'Iran, soulignant la fragilité de l'accord intérimaire visant à mettre fin à la guerre. Présenté comme une guerre américano-israélienne contre l'Iran, le conflit a de nouveau ralenti le trafic des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, tandis que le mémorandum d'entente de juin – incluant le Liban et la levée des sanctions – semble de plus en plus incertain. La reprise de l'escalade jette le doute sur la stabilité régionale et la sincérité des efforts de paix.

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
Négociations de Doha : Washington met en garde Téhéran contre les taxes de transit dans le détroit d’Ormuz·Meta entre cloud et tensions internes : la course à l’IA fracture le géant·Seize enfants d’une même famille secourus dans des conditions de vie déplorables en Ohio·Autriche-Espagne : le retour d’un duel historique en phase à élimination directe·L'Asie multiplie les accords de défense bilatéraux, de Jakarta à Riyad·Législations cyber : la Suède, la Malaisie et l’Indonésie renforcent les pouvoirs policiers numériques·Un décès par rage au Canada relance l’alerte sur les morsures invisibles de chauve-souris·Trump autorise son chef du renseignement par intérim à déclassifier les archives de l’élection de 2020·Négociations de Doha : Washington met en garde Téhéran contre les taxes de transit dans le détroit d’Ormuz·Meta entre cloud et tensions internes : la course à l’IA fracture le géant·Seize enfants d’une même famille secourus dans des conditions de vie déplorables en Ohio·Autriche-Espagne : le retour d’un duel historique en phase à élimination directe·L'Asie multiplie les accords de défense bilatéraux, de Jakarta à Riyad·Législations cyber : la Suède, la Malaisie et l’Indonésie renforcent les pouvoirs policiers numériques·Un décès par rage au Canada relance l’alerte sur les morsures invisibles de chauve-souris·Trump autorise son chef du renseignement par intérim à déclassifier les archives de l’élection de 2020·
Màj 10:281 langue · 3 sources
3 sources|1 langue|3 min de lecture
dimanche 28 juin 2026

Pétrole : la trêve américano-iranienne freine l’envolée des cours

Les prix du brut ont d’abord grimpé après de nouveaux échanges de frappes dans le détroit d’Ormuz, avant de se stabiliser quand Washington et Téhéran ont accepté une pause et la reprise des pourparlers.

Les cours du pétrole ont connu une séance volatile lundi 29 juin. Le Brent de la mer du Nord a brièvement dépassé 73 dollars le baril avant de revenir autour de 72,57 dollars (+0,8 %), tandis que le West Texas Intermediate américain s’établissait à 70,11 dollars (+1,3 %). Ce mouvement en dents de scie reflète la succession rapide d’une escalade militaire et d’un apaisement diplomatique : durant le week-end, les États-Unis ont frappé des cibles iraniennes en représailles à des attaques contre des navires commerciaux, dont un pétrolier lié au Qatar, et l’Iran a riposté en visant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Quelques heures plus tard, les deux capitales annonçaient une suspension des hostilités et la tenue de discussions techniques à Doha le mardi suivant.

La nervosité des marchés tient à la situation dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du commerce maritime mondial de brut. La semaine précédente, le Brent avait pourtant chuté de 10,6 %, les expéditions ayant atteint leur plus haut niveau depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran fin février. Mais les nouvelles attaques ont ralenti le trafic et rappelé la fragilité de l’accord intérimaire signé le 17 juin. Les analystes de la zone Asie-Pacifique estiment que le marché devra « réévaluer son hypothèse d’un rétablissement rapide de l’offre en provenance du golfe Persique », les flux physiques restant entravés par des files de pétroliers, des infrastructures endommagées et des arrêts de production. Le géant saoudien Aramco a certes repris les chargements au terminal de Ras Tanura après quatre mois d’interruption, mais un accident d’hélicoptère meurtrier sur le site illustre la persistance de risques opérationnels.

Au-delà du pétrole, la perspective d’un apaisement a soutenu les places boursières européennes, le Stoxx 600 gagnant 0,1 %, tandis que les contrats à terme américains progressaient de 0,7 %. Les marchés asiatiques ont effacé une partie de leurs pertes, à l’image du Kospi sud-coréen (-0,2 %) et du Nikkei japonais (+0,15 %). Le dollar, porté par les anticipations d’au moins une hausse des taux de la Réserve fédérale cette année, est resté proche de son plus haut annuel, pesant sur l’or, qui accuse une baisse trimestrielle de 13 %, sa plus forte depuis 2013. Les analystes européens jugent « étrange » la relative sérénité des opérateurs, estimant qu’un rétablissement lent de l’offre exposerait les prix à un risque haussier significatif.

Le prochain jalon sera la réunion de Doha, où les équipes techniques doivent aborder l’ensemble des volets du mémorandum d’entente, y compris la réouverture complète du détroit. La confiance reste limitée : comme le résume un stratège américain, « les marchés entament le mois de juillet avec un cessez-le-feu auquel personne ne croit vraiment ».

Divergence des sources

Énergie & Climat · 3 sources · 1 langue

50%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Neutre50%
Critique50%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse du Golfe arabePresse arabe Levant-Maghreb
Presse du Golfe arabe
PragmatismeDétachement

Les prix du pétrole ont légèrement augmenté lundi, le Brent dépassant les 72 dollars, alors que les hostilités entre les États-Unis et l'Iran se poursuivaient pour le quatrième jour. Les marchés restent préoccupés par les risques d'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz, mais sont de plus en plus confiants que les derniers échanges militaires ne dégénéreront pas en une guerre régionale à grande échelle. L'espoir persiste qu'un cessez-le-feu de 60 jours permette de rétablir les expéditions de pétrole via le détroit.

Presse arabe Levant-Maghreb
ScepticismeUrgence

Le pétrole a rebondi lundi après de nouveaux échanges de frappes entre les États-Unis et l'Iran, soulignant la fragilité de l'accord intérimaire visant à mettre fin à la guerre. Présenté comme une guerre américano-israélienne contre l'Iran, le conflit a de nouveau ralenti le trafic des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, tandis que le mémorandum d'entente de juin – incluant le Liban et la levée des sanctions – semble de plus en plus incertain. La reprise de l'escalade jette le doute sur la stabilité régionale et la sincérité des efforts de paix.

Cette actualité est parue dans

3 sources · 1 langue

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

Trump étrenne un Air Force One offert par le Qatar, entre célébration patriotique et controverse éthique

10 langues · 26 sources

Depuis Economy & Markets

Washington refuse de prolonger le T-MEC, l’accord commercial nord-américain placé sous revue annuelle

5 langues · 28 sources

Depuis Technology

WhatsApp lance les noms d’utilisateur : l’Inde met en garde contre les risques de fraude

3 langues · 13 sources

Lire plus