
Le Nikkei franchit pour la première fois les 72 000 points, porté par l’euphorie de l’IA
L’indice phare de Tokyo a enchaîné une sixième séance record, tandis que les progrès des pourparlers Iran–États-Unis apaisent les marchés pétroliers.
L’indice Nikkei 225 de la Bourse de Tokyo a clôturé lundi au-dessus des 72 000 points pour la première fois de son histoire, à 72 353,96, après avoir touché un sommet intraday à 72 831,73. Cette sixième séance consécutive de hausse, qui représente un gain de 1,5 % sur la journée, s’inscrit dans une dynamique où l’indice a déjà engrangé près de 8 % la semaine précédente. Le Topix, plus large, a lui aussi atteint un nouveau record à 4 095,05.
La progression est alimentée par l’engouement persistant pour les valeurs liées à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs. À Tokyo, SoftBank Group a gagné 2,4 % et Tokyo Electron 2,3 %, tandis qu’à Séoul, SK Hynix bondissait de 4,7 %, tirant le Kospi près de ses plus hauts niveaux. Le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi a renforcé cette tendance en dévoilant un objectif de 370 000 milliards de yens d’investissements publics et privés dans les secteurs stratégiques, dont l’IA et les puces, d’ici 2040. Les analystes de Nomura à Tokyo soulignent que les sociétés liées à l’IA jouent à nouveau un rôle moteur, tout en avertissant qu’une vigilance élevée persiste quant à l’évolution de la situation au Moyen-Orient.
Les marchés asiatiques ont par ailleurs bénéficié d’un apaisement géopolitique après l’annonce par le Qatar et le Pakistan, médiateurs dans les négociations entre Washington et Téhéran, de progrès vers une feuille de route pour un accord final sous 60 jours. Le baril de Brent a cédé 1,4 % à 79,42 dollars, loin de son pic de mai à 126,41 dollars, malgré les déclarations iraniennes sur une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, contredites par les États-Unis. Les places de Hong Kong et de Shanghai sont restées en ordre dispersé, tandis que Taïwan a grimpé de 2,8 % et que les contrats à terme américains et européens s’affichaient en légère baisse.
Aux États-Unis, le ton restrictif adopté la semaine dernière par la Réserve fédérale continue de peser sur les obligations, les marchés évaluant désormais à 75 % la probabilité d’un relèvement des taux dès septembre. Le dollar s’est apprécié à 161,68 yens, et l’euro a reculé à 1,1454 dollar. La livre sterling a fléchi sous l’effet d’incertitudes politiques au Royaume-Uni. Le prochain jalon déterminant sera la publication, jeudi, de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) aux États-Unis, mesure d’inflation privilégiée de la Fed, attendue en hausse à 3,4 % en mai, ainsi que les interventions de plusieurs responsables de la banque centrale.
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L'indice Nikkei a clôturé au-dessus de 72 000 points pour la première fois, prolongeant une série record de six séances. L'euphorie autour de l'IA et des semi-conducteurs a alimenté les achats, poussant le Topix à un nouveau sommet historique.
Les marchés asiatiques étaient mitigés, le Nikkei atteignant un record grâce à l'IA tandis que les futures américains baissaient. Les progrès des pourparlers USA-Iran ont apaisé les craintes, faisant reculer les prix du pétrole.
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