
Le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but et s’affirme dans l’élite mondiale
Après un match nul 1-1 et une séance de penalties décisive, les Lions de l’Atlas rejoignent le Canada en huitièmes, tandis que les Oranje enregistrent leur quatrième élimination mondiale aux tirs au but.
La frappe d’Ismael Saibari, imparable dans le coin gauche du but néerlandais, a scellé le destin des Pays-Bas. Après 120 minutes d’un combat intense, le Maroc s’est imposé 3-2 aux tirs au but, décrochant son billet pour les huitièmes de finale du Mondial 2026. Le gardien Yassine Bounou, déjà héros du quart de finale 2022 face à l’Espagne, a repoussé la tentative de Crysencio Summerville, offrant à son capitaine Achraf Hakimi, malgré son propre échec, une qualification arrachée dans la douleur.
Le scénario du match a pourtant longtemps penché en faveur des Néerlandais. Cody Gakpo, dont la compagne venait de perdre leur enfant à naître, avait ouvert le score à la 72e minute, déclenchant une célébration chargée d’émotion. Mais dans le temps additionnel, le défenseur Issa Diop, monté aux avant-postes, a catapulté de la tête un centre de Chemsdine Talbi pour égaliser et provoquer la prolongation. Celle-ci n’a pas départagé deux équipes épuisées, malgré une parade exceptionnelle du portier néerlandais Bart Verbruggen devant Soufiane Rahimi. La séance de tirs au but, marquée par cinq échecs au total, a vu les montants repousser les frappes de Justin Kluivert et Achraf Hakimi, avant que Bounou ne devienne le héros.
Au-delà du résultat, cette victoire confirme l’ancrage du Maroc dans le gotha mondial. Demi-finaliste en 2022, la sélection de Mohamed Ouahbi a dominé les débats avec 65 % de possession et de multiples occasions, contraignant les Pays-Bas, septièmes au classement FIFA, à un schéma défensif inhabituel. « J’ai vu cette manière de jouer comme une forme de respect », a déclaré l’entraîneur marocain, tandis que la presse néerlandaise s’interrogeait sur l’échec de Justin Kluivert, pourtant tireur fiable. Le capitaine Virgil van Dijk a déploré une élimination « au plus mauvais moment », alors que les Oranje enregistrent leur quatrième défaite en séance de penalties en Coupe du monde, un record partagé avec l’Espagne.
Cette élimination précoce des Pays-Bas s’inscrit dans une soirée noire pour le football européen, l’Allemagne ayant également chuté face au Paraguay. Pour le Maroc, le prochain rendez-vous est fixé au 4 juillet à Houston contre le Canada, pays coorganisateur. Un adversaire que les Lions de l’Atlas avaient déjà battu en phase de groupes en 2022, mais qui, porté par son public, entendra briser la dynamique d’une équipe africaine plus que jamais ambitieuse.
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La presse du Golfe présente la victoire du Maroc comme un moment de fierté régionale, les dirigeants politiques félicitant publiquement les Lions de l'Atlas. La séance de tirs au but dramatique est dépeinte comme un exploit héroïque qui unit le monde arabe, en soulignant le soutien des dirigeants émiratis. Le récit met en avant le triomphe de l'outsider et les célébrations émotionnelles à travers la région.
Les médias d'Afrique subsaharienne célèbrent la qualification du Maroc comme un accomplissement historique pour tout le continent, étant la première équipe africaine à atteindre les huitièmes de finale. La victoire est présentée comme une démonstration de la puissance montante du football africain, les Néerlandais étant dépeints comme le dernier géant européen à tomber. Les exploits aux tirs au but de Bounou et Saibari sont salués comme un moment de fierté collective africaine.
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