
La défiance envers l’IA fait chuter les marchés mondiaux, le pétrole porté par les tensions au Moyen-Orient
Les places boursières, de Wall Street à l’Asie, ont subi une lourde correction vendredi, les valeurs technologiques étant délaissées au profit de secteurs refuges, tandis que les frappes américano-iraniennes propulsent le brut à des sommets hebdomadaires.
L’annonce par Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) d’une révision à la hausse de ses prévisions de dépenses d’investissement, entre 60 et 64 milliards de dollars pour l’année, a déclenché une vague de défiance sur les marchés actions mondiaux. Malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, l’ampleur des capitaux nécessaires à la course à l’intelligence artificielle a ravivé les interrogations sur la rentabilité future de ces investissements. L’indice Philadelphia Semiconductor a chuté de 4,3 % jeudi à New York, entraînant dans son sillage Nvidia, AMD ou Micron, tandis qu’Alphabet reculait de 4,4 % après l’annonce d’un report du lancement de son modèle d’IA Gemini 3.5 Pro.
La correction s’est propagée aux places asiatiques et européennes. À Taïwan, le Taiex a plongé de 6,47 %, sa pire séance depuis l’instauration des droits de douane américains d’avril, et le Nikkei japonais a cédé plus de 4 %, pénalisé par les fortes baisses de SoftBank et des équipementiers de semi-conducteurs. En Chine continentale, le CSI 300 a perdu 2,45 % et le Hang Seng de Hong Kong 1,78 %. Les marchés sud-coréens, fermés pour un jour férié, avaient vu les autorités annoncer la veille l’interdiction temporaire de nouveaux ETF liés à certaines grandes valeurs technologiques et le relèvement des dépôts minimums pour les investisseurs particuliers, une mesure destinée à contenir la volatilité. En Europe, le Stoxx 600 a cédé 0,7 %, les places de Paris et Francfort reculant dans une moindre mesure, l’exposition plus limitée du Vieux Continent au secteur des semi-conducteurs ayant amorti le choc.
Parallèlement, la multiplication des frappes entre les États-Unis et l’Iran a propulsé les cours du pétrole. Le Brent a franchi les 85 dollars le baril, en hausse de plus de 11 % sur la semaine, sa plus forte progression depuis avril. Téhéran a revendiqué de nouvelles attaques contre des installations américaines dans le Golfe, après six nuits consécutives de bombardements américains sur son territoire. Cette escalade, qui perturbe le trafic dans le détroit d’Ormuz, alimente les craintes d’une pression inflationniste supplémentaire, susceptible d’influencer les décisions de la Réserve fédérale.
Sur le marché des changes, le dollar est resté stable, les anticipations réduites de hausses de taux de la Fed étant compensées par une demande de valeurs refuges. Le yen, proche d’un plus bas de quarante ans face au billet vert, a suscité de nouvelles interventions verbales du ministre japonais des Finances. L’once d’or s’est appréciée de 0,3 % à 3 981 dollars. Les investisseurs surveillent désormais l’évolution du conflit au Moyen-Orient et la capacité des grandes entreprises technologiques à démontrer un retour sur les sommes colossales engagées dans l’IA, alors que la saison des résultats se poursuit.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.40 | critical |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
Nous assistons à une correction brutale alors que la bulle de l'IA se dégonfle ; nos marchés subissent le poids d'une vente massive mondiale alimentée par des attentes excessives et des dépenses d'investissement massives qui pourraient ne jamais être rentables.
En se concentrant sur les fortes baisses en pourcentage des indices locaux, le bloc rend la crise tangible et urgente, la reliant directement au cycle de battage médiatique de l'IA pour créer un récit de correction inévitable.
Le bloc omet les données économiques positives des États-Unis et le fait que la vente massive était largement limitée au secteur technologique, ainsi que le rôle de la hausse des prix du pétrole dans l'exacerbation de l'aversion au risque.
Nous remettons en question les fondements mêmes du commerce de l'IA ; le marché se réveille enfin à la réalité que des dépenses massives ne garantissent pas de rendements, et un nouveau concurrent chinois ne fait qu'ajouter à l'incertitude.
En présentant la vente massive comme une réévaluation rationnelle des hypothèses, le bloc se positionne comme un observateur sophistiqué qui voit au-delà du battage médiatique, utilisant un langage analytique pour donner de la crédibilité.
Le bloc omet les solides bénéfices sous-jacents de TSMC et le contexte plus large du marché des craintes inflationnistes liées au pétrole, attribuant plutôt la vente massive entièrement aux préoccupations de valorisation de l'IA.
Nous rapportons les mouvements du marché comme une correction technique de routine dans le cadre d'une saison de bénéfices positive ; la vente massive de puces est un événement sectoriel qui ne signale pas de risque systémique.
En mettant l'accent sur les données économiques positives et la portée limitée de la baisse, le bloc normalise l'événement, minimisant son importance et le présentant comme un simple accroc.
Le bloc omet la propagation mondiale de la vente massive, l'impact sévère sur les marchés asiatiques et le rôle des prix du pétrole et des tensions géopolitiques, présentant l'événement comme une correction mineure du secteur technologique américain.
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