Se connecter
Édition de 10:00 CETmercredi 24 juin 2026
307 sources · 17 langues828 briefings aujourd'hui
Dernière minute
Garanties nucléaires et pressions sur Minsk : Moscou redessine l’équation sécuritaire biélorusseDe la Malaisie au Nigeria, une série d’incidents mobilise les polices localesRéseaux sociaux et mineurs : l’Allemagne écarte l’interdiction, prône un accès encadré à partir de 13 ansMoscou érige la dissuasion nucléaire en ultime rempart contre une guerre mondialeTéhéran présente l’accord de paix comme une « défaite américaine », Washington rassure le GolfeFrappes ukrainiennes en Crimée : Sébastopol privée d’électricité, la pénurie de carburant s’aggraveRonaldinho, 46 ans, reprend du service en troisième division italienne avec RavennaSpaceX lève 25 milliards de dollars par émission obligataire, mais le marché reste prudentGaranties nucléaires et pressions sur Minsk : Moscou redessine l’équation sécuritaire biélorusseDe la Malaisie au Nigeria, une série d’incidents mobilise les polices localesRéseaux sociaux et mineurs : l’Allemagne écarte l’interdiction, prône un accès encadré à partir de 13 ansMoscou érige la dissuasion nucléaire en ultime rempart contre une guerre mondialeTéhéran présente l’accord de paix comme une « défaite américaine », Washington rassure le GolfeFrappes ukrainiennes en Crimée : Sébastopol privée d’électricité, la pénurie de carburant s’aggraveRonaldinho, 46 ans, reprend du service en troisième division italienne avec RavennaSpaceX lève 25 milliards de dollars par émission obligataire, mais le marché reste prudent
Économie & Marchésvendredi 19 juin 2026

La Banque de Russie tempère ses baisses de taux face aux risques budgétaires et énergétiques

Le 19 juin, la banque centrale russe a abaissé son taux directeur de 25 points de base à 14,25 %, un geste plus prudent que les 50 points attendus, signalant une inquiétude accrue face à la dérive budgétaire et aux perturbations du marché des carburants.

La Banque de Russie a réduit son taux directeur pour la neuvième fois consécutive, le portant de 14,5 % à 14,25 % le 19 juin. Ce mouvement de 25 points de base, le premier d’une telle ampleur depuis 2020, a déçu les marchés financiers russes qui anticipaient majoritairement une baisse de 50 points. L’indice MOEX de la Bourse de Moscou a chuté de plus de 1,5 % dans l’après-midi, tandis que les obligations d’État (OFZ) se sont repliées, l’indice RGBI passant sous les 118 points.

Dans son communiqué, l’institut d’émission a mis en avant un changement de ton significatif. La politique budgétaire sur l’horizon triennal sera « plus accommodante que prévu », ce qui pourrait exiger une trajectoire de taux plus élevée que celle envisagée en avril. Le maintien d’un déficit structurel primaire jusqu’en 2029, confirmé par le ministre des Finances Anton Silouanov, est désormais perçu comme un risque inflationniste majeur. S’y ajoute une poussée des prix des carburants, consécutive à une baisse temporaire de la production de carburant automobile, que la banque centrale surveillera dans ses enquêtes de juillet sur les anticipations d’inflation.

L’économie russe affiche une croissance modeste : le PIB a reculé de 0,2 % en glissement annuel au premier trimestre, mais la banque centrale table sur une expansion de 0,5 % au premier semestre. La tension sur le marché du travail reste élevée, avec un chômage historiquement bas et des salaires progressant plus vite que la productivité. Le crédit, tant aux entreprises qu’aux ménages, s’est accéléré ces derniers mois, un signal que les conditions monétaires pourraient ne plus être perçues comme restrictives par les emprunteurs. La présidente Elvira Nabioullina a souligné que l’espace pour de nouvelles baisses de taux s’est réduit.

Mme Nabioullina, absente de la scène publique depuis début juin en raison d’une infection respiratoire sévère, a dirigé la conférence de presse, dissipant les spéculations sur un éventuel départ. La presse anglo-saxonne avait évoqué des discussions au sein de l’administration sur une réorganisation de la banque centrale en cas de succession, mais le Kremlin a démenti toute « théorie du complot ». Le mandat de la présidente, troisième et dernier selon la loi, expire en juin 2027.

La prochaine réunion du conseil d’administration est fixée au 24 juillet. La banque centrale actualisera alors ses prévisions de trajectoire des taux, avec une révision probablement à la hausse pour 2026-2027. Le ministère du Développement économique, pour sa part, estime qu’un potentiel de baisse supplémentaire subsiste, illustrant les tensions entre les autorités monétaires et le gouvernement sur le rythme de l’assouplissement.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

44%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse russe et CEIPresse européenne continentale
Presse russe et CEI/ État
PragmatismeDétachement

La Banque de Russie a abaissé son taux directeur d'un modeste quart de point à 14,25%, signalant la prudence face aux risques inflationnistes persistants et à une politique budgétaire plus expansionniste. La gouverneure Nabiullina, de retour après un rhume, a démenti les rumeurs de défaveur politique, tandis que le ministère de l'Économie voit de la marge pour de nouvelles baisses.

Presse européenne continentale
ScepticismeAlarme

La baisse prudente d'un quart de point de la banque centrale russe reflète une inflation élevée, alimentée par la guerre en Iran et les frappes de drones ukrainiens sur les infrastructures pétrolières. L'absence récente de la gouverneure Nabiullina, attribuée à une grave infection respiratoire, a nourri les spéculations sur son maintien et une éventuelle restructuration de l'institution.

Articles liés

Lire plus
Dernières
Garanties nucléaires et pressions sur Minsk : Moscou redessine l’équation sécuritaire biélorusse·De la Malaisie au Nigeria, une série d’incidents mobilise les polices locales·Réseaux sociaux et mineurs : l’Allemagne écarte l’interdiction, prône un accès encadré à partir de 13 ans·Moscou érige la dissuasion nucléaire en ultime rempart contre une guerre mondiale·Téhéran présente l’accord de paix comme une « défaite américaine », Washington rassure le Golfe·Frappes ukrainiennes en Crimée : Sébastopol privée d’électricité, la pénurie de carburant s’aggrave·Ronaldinho, 46 ans, reprend du service en troisième division italienne avec Ravenna·SpaceX lève 25 milliards de dollars par émission obligataire, mais le marché reste prudent·Garanties nucléaires et pressions sur Minsk : Moscou redessine l’équation sécuritaire biélorusse·De la Malaisie au Nigeria, une série d’incidents mobilise les polices locales·Réseaux sociaux et mineurs : l’Allemagne écarte l’interdiction, prône un accès encadré à partir de 13 ans·Moscou érige la dissuasion nucléaire en ultime rempart contre une guerre mondiale·Téhéran présente l’accord de paix comme une « défaite américaine », Washington rassure le Golfe·Frappes ukrainiennes en Crimée : Sébastopol privée d’électricité, la pénurie de carburant s’aggrave·Ronaldinho, 46 ans, reprend du service en troisième division italienne avec Ravenna·SpaceX lève 25 milliards de dollars par émission obligataire, mais le marché reste prudent·
Màj 13:411 langue · 5 sources
PrécédentÉconomie & MarchésSuivant
5 sources|1 langue|3 min de lecture
vendredi 19 juin 2026

La Banque de Russie tempère ses baisses de taux face aux risques budgétaires et énergétiques

Le 19 juin, la banque centrale russe a abaissé son taux directeur de 25 points de base à 14,25 %, un geste plus prudent que les 50 points attendus, signalant une inquiétude accrue face à la dérive budgétaire et aux perturbations du marché des carburants.

La Banque de Russie a réduit son taux directeur pour la neuvième fois consécutive, le portant de 14,5 % à 14,25 % le 19 juin. Ce mouvement de 25 points de base, le premier d’une telle ampleur depuis 2020, a déçu les marchés financiers russes qui anticipaient majoritairement une baisse de 50 points. L’indice MOEX de la Bourse de Moscou a chuté de plus de 1,5 % dans l’après-midi, tandis que les obligations d’État (OFZ) se sont repliées, l’indice RGBI passant sous les 118 points.

Dans son communiqué, l’institut d’émission a mis en avant un changement de ton significatif. La politique budgétaire sur l’horizon triennal sera « plus accommodante que prévu », ce qui pourrait exiger une trajectoire de taux plus élevée que celle envisagée en avril. Le maintien d’un déficit structurel primaire jusqu’en 2029, confirmé par le ministre des Finances Anton Silouanov, est désormais perçu comme un risque inflationniste majeur. S’y ajoute une poussée des prix des carburants, consécutive à une baisse temporaire de la production de carburant automobile, que la banque centrale surveillera dans ses enquêtes de juillet sur les anticipations d’inflation.

L’économie russe affiche une croissance modeste : le PIB a reculé de 0,2 % en glissement annuel au premier trimestre, mais la banque centrale table sur une expansion de 0,5 % au premier semestre. La tension sur le marché du travail reste élevée, avec un chômage historiquement bas et des salaires progressant plus vite que la productivité. Le crédit, tant aux entreprises qu’aux ménages, s’est accéléré ces derniers mois, un signal que les conditions monétaires pourraient ne plus être perçues comme restrictives par les emprunteurs. La présidente Elvira Nabioullina a souligné que l’espace pour de nouvelles baisses de taux s’est réduit.

Mme Nabioullina, absente de la scène publique depuis début juin en raison d’une infection respiratoire sévère, a dirigé la conférence de presse, dissipant les spéculations sur un éventuel départ. La presse anglo-saxonne avait évoqué des discussions au sein de l’administration sur une réorganisation de la banque centrale en cas de succession, mais le Kremlin a démenti toute « théorie du complot ». Le mandat de la présidente, troisième et dernier selon la loi, expire en juin 2027.

La prochaine réunion du conseil d’administration est fixée au 24 juillet. La banque centrale actualisera alors ses prévisions de trajectoire des taux, avec une révision probablement à la hausse pour 2026-2027. Le ministère du Développement économique, pour sa part, estime qu’un potentiel de baisse supplémentaire subsiste, illustrant les tensions entre les autorités monétaires et le gouvernement sur le rythme de l’assouplissement.

Divergence des sources

Économie & Marchés · 5 sources · 1 langue

44%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Neutre67%
Critique33%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse russe et CEIPresse européenne continentale
Presse russe et CEI/ État
PragmatismeDétachement

La Banque de Russie a abaissé son taux directeur d'un modeste quart de point à 14,25%, signalant la prudence face aux risques inflationnistes persistants et à une politique budgétaire plus expansionniste. La gouverneure Nabiullina, de retour après un rhume, a démenti les rumeurs de défaveur politique, tandis que le ministère de l'Économie voit de la marge pour de nouvelles baisses.

Presse européenne continentale
ScepticismeAlarme

La baisse prudente d'un quart de point de la banque centrale russe reflète une inflation élevée, alimentée par la guerre en Iran et les frappes de drones ukrainiens sur les infrastructures pétrolières. L'absence récente de la gouverneure Nabiullina, attribuée à une grave infection respiratoire, a nourri les spéculations sur son maintien et une éventuelle restructuration de l'institution.

Cette actualité est parue dans

5 sources · 1 langue

Articles liés

Crimes et catastrophes

Canicule en Europe : au moins 40 noyades en France, records de température et infrastructures sous tension

12 langues · 46 sources

Sport

Colombie domine la RD Congo et valide son billet pour les seizièmes de finale

9 langues · 37 sources

Sciences & Santé

Premier cas d'Ebola en France : un médecin de retour du Congo, l'épidémie s'accélère

6 langues · 26 sources

Lire plus