
L’Italie officialise des pourparlers avec Guardiola pour ressusciter la Nazionale
Le président de la Fédération italienne a confirmé des discussions avec Pep Guardiola, libre depuis son départ de Manchester City, et évoque des « exceptions » salariales pour attirer le technicien catalan.
Le constat est sans appel : quadruple championne du monde, l’Italie n’a plus disputé de phase finale de Coupe du monde depuis 2014. Après trois échecs consécutifs en qualifications – pour les éditions 2018, 2022 et 2026 –, la démission de Gennaro Gattuso en avril a ouvert une vacance que la Fédération (FIGC) entend combler par un électrochoc. Giovanni Malagò, élu président le 22 juin, a révélé mercredi sur la plateforme Cronache di Spogliatoio que des négociations étaient en cours avec Pep Guardiola, libre depuis la fin de son mandat décennal à Manchester City. « Des exceptions ont été faites, des exceptions qui peuvent concerner le nom qui domine tout en ce moment : Pep Guardiola », a-t-il déclaré, confirmant que le plafond salarial pourrait être relevé pour le Catalan.
La presse italienne détaille l’offensive menée par le nouveau directeur technique Paolo Maldini et son conseiller Leonardo, ancien international brésilien. Tous deux se sont rendus à Barcelone le week-end dernier pour un entretien de près de quarante-huit heures avec Guardiola. Selon les médias transalpins, le projet présenté ne se limite pas à la sélection A : il engloberait l’ensemble des équipes de jeunes et la refonte de la filière technique, avec une autonomie décisionnelle étendue pour le technicien. La FIGC, dont les finances sont notoirement contraintes, miserait sur l’apport de sponsors pour combler l’écart entre les quelque 5 millions d’euros annuels qu’elle peut offrir et les émoluments perçus par Guardiola à Manchester City, estimés à 24 millions d’euros brut par an.
L’hypothèse Guardiola ne fait toutefois pas l’unanimité dans la péninsule. Si la perspective d’un sélectionneur étranger reste rarissime – le seul précédent remonte à l’Argentin Helenio Herrera, associé à Ferruccio Valcareggi entre 1966 et 1967 –, les noms d’Andrea Pirlo et de Roberto Mancini, vainqueur de l’Euro 2020, circulent avec insistance. La presse italienne souligne que Mancini conserve la faveur d’une partie de l’opinion et de Malagò lui-même, tandis que Pirlo incarnerait un profil plus jeune. Le président du CONI, Luciano Buonfiglio, a toutefois mis en garde contre la tentation d’importer un technicien sans connaissance de la « mentalité italienne », un débat qui traverse les rédactions sportives de Milan à Rome.
Du côté espagnol, les médias rappellent que Guardiola, 55 ans, n’a jamais dirigé de sélection nationale, mais qu’il parle couramment italien pour avoir évolué à Brescia puis à l’AS Rome entre 2001 et 2003. Son palmarès – trente titres nationaux et onze trophées internationaux avec le FC Barcelone, le Bayern Munich et Manchester City – en fait l’un des entraîneurs les plus courtisés de la planète. La presse anglaise, de son côté, insiste sur la lassitude exprimée par le Catalan au moment de quitter les Citizens, et sur son souhait de prendre du recul. Guardiola aurait demandé quelques jours de réflexion avant de donner une réponse définitive.
Le temps presse pourtant. L’Italie doit affronter la Belgique le 25 septembre en Ligue des nations, et la FIGC espérait annoncer le nom du nouveau sélectionneur avant une réunion avec les clubs de Serie A prévue ce jeudi à Milan. La présence éventuelle de Guardiola au mariage de Gianluigi Donnarumma le 24 juillet dans les Pouilles pourrait offrir un cadre informel à de nouveaux échanges. En attendant, le dialogue reste « ouvert et vivant », selon les mots de Malagò, qui doit désormais transformer l’exception en certitude.
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | −0.20 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.30 | critical |
Nous présentons un projet sérieux de quatre ans à Pep Guardiola, avec un plan clair pour la Ligue des Nations, l'Euro 2028 et la Coupe du Monde. C'est une démarche bien réfléchie de Maldini et Leonardo.
En détaillant la vision à long terme et l'implication de figures respectées du football, le récit présente l'approche comme une initiative crédible et ambitieuse, plutôt qu'un pari désespéré.
L'Italie, après avoir échoué à se qualifier pour trois Coupes du Monde, tente maintenant d'attirer Guardiola. Mais il n'y a aucun signe qu'il acceptera. C'est un geste désespéré d'un géant déchu.
En répétant les échecs de l'Italie en Coupe du Monde et le manque d'acceptation, le récit construit une histoire d'une fédération désespérée faisant une tentative de dernier recours pour restaurer son image.
L'Italie, après des échecs répétés, courtise désespérément Pep Guardiola lors d'une réunion secrète. C'est une tentative hâtive et de haut niveau pour résoudre leurs problèmes.
En mettant l'accent sur le secret et la rapidité de la réunion, et en utilisant le terme 'courtiser', le récit dépeint l'Italie comme un prétendant désespéré plutôt qu'une puissance footballistique confiante.
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