
L’Iran revendique des frappes de représailles sur des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie
Le Corps des gardiens de la révolution affirme avoir ciblé des dépôts d’armes et le QG de la Ve Flotte, en riposte aux bombardements américains sur l’Iran, tandis qu’Amman dément des dégâts majeurs.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a revendiqué, mardi, une série de frappes de missiles balistiques et de drones contre des installations militaires américaines à Bahreïn et en Jordanie. Selon des communiqués diffusés par des médias proches de Téhéran, l’opération, baptisée « Nasr 2 », a visé des dépôts d’armes, un centre de communication satellitaire et le quartier général de la Ve Flotte américaine sur la base d’Al-Juffair, ainsi qu’une base aérienne en Jordanie utilisée par les forces américaines. Les Gardiens de la révolution affirment que ces frappes constituent la première phase d’une riposte aux bombardements menés par Washington contre des positions côtières et des centres militaires dans le sud de l’Iran, après ce que Téhéran décrit comme un échec américain dans le détroit d’Ormuz.
Du côté iranien, l’escalade est justifiée par la dénonciation de violations répétées du droit international et d’un mémorandum d’entente négocié sous médiation pakistanaise, dont la première clause prévoyait une cessation des hostilités sur tous les fronts. Téhéran accuse Washington d’avoir poursuivi ses frappes, y compris contre des infrastructures civiles, et d’avoir tenté d’escorter illégalement des navires dans le détroit d’Ormuz. En réponse, l’état-major iranien a officialisé une doctrine de représailles dite « deux pour un », consistant à frapper au moins deux cibles ennemies pour chaque cible iranienne touchée. Dans un message adressé à la population jordanienne, les Gardiens de la révolution insistent sur le fait que l’opération ne vise ni la Jordanie ni sa souveraineté, et appellent les citoyens du royaume à exiger la fermeture des bases américaines sur leur sol, présentées comme une menace pour la sécurité régionale et pour la cause palestinienne.
Les autorités jordaniennes ont confirmé l’interception de plusieurs projectiles par leur défense aérienne, tout en indiquant que des débris sont tombés dans des zones inhabitées sans faire de victimes ni de dégâts significatifs. Aucune vérification indépendante des destructions revendiquées par l’IRGC n’a pu être obtenue dans l’immédiat. Le commandement central américain (CENTCOM) a, de son côté, annoncé avoir mené une troisième nuit consécutive de frappes contre des cibles militaires iraniennes, notamment dans les régions de Bouchehr, Chabahar et Bandar Abbas, alimentant un cycle d’affrontements directs de plus en plus étendu.
Cette séquence s’inscrit dans une dégradation rapide de la sécurité dans le golfe Persique et au Levant, où les échanges de tirs entre l’Iran et les États-Unis se multiplient depuis l’annonce, le 7 avril, d’un cessez-le-feu unilatéral par le président américain. Les capitales européennes et plusieurs chancelleries arabes s’inquiètent d’une régionalisation du conflit, alors que des bases américaines au Koweït, à Oman et au Qatar auraient également été prises pour cible ces derniers jours, selon des sources proches du dossier. Les opérations iraniennes se poursuivent, d’après Téhéran, sans qu’aucune perspective de désescalade ne se dessine à ce stade.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
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| Presse arabe Levant-Maghreb | +0.80 | aligned |
| Presse iranienne et apparentée | +0.90 | aligned |
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