
L'Iran rejette tout corridor maritime non approuvé dans le détroit d'Ormuz
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique met en garde contre l'utilisation de routes alternatives, malgré un corridor temporaire proposé par Oman et un accord de cessez-le-feu avec Washington.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a averti, jeudi 25 juin, que la navigation sécurisée dans le détroit d'Ormuz ne pouvait s'effectuer que par les couloirs officiellement désignés par l'Iran. Qualifiant d'« inacceptable et extrêmement dangereuse » toute route annoncée sans coordination avec Téhéran, la marine du CGRI a menacé de mesures coercitives les navires qui emprunteraient des itinéraires non autorisés, tout en rendant obligatoire la communication via le canal maritime international 16.
Cette mise en garde survient après que le Sultanat d'Oman a proposé un corridor temporaire longeant ses eaux territoriales, présenté comme déminé et recommandé pour le transit commercial. Selon des sources omanaises, ce couloir a été élaboré en coordination avec l'Organisation maritime internationale et sans frais de passage. En parallèle, un mémorandum d'entente signé le 17 juin par les présidents américain et iranien prévoit que l'Iran facilite, pour une période de soixante jours, le libre passage des navires marchands sans perception de droits, sous réserve d'une coordination avec les autorités iraniennes. Washington, qui avait sanctionné en mai l'Autorité iranienne du golfe Persique, a prévenu qu'il ne tolérerait aucun système de péage dans le détroit.
Les données de trafic maritime montrent une reprise partielle, avec 93 transits enregistrés le week-end dernier, contre plus de 100 par jour avant le conflit, selon MarineTraffic. Des analystes de RBC Capital Markets, cités par des médias, estiment que si l'Iran conserve un contrôle opérationnel sur le détroit, les flux pétroliers pourraient ne jamais retrouver leur niveau d'avant-guerre. L'incertitude demeure quant à la normalisation complète des transits, alors que les armateurs adoptent des itinéraires mixtes entre les routes iraniennes, omanaises et celles de l'OMI.
Le détroit d'Ormuz, par où transite une part significative du commerce énergétique mondial, reste au cœur des négociations post-conflit. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré que l'administration du détroit ne reviendrait pas à la situation antérieure au 28 février, date du début des frappes américano-israéliennes. Le mémorandum d'entente, dont la mise en œuvre est prévue sur soixante jours, conditionne la libre circulation à la coordination avec Téhéran, laissant présager un maintien de l'influence iranienne sur cette voie stratégique. Les prochaines étapes incluent la vérification du respect des procédures de transit et la poursuite des pourparlers en vue d'un accord de paix définitif.
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L'Iran réaffirme sa souveraineté sur le détroit d'Ormuz, déclarant que seules les routes qu'il autorise peuvent garantir un passage sûr. Tout couloir alternatif, comme celui proposé par Oman, est rejeté comme dangereux et inacceptable. Les navires qui ne se coordonnent pas avec les forces navales iraniennes seront considérés en infraction et pourront subir des conséquences.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont lancé un sévère avertissement contre l'utilisation de routes non autorisées dans le détroit d'Ormuz, rejetant de fait une initiative de médiation omanaise. Cette décision est perçue comme une nouvelle démonstration de force de Téhéran sur un point de passage vital pour le commerce énergétique mondial. La communauté maritime internationale observe avec inquiétude le durcissement unilatéral des règles de transit.
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