
L’inflation en Argentine et au Brésil franchit des caps symboliques
L’Argentine s’apprête à publier un indice des prix mensuel inférieur à 2 %, tandis que le Brésil a enregistré une chute surprise de son inflation, redessinant les perspectives de politique monétaire dans la région.
Les économies latino-américaines émettent des signaux convergents de décélération des prix. En Argentine, le taux d’inflation mensuel pourrait passer sous la barre des 2 % pour juin, une première depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei, selon les projections des cabinets de conseil de Buenos Aires et l’enquête de la Banque centrale. Au Brésil, l’indice IPCA a plongé de 0,58 % en mai à 0,16 % en juin, contre toute attente. Ce double mouvement, bien que porté par des ressorts distincts, modifie les anticipations des marchés quant à la trajectoire des politiques monétaires.
Au Brésil, la chute des prix alimentaires (–0,24 % après +1,33 % en mai) constitue le principal facteur. L’accalmie au Moyen-Orient a fait baisser les cours du pétrole, réduisant les coûts de fret, tandis que des récoltes abondantes amplifiaient le repli des fruits et légumes. Les services sous-jacents demeurent néanmoins élevés, à près de 6 % en glissement annuel, ce qui incite la banque centrale brésilienne à la prudence. L’Argentine bénéficie, quant à elle, de l’épuisement de facteurs transitoires (viande, tourisme, pétrole) et d’un ancrage monétaire strict, bien que la hausse récente du dollar officiel et les interventions de l’institut d’émission sur les marchés de futures et d’obligations indexées fassent craindre une répercussion différée sur les prix.
Les dynamiques de change ajoutent à l’incertitude. À Buenos Aires, la dépréciation maîtrisée du peso rapproche le taux de change du plafond de sa bande de fluctuation, tandis que les analystes anticipent un dollar à 1 673 pesos d’ici à la fin de l’année. En Colombie, a contrario, le peso s’est apprécié de 16 % depuis janvier, porté par des taux d’intérêt élevés et les espoirs de relance pétrolière, illustrant la fragmentation régionale des régimes de change.
Le prochain jalon sera la publication de l’indice des prix argentin, le 14 juillet. Un chiffre sous les 2 % conforterait le scénario d’une désinflation durable, mais les économistes préviennent que juillet pourrait marquer un rebond si la hausse du dollar se répercute. Au Brésil, l’évolution des conditions climatiques (El Niño) et des tarifs énergétiques conditionnera la suite de l’année.
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | −0.20 | neutral |
Argentina breaks the 2% inflation threshold, a success of the Milei administration that looks cautiously at the dollar's effect.
By attributing the inflation drop to government policies, a direct causal link is drawn between executive action and positive outcome, overlooking external factors like the global context.
It omits that the recent dollar rise could reverse the trend, and that the June figure might be a seasonal outlier.
Iran manages tensions and the dollar falls, showing that diplomacy works.
A direct correlation is established between the level of political tension and price movements, suggesting that currency control depends on geopolitical stability rather than economic factors.
It does not mention that the story is about Argentina and inflation decline in Latin America, nor does it connect its own situation to that context.
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