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Médias & Divertissementvendredi 3 juillet 2026

Kjell Nilsson, le colosse suédois devenu Lord Humungus, s’éteint en paix

L’acteur et haltérophile, célèbre pour son rôle de méchant dans Mad Max 2, a choisi d’interrompre sa dialyse après quatre ans de lutte contre une maladie rénale.

Le dimanche précédant sa mort, Kjell Nilsson a pris une décision que sa famille qualifie de « reprise de contrôle sur sa douleur et son corps ». Après quatre ans et demi de dialyse à raison de trois séances hebdomadaires, l’acteur a choisi d’interrompre le traitement. Les jours qui ont suivi, racontent ses proches dans un message publié sur Facebook, ont été emplis de « joie, de gratitude, de paix et d’acceptation ». Il s’est éteint paisiblement dans son sommeil le 2 juillet, à 76 ans, dans sa maison du Queensland, en Australie, entouré de ses enfants.

Né en 1949 à Göteborg, en Suède, Kjell Nilsson n’était pas destiné au cinéma. Haltérophile de haut niveau, il intègre l’équipe olympique suédoise et débarque en Australie en 1980 pour entraîner les athlètes en vue des Jeux de Moscou. Sa stature imposante et son physique sculpté par des années de fonte attirent l’attention des producteurs de Mad Max 2, qui cherchent un antagoniste à la hauteur de Mel Gibson. C’est ainsi qu’il devient Lord Humungus, chef de gang masqué et figure terrifiante du désert post-apocalyptique. Sa compagne, l’actrice Kate Ferguson, l’avait convaincu de se présenter au casting. Le film, tourné dans l’outback australien, fera de lui une icône instantanée du cinéma d’action.

La saga Mad Max, créée par George Miller, a marqué durablement l’imaginaire mondial. Dans les médias latino-américains, la presse russe ou les journaux nigérians, la disparition de Nilsson a été saluée comme celle d’un « méchant culte ». Son personnage, avec son masque de hockey et son surnom d’« Ayatollah du Rock ’n Rolla », incarne une époque où le cinéma australien imposait sa vision brutale et sèche de l’avenir. Pourtant, l’acteur n’a tourné que quelques films après ce rôle – The Pirate Movie, Man of Letters, The Edge of Power – avant de s’éloigner des plateaux pour mener une vie discrète, partagée entre la Suède et l’Australie.

La nouvelle de sa mort a résonné bien au-delà des cercles cinéphiles. En Espagne, au Brésil, en Argentine ou au Chili, les hommages ont souligné la trajectoire singulière de cet homme qui, à deux reprises, a défié les pronostics médicaux. Il y a quarante ans, alors que les médecins recommandaient l’amputation de ses deux jambes, il avait réappris à marcher par un entraînement acharné, au point d’être qualifié de « miracle ambulant ». En 2022, un diagnostic de maladie rénale terminale lui laissait quelques mois à vivre ; il a tenu quatre années supplémentaires, célébrant quatre Noëls de plus avec les siens.

L’image qui demeure est celle d’un colosse fragile, dont la dernière décision fut un acte de souveraineté intime. Loin du fracas des moteurs et des combats de Mad Max, Kjell Nilsson a choisi le silence et la douceur. Sa famille l’a résumé simplement : « Il l’a fait à sa manière. »

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vendredi 3 juillet 2026

Kjell Nilsson, le colosse suédois devenu Lord Humungus, s’éteint en paix

L’acteur et haltérophile, célèbre pour son rôle de méchant dans Mad Max 2, a choisi d’interrompre sa dialyse après quatre ans de lutte contre une maladie rénale.

Le dimanche précédant sa mort, Kjell Nilsson a pris une décision que sa famille qualifie de « reprise de contrôle sur sa douleur et son corps ». Après quatre ans et demi de dialyse à raison de trois séances hebdomadaires, l’acteur a choisi d’interrompre le traitement. Les jours qui ont suivi, racontent ses proches dans un message publié sur Facebook, ont été emplis de « joie, de gratitude, de paix et d’acceptation ». Il s’est éteint paisiblement dans son sommeil le 2 juillet, à 76 ans, dans sa maison du Queensland, en Australie, entouré de ses enfants.

Né en 1949 à Göteborg, en Suède, Kjell Nilsson n’était pas destiné au cinéma. Haltérophile de haut niveau, il intègre l’équipe olympique suédoise et débarque en Australie en 1980 pour entraîner les athlètes en vue des Jeux de Moscou. Sa stature imposante et son physique sculpté par des années de fonte attirent l’attention des producteurs de Mad Max 2, qui cherchent un antagoniste à la hauteur de Mel Gibson. C’est ainsi qu’il devient Lord Humungus, chef de gang masqué et figure terrifiante du désert post-apocalyptique. Sa compagne, l’actrice Kate Ferguson, l’avait convaincu de se présenter au casting. Le film, tourné dans l’outback australien, fera de lui une icône instantanée du cinéma d’action.

La saga Mad Max, créée par George Miller, a marqué durablement l’imaginaire mondial. Dans les médias latino-américains, la presse russe ou les journaux nigérians, la disparition de Nilsson a été saluée comme celle d’un « méchant culte ». Son personnage, avec son masque de hockey et son surnom d’« Ayatollah du Rock ’n Rolla », incarne une époque où le cinéma australien imposait sa vision brutale et sèche de l’avenir. Pourtant, l’acteur n’a tourné que quelques films après ce rôle – The Pirate Movie, Man of Letters, The Edge of Power – avant de s’éloigner des plateaux pour mener une vie discrète, partagée entre la Suède et l’Australie.

La nouvelle de sa mort a résonné bien au-delà des cercles cinéphiles. En Espagne, au Brésil, en Argentine ou au Chili, les hommages ont souligné la trajectoire singulière de cet homme qui, à deux reprises, a défié les pronostics médicaux. Il y a quarante ans, alors que les médecins recommandaient l’amputation de ses deux jambes, il avait réappris à marcher par un entraînement acharné, au point d’être qualifié de « miracle ambulant ». En 2022, un diagnostic de maladie rénale terminale lui laissait quelques mois à vivre ; il a tenu quatre années supplémentaires, célébrant quatre Noëls de plus avec les siens.

L’image qui demeure est celle d’un colosse fragile, dont la dernière décision fut un acte de souveraineté intime. Loin du fracas des moteurs et des combats de Mad Max, Kjell Nilsson a choisi le silence et la douceur. Sa famille l’a résumé simplement : « Il l’a fait à sa manière. »

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