
Pyongyang teste ses missiles de croisière depuis le destroyer Kang Kon et ordonne sa commission rapide
Le dirigeant nord-coréen exige la mise en service sous deux mois d’un navire réparé après un lancement raté, dernière étape d’un programme de marine nucléaire qui bouscule l’équilibre régional.
Le 3 juillet 2026, Kim Jong-un a supervisé les essais d’armement du destroyer Kang Kon, bâtiment de 5 000 tonnes remis en état après son chavirement partiel lors d’une cérémonie de lancement avortée en mai 2025. Les tirs de missiles de croisière à capacité nucléaire et les tests de systèmes de guerre électronique ont été suivis d’un ordre de mise en service opérationnelle d’ici deux mois, selon l’agence officielle KCNA. Cette décision intervient moins de deux semaines après l’entrée en flotte du Choe Hyon, destroyer de même tonnage présenté comme une étape majeure vers une marine nucléarisée.
Pour Pyongyang, ces essais confirment l’avancée du programme de dissuasion navale. Kim Jong-un a réaffirmé la nécessité d’accélérer le « moyen de dissuasion de guerre » et de démontrer une « volonté politique d’acquérir une puissance absolue », sans détailler les prochaines démonstrations. Ces déclarations s’inscrivent dans les objectifs militaires du plan quinquennal adopté en février 2026, qui prévoit notamment des missiles balistiques intercontinentaux lancés depuis des sous-marins. Lors de la commission du Choe Hyon, Kim s’était engagé à doter la flotte d’armes nucléaires et à développer des navires de 10 000 tonnes.
Les analystes sud-coréens et occidentaux soulignent que la Corée du Nord cherche ainsi à compenser son infériorité conventionnelle : Séoul aligne plus de dix navires de plus de 5 000 tonnes, contre deux pour le Nord. La construction de ces destroyers bénéficierait d’une assistance technique russe, renforcée par le rapprochement militaire entre Moscou et Pyongyang, bien que des doutes subsistent sur l’efficacité opérationnelle de ces plateformes. Parallèlement, Pékin maintient un canal diplomatique : le président Xi Jinping a adressé une lettre à Kim pour le remercier de ses vœux à l’occasion du 105e anniversaire du Parti communiste chinois, en se disant prêt à mettre en œuvre leur « important accord commun ». La Chine demeure le premier partenaire économique du Nord.
La péninsule coréenne reste techniquement en état de guerre depuis l’armistice de 1953. Pyongyang se définit comme un État nucléaire « irréversible » depuis l’échec des pourparlers de dénucléarisation avec Washington en 2019. La succession rapide des commissions — le Kang Kon devrait être opérationnel au plus tard en septembre 2026 — et l’objectif affiché de produire deux destroyers de 5 000 tonnes par an pendant cinq ans indiquent une priorité accrue au domaine naval. Aucune reprise de dialogue ne se profile à ce stade, tandis que de nouveaux essais de missiles et le développement d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins sont attendus.
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Kim Jong Un oversees weapons tests on a new destroyer, emphasizing nuclear-capable cruise missiles. The report highlights his push for a nuclear-armed navy despite a previous launch ceremony mishap.
North Korea tests advanced naval weapons, including cruise missiles and electronic warfare systems, on a destroyer that previously capsized. The report cites the regime's claim of 'war deterrence' but distances itself from that framing.
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