
Kane arrache la qualification anglaise face à une RD Congo héroïque
Menée pendant plus d’une heure, l’Angleterre a renversé la République démocratique du Congo (2-1) grâce à un doublé tardif de son capitaine, et affrontera le Mexique en huitièmes de finale.
L’Angleterre a frôlé l’une des plus grandes humiliations de son histoire en Coupe du monde. Au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, devant près de 70 000 spectateurs, les Three Lions ont été bousculés, menés et longtemps muselés par une équipe de République démocratique du Congo qui disputait le premier match à élimination directe de son histoire. Le scénario a basculé en onze minutes, lorsque Harry Kane, d’une tête à la 75e puis d’une frappe surpuissante à la 86e, a transformé un naufrage annoncé en une qualification pour les huitièmes de finale.
La rencontre avait pourtant débuté par un coup de tonnerre. Dès la 7e minute, Brian Cipenga, trouvé par un long ballon de Chancel Mbemba, a profité du déséquilibre défensif anglais pour battre Jordan Pickford d’une frappe au premier poteau. Ce but, le premier de l’attaquant en sélection, a installé un climat d’incrédulité dans les travées. La presse européenne a souligné la fébrilité anglaise, symbolisée par un Jude Bellingham nerveux, averti puis impliqué dans un échange tendu avec son entraîneur Thomas Tuchel. La défense, déjà pointée du doigt depuis le début du tournoi, a semblé désorganisée, tandis que le milieu peinait à imposer un rythme.
Pourtant, la RD Congo n’a pas seulement défendu. Les Léopards ont fait preuve d’une audace collective saluée par les observateurs africains, à l’image de Yoane Wissa qui a trouvé le poteau juste avant la pause, ou du gardien Lionel Mpasi, auteur de plusieurs parades décisives face à Bellingham et Kane. Le portier, remplaçant au Havre en Ligue 2 française, a incarné la résistance congolaise, repoussant les assauts anglais jusqu’à ce que les changements opérés par Tuchel – les entrées d’Anthony Gordon et Bukayo Saka – ne fissurent le bloc. La presse britannique a unanimement reconnu que sans leur capitaine, les Three Lions auraient subi une élimination précoce comparable à celles de l’Allemagne et des Pays-Bas.
Ce succès arraché dans la douleur envoie l’Angleterre vers un défi immense : un huitième de finale face au Mexique, pays coorganisateur, dans l’antre mythique du stade Azteca de Mexico. Les commentateurs d’Amérique latine rappellent que le Tri n’a pas encore encaissé le moindre but dans ce tournoi et évoluera en altitude, un avantage que Tuchel a lui-même qualifié d’« impossible à compenser en quatre jours ». Pour la presse francophone, ce duel ravive le souvenir du quart de finale de 1986, où l’Angleterre avait été terrassée par la « main de Dieu » de Maradona dans ce même stade. Kane, désormais auteur de 13 buts en Coupe du monde – dépassant Pelé –, portera les espoirs d’une nation qui n’a plus remonté un score en phase à élimination directe depuis la finale de 1966.
La RD Congo quitte le tournoi la tête haute. Sa performance, saluée de Kinshasa à Bruxelles, confirme la progression des sélections africaines, dont neuf ont franchi la phase de groupes. L’Angleterre, elle, devra élever considérablement son niveau de jeu pour espérer survivre dans une partie de tableau qui pourrait la voir affronter le Brésil ou l’Argentine en quarts. Le rendez-vous de dimanche au stade Azteca dira si ce sursaut tardif n’était qu’un répit ou le véritable acte de naissance d’une équipe candidate au titre.
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L'Angleterre évite l'élimination grâce à un retour dramatique mené par Harry Kane, dont le doublé renverse le Congo et dépasse Pelé au classement des buteurs. Le prochain obstacle est le Mexique à l'Azteca, et les médias latino-américains préviennent que ce sera un affrontement enflammé.
Le Congo a fait souffrir l'Angleterre, la torturant pendant presque tout le match avant de sortir avec honneur. Les médias arabes soulignent la sortie digne des Léopards et l'embarras évité de justesse par les Three Lions, sauvés par leur capitaine.
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