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Géopolitique et Politiquejeudi 2 juillet 2026

Sabotage de Nord Stream : la justice allemande met en cause les autorités ukrainiennes

Le parquet fédéral allemand a inculpé un ressortissant ukrainien et désigné Kiev comme commanditaire, ouvrant une nouvelle phase judiciaire et diplomatique.

Le parquet fédéral allemand a formellement accusé, le 2 juillet 2026, les autorités ukrainiennes d’avoir ordonné le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022. Selon l’acte d’accusation rendu public à Karlsruhe, le suspect Serhii K., un ancien officier des forces spéciales ukrainiennes, aurait agi « à la demande des autorités ukrainiennes » avec d’autres militaires pour détruire les infrastructures sous-marines en mer Baltique. L’objectif, précise le parquet, était d’interrompre durablement les livraisons de gaz russe vers l’Allemagne et de priver Moscou de revenus destinés à financer son effort de guerre. Cette annonce constitue un tournant dans une enquête qui, pendant près de quatre ans, avait privilégié la piste d’un commando autonome sans lien direct avec l’État ukrainien.

L’accusation décrit une opération minutieusement préparée : Serhii K. aurait coordonné une équipe de plongeurs professionnels, d’un skipper et d’un artificier, affrétant le voilier Andromeda depuis Rostock pour transporter des explosifs de qualité militaire jusqu’aux abords de l’île danoise de Bornholm. Les charges, fixées sur les pipelines, ont explosé le 26 septembre 2022, endommageant trois des quatre conduites. L’homme, arrêté en Italie en août 2025 puis extradé vers l’Allemagne en novembre, est poursuivi pour complicité de crime de guerre – en raison de l’attaque contre une infrastructure civile –, provocation d’explosion et destruction de biens. Il nie toute implication, affirmant se trouver en Ukraine au moment des faits et bénéficier d’une immunité fonctionnelle en tant que militaire, argument rejeté par la Cour fédérale allemande.

Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a jugé « prématuré » de réagir, indiquant ne pas disposer des détails officiels de la procédure. Kiev a constamment nié toute responsabilité étatique, tout en n’ayant jamais caché sa satisfaction de voir les gazoducs mis hors service. À Moscou, la réaction s’est inscrite dans la continuité des accusations portées depuis 2022 contre l’Occident et l’Ukraine ; la diplomatie russe avait précédemment pointé un ordre venu de Washington. En Allemagne, l’opposition, notamment le parti Alternative für Deutschland, a saisi l’occasion pour réclamer l’arrêt immédiat de l’aide militaire à l’Ukraine, estimant que les preuves réunies suffisaient à remettre en cause le soutien de Berlin.

L’affaire place le gouvernement allemand dans une position délicate. Principal soutien européen de l’Ukraine face à l’invasion russe, Berlin doit désormais gérer une procédure judiciaire qui désigne un allié comme commanditaire d’un attentat contre ses propres infrastructures énergétiques critiques. La qualification de crime de guerre, retenue par le parquet, introduit une dimension juridique inédite : elle repose sur le fait que les pipelines, bien que n’étant plus tous en service, constituaient des biens civils protégés par le droit international humanitaire. Avant l’invasion, Nord Stream 1 assurait environ la moitié des besoins annuels en gaz naturel de l’Allemagne, une dépendance que l’Union européenne s’est depuis employée à réduire drastiquement.

La section pour la sécurité de l’État de la Cour d’appel hanséatique de Hambourg doit désormais décider de l’ouverture d’un procès. Si la responsabilité pénale individuelle de Serhii K. est au cœur de la procédure, la question des éventuelles responsabilités politiques directes au sein de l’appareil d’État ukrainien reste, à ce stade, non tranchée par la justice allemande. Les prochaines audiences pourraient ainsi déterminer si l’enquête remontera au-delà des exécutants, dans un dossier qui continue de peser sur les équilibres diplomatiques européens.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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The German prosecutor confirms that the Nord Stream pipeline attack was ordered by Ukrainian authorities, proving the terrorist nature of the Kyiv regime. This revelation justifies Russian military operations and highlights Western complicity in supporting a government that resorts to international sabotage.

Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
ScepticismeDétachement

The German prosecutor announced that the investigation points to a Ukrainian order for the Nord Stream sabotage, but the news is met with caution. Doubts remain about the completeness of the evidence and the implications for international relations, as independent verification is awaited.

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jeudi 2 juillet 2026

Sabotage de Nord Stream : la justice allemande met en cause les autorités ukrainiennes

Le parquet fédéral allemand a inculpé un ressortissant ukrainien et désigné Kiev comme commanditaire, ouvrant une nouvelle phase judiciaire et diplomatique.

Le parquet fédéral allemand a formellement accusé, le 2 juillet 2026, les autorités ukrainiennes d’avoir ordonné le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022. Selon l’acte d’accusation rendu public à Karlsruhe, le suspect Serhii K., un ancien officier des forces spéciales ukrainiennes, aurait agi « à la demande des autorités ukrainiennes » avec d’autres militaires pour détruire les infrastructures sous-marines en mer Baltique. L’objectif, précise le parquet, était d’interrompre durablement les livraisons de gaz russe vers l’Allemagne et de priver Moscou de revenus destinés à financer son effort de guerre. Cette annonce constitue un tournant dans une enquête qui, pendant près de quatre ans, avait privilégié la piste d’un commando autonome sans lien direct avec l’État ukrainien.

L’accusation décrit une opération minutieusement préparée : Serhii K. aurait coordonné une équipe de plongeurs professionnels, d’un skipper et d’un artificier, affrétant le voilier Andromeda depuis Rostock pour transporter des explosifs de qualité militaire jusqu’aux abords de l’île danoise de Bornholm. Les charges, fixées sur les pipelines, ont explosé le 26 septembre 2022, endommageant trois des quatre conduites. L’homme, arrêté en Italie en août 2025 puis extradé vers l’Allemagne en novembre, est poursuivi pour complicité de crime de guerre – en raison de l’attaque contre une infrastructure civile –, provocation d’explosion et destruction de biens. Il nie toute implication, affirmant se trouver en Ukraine au moment des faits et bénéficier d’une immunité fonctionnelle en tant que militaire, argument rejeté par la Cour fédérale allemande.

Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a jugé « prématuré » de réagir, indiquant ne pas disposer des détails officiels de la procédure. Kiev a constamment nié toute responsabilité étatique, tout en n’ayant jamais caché sa satisfaction de voir les gazoducs mis hors service. À Moscou, la réaction s’est inscrite dans la continuité des accusations portées depuis 2022 contre l’Occident et l’Ukraine ; la diplomatie russe avait précédemment pointé un ordre venu de Washington. En Allemagne, l’opposition, notamment le parti Alternative für Deutschland, a saisi l’occasion pour réclamer l’arrêt immédiat de l’aide militaire à l’Ukraine, estimant que les preuves réunies suffisaient à remettre en cause le soutien de Berlin.

L’affaire place le gouvernement allemand dans une position délicate. Principal soutien européen de l’Ukraine face à l’invasion russe, Berlin doit désormais gérer une procédure judiciaire qui désigne un allié comme commanditaire d’un attentat contre ses propres infrastructures énergétiques critiques. La qualification de crime de guerre, retenue par le parquet, introduit une dimension juridique inédite : elle repose sur le fait que les pipelines, bien que n’étant plus tous en service, constituaient des biens civils protégés par le droit international humanitaire. Avant l’invasion, Nord Stream 1 assurait environ la moitié des besoins annuels en gaz naturel de l’Allemagne, une dépendance que l’Union européenne s’est depuis employée à réduire drastiquement.

La section pour la sécurité de l’État de la Cour d’appel hanséatique de Hambourg doit désormais décider de l’ouverture d’un procès. Si la responsabilité pénale individuelle de Serhii K. est au cœur de la procédure, la question des éventuelles responsabilités politiques directes au sein de l’appareil d’État ukrainien reste, à ce stade, non tranchée par la justice allemande. Les prochaines audiences pourraient ainsi déterminer si l’enquête remontera au-delà des exécutants, dans un dossier qui continue de peser sur les équilibres diplomatiques européens.

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