
Kane arrache la qualification anglaise et offre un huitième de finale Mexique-Angleterre chargé d’histoire
Grâce à un doublé tardif de son capitaine, l’Angleterre a renversé la RD Congo (2-1) et affrontera le Mexique en huitièmes, quarante ans après le mythique quart de finale contre l’Argentine de Maradona.
L’Angleterre a longtemps tutoyé le précipice. Menée dès la septième minute par une RD Congo entreprenante, l’équipe de Thomas Tuchel a dû attendre les ultimes instants pour renverser un match qui semblait lui échapper. Harry Kane, d’une tête à la 75e puis d’une frappe puissante à la 86e, a libéré les Three Lions (2-1) à Atlanta, éteignant le rêve d’une sélection africaine qui n’avait jamais disputé de match à élimination directe en Coupe du monde. Le gardien congolais Lionel Mpasi, auteur de plusieurs parades décisives, et un poteau trouvé par Yoane Wissa avant la pause ont incarné la résistance d’une équipe qui a fait vaciller l’un des favoris du tournoi.
Ce succès dans la douleur offre à l’Angleterre un rendez-vous aussi symbolique que périlleux : un huitième de finale face au Mexique, co-organisateur, le 5 juillet au stade Azteca. L’enceinte mythique de Mexico n’avait plus accueilli les Anglais depuis ce quart de finale de 1986 où Diego Maradona avait inscrit la « Main de Dieu » et le « But du siècle » contre l’Argentine. Quarante ans plus tard, le contexte est tout autre : le Mexique, porté par une ferveur populaire immense – un million de personnes dans les rues de la capitale après la qualification –, reste sur quatre victoires consécutives sans encaisser de but. Les célébrations ont toutefois été endeuillées par la mort de plusieurs supporteurs, victimes d’une bousculade, rappelant les risques des grands rassemblements.
Au-delà du choc anglo-mexicain, la journée a confirmé la dramaturgie de cette phase à élimination directe. La Belgique, menée 2-0 par le Sénégal, a arraché la prolongation grâce à deux buts en trois minutes de Lukaku et Tielemans, avant que ce dernier ne transforme un penalty décisif (3-2). Les Diables Rouges retrouveront les États-Unis, tombeurs de la Bosnie-Herzégovine (2-0). Dans les médias brésiliens, on souligne que Kane, avec 13 réalisations en Coupe du monde, dépasse Pelé et égale Just Fontaine, une statistique qui résonne particulièrement dans l’Hexagone et en Amérique latine.
La presse africaine, elle, retient la performance courageuse des Léopards, qui ont failli créer l’une des plus grandes surprises de l’histoire du tournoi. Le but précoce de Brian Cipenga et la solidité défensive ont mis en lumière la progression des sélections du continent, capables de bousculer les hiérarchies établies. Pour l’Angleterre, ce match a révélé des fragilités que le Mexique, solide et euphorique, tentera d’exploiter devant son public. Le vainqueur de ce duel retrouvera le Brésil ou la Norvège en quarts de finale, promesse d’un parcours semé d’embûches.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | +0.50 | aligned |
England won, but the playing system raises doubts.
Technical aspects and rules are emphasized to downplay the epic nature of the comeback.
The celebratory atmosphere and Kane's individual heroism are omitted, replaced by a detached analysis of game dynamics.
Kane has shown that a single player can change a nation's destiny.
A heroic narrative is built around the player, ignoring team context and opponent weaknesses.
Tactical analysis of the match and the opponent's defensive errors are omitted, focusing solely on the individual feat.
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